Les gens ont l’impression qu’ils ne peuvent plus changer le monde, alors ils choisissent de…
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Bonjour, je m'appelle Arnaud je suis en terminal. J'ai reçu aujourd'hui comme sujet de dissertation à rendre pour vendredi cette phrase de Alain de Botton:
"Les gens ont l'impression qu'ils ne peuvent plus changer le monde, alors ils choisissent de changer leur canapé."
J'aurai aimé avoir quelques conseils pour bien débuté cette dissertation.
J'ai pensé à me poser ces questions pour le plan:
En quoi le monde d'aujourd'hui donne aux gens l'impression de ne pas pouvoir avancer?
Qu'est ce qui donne ce sentiment d'impossibilité, d'impuissance?
Qu'est ce que cela nous montre, à quoi cela mène-t-il de changer de canapé? ( canapé = symbole matériel du confort?)
Puis pour la thèse refusé, parler peut être des gens qui arrivent quand même à changer le monde ( illustré avec des exemples).
Serait-il possible de me dire ce que je pourrais améliorer dans mes questions et sur quelle voix, chemin partir?
Bonne année
Bonjour Arnaud,
Tu ne sembles pas avoir perçu la part d'ironie amère de cette affirmation.
Ce sont la démission, la futilité, le conformisme, l'absence d'idéaux, l'égoïsme qui sont dénoncés.
Ce pourrait être la version moderne du divertissement pascalien dans la société de consommation.
d'accord, donc tu penses qu'il faudrait que j'axe ma dissertation sur le fait que les gens baissent les bras face à tout ce qu'il y a à changer (améliorer) dans le monde, qu'ils préfèrent rester chez eux à changer ce qui est à leur portée? c'est à dire leur quotidien
Pas seulement.
Le monde moderne, par ses caractéristiques, stérilise les velléités de changement des personnes : pense à la surabondance des informations, à la complexité de fonctionnement des institutions, à l'isolement des individus, au prêt-à-penser, à la pression du groupe, à la manipulation de la mode…
Aujourd'hui, pour faire avancer une cause, il faut être héroïque, ou du moins généreux, idéaliste et opiniâtre.
D'accord donc tu penses que que notre société actuelle nous empêche les gens de changer le monde, cela à cause de :
"surabondance des informations, à la complexité de fonctionnement des institutions, à l'isolement des individus, au prêt-à-penser, à la pression du groupe, à la manipulation de la mode…" Je ne comprend pas exactement pourquoi tu parles de la complexité de fonctionnement des institutions et la manipulation de la mode.
Si j'ai bien compris ta pensée, les gens aimeraient changer le monde, mais ça reste qu'une ambition dont la réalisation serait empêchée par les caractéristiques que tu as citées ci-dessus?
De plus, Alain de Botton nous dit que les gens ont "l'impression" qu'ils peuvent changer le monde, penses-tu que pour Alain de Botton les gens sont tout de même en train de le changer ( en bien)?
merci pour ton aide
Nos contemporains se désinvestissent de la nécessité de changer le monde pour s'investir dans un petit univers étriqué.
Tu ne comprends pas pourquoi la complexité des institutions (ou de la société) est un frein : que peut faire un citoyen lambda pour faire cesser un conflit armé dans le monde si ce conflit est d'ailleurs arrivé jusqu'à lui ? ce qui est une transition commode pour aborder les manipulation de la mode (ou des sujets dont on parle).
Si Alain de Botton est plutôt pessimiste sur la capacité de nos contemporains à changer le monde, pour ma part, je constate que beaucoup d'actions sont menées par des associations qui n'attirent pas les projecteurs mais qui oeuvrent silencieusement en particulier à recréer des liens dans la société. De plus en démocratie et par mes choix de consommateur au quotidien, je peux influer pour une très modeste part sur l'évolution du monde.
D'accord mais que fais-tu du mot "impression" que Alain de Botton utilise. Je pense qu'il l'utilise car lui, comme tu l'a dis, a une vision plutôt pessimiste des gens, de la société. Pour lui le monde pourrait être changé si les contemporains s'investissaient plus et ne montraient pas ce détachement envers la société en général au lieu de se focaliser sur leur petit entourage, quotidien, confort.
On revient alors à une critique des gens, il les voit, comme tu l'a dit, égotistes, désintéressés, futiles…
Penses-tu que je peux utiliser ceci comme fil conducteur?
Bonsoir,
Autour de moi, pour ce que je peux en juger, je constate que l'engagement des "grands adultes" n'a pas changé. Par contre, celui des "jeunes adultes" est certainement moindre. Néanmoins, je constate aussi que le regard de ces "jeunes adultes" est beaucoup plus tolérant, meilleur, plus solidaire.
Peut-être que le sens du "grand engagement" (en politique, en action sociale, en solidarité religieuse) est remplacé par ce regard meilleur, bienveillant, tolérant, au quotidien.
C'est ce qu'il me semble constater, malgré le remplacement du canapé et l'achat perso d'une télé grand écran.
Muriel
Cette "impression" n'est pas que la faute des individus, la société et ses conditionnements ont aussi une lourde part de responsabilité.
Cela dit, il est temps de te lancer dans une réflexion et une rédaction personnelles.
Oui, merci beaucoup pour cette aide.j