Bonjour à tous,
Pourquoi dit-on : "je suis informaticien et éboueur, mmmmmmh, ça me fait deux travails…" et pas "ça me fait deux travaux !" ?
S'agit-il d'un abus de langage ?
J'ai enquêté sur la toile et le seul élément probant que j'ai rencontré est celui-ci :
dans le registre désormais presque exclusivement voué à l'histoire locale et au patrimoine rural, pour cause d'évolution et de la mécanisation des techniques, à propos d'un dispositif constitué, à la base, de trois ou quatre gros pieux afin d'immobiliser de grands animaux. Dans cette acception très particulière, le pluriel n'est pas « travaux » mais « travails ».
disponible sur le portail Wikipédia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Travail
Donc en gros, ça n'a rien à voir.
De la réponse dépendra un kebab que j'ai parié avec une copine.
D'avance, merci.
Bonjour,
Le pluriel de travail signifiant "occupation à laquelle on se livre habituellement" est bien travaux.
Bien que le petit Robert n'atteste pas un second pluriel à travail, je dirais instinctivement "travails", parce que le pluriel régulier "travaux" est lexicalisé, et réservé à des emplois qui ne concernent pas la forme au singulier. Les travaux publics. Les travaux en recherche. Les travaux des champs.
Enfin, j'aurais tendance à esquiver le problème en disant "métiers", mot qui par ailleurs, a le mérite d'être plus précis.
Effectivement, le pluriel "les travails" est à réserver au sens spécialisé "dispositif servant à immobiliser les chevaux ou les bœufs", comme le précise le Petit Robert 2009 à l'article 2 TRAVAIL, avec une citation de Quignard.
Même étymologie que l'acception courante : Latin tripalis = "à trois pieux"; dérivé tripalium, altéré en trepalium.
Bonsoir, petite curiosité à laquelle je ne trouve pas de réponse. Il y a des chances que je m'égare totalement, mais dans le doute, je prefère demander.
Le mot travail, employé comme synonyme du mot emploi ou profession, peut-il être mis au pluriel avec " travails" ?
Car pour un travail à faire, j'entend bien que le pluriel est travaux, mais lorsque je dis , par exemple :
" Je n'ai eu qu'un travail dans ma vie : instituteur
- J'ai eu deux travaux dans ma vie: instituteur et inspecteur", par exemple, j'ai l'impression que le "travaux" ne rend pas sa signification de synonyme d'emploi. Ou est-ce vraiment une faute de français d'employer travail en tant que synonyme d'emploi ?
Enfin, j'aurais voulu savoir, je n'ai pas trouvé après quelques recherches, si vous saviez quelle était l'utilisation exact du tripalium, qui donne son origine au mot travail.
Bonne soirée ou bonne journée vous, j'espère ne pas avoir été trop confus.
Bonjour,
Le pluriel de sans-travail est invariable : des sans-travail.
des personnes qui sont sans travail
c'est un peu comme matériels et matériaux !
Mis à part que ces deux-là sont maintenant deux mots de graphies différentes au singulier tout comme au pluriel.
Même si leur étymologie est la même.
un matériel (ensemble d'outils ), des matériels.
un matériau ( matière pour fabriquer), des matériaux.
On dit :
Ce ministre a eu plusieurs travails cette semaine avec le président.
Non, on ne dit pas cela. Ce n'est pas du tout correct…
Où as-tu lu (ou entendu) cette phrase ?
Lien :
https://books.google.fr/books?id=5xELAAAAQAAJ&pg=PA9&dq=travails&lr=&as_brr=1#PPA9,M1
Livre : Grammaire françoise à l'usage des pensionnats Par Charles Constant Le Tellier
Citation :
Lorsque travail se prend pour le compte qu’un ministre rend au souverain des affaires de son département, ou le rapport qu’un commis présente au ministre, il fait encore au pluriel travails :
Ce ministre a eu plusieurs travails cette semaine avec le roi ;Ce commis a trois travails par semaine avec le ministre.Ton exemple parle d'un président, pas d'un roi.
La grammaire que tu cites date de 1823, et cette règle n'est plus valable de nos jours.
En ce temps lointain, on écrivait aussi "grammaire françoise", "les enfans" et "des verroux".
Et cela non plus n'a plus cours.
Bonsoir Nabil,
L'ouvrage que vous mentionnez est de
1823.
Cette acception est inconnue du
Grand Robert et d'autres dictionnaires contemporains.
Il est préférable de s'en tenir à un prudent :
« une curiosité : en 1823, on trouvait ce pluriel… ».
Muriel
On dit :
Ce maréchal-ferrant a deux travails.
Ou
Ce maréchal-ferrant a deux travaux.
La réponse est dans le premier message de cette discussion, et des détails sont dans les suivants.
[…] dans le registre désormais presque exclusivement voué à l'histoire locale et au patrimoine rural, pour cause d'évolution et de la mécanisation des techniques, à propos d'un dispositif constitué, à la base, de trois ou quatre gros pieux afin d'immobiliser de grands animaux. Dans cette acception très particulière, le pluriel n'est pas « travaux » mais « travails ». (Voir travail à ferrer) […]
https://fr.wikipedia.org/wiki/Travail
Muriel
"Ce maréchal-ferrant a deux travails." s'il s'agit des instruments servant à maintenir les chevaux immobiles.
"Ce maréchal-ferrant a deux travaux à effectuer ce matin." s'il s'agit de tâches à accomplir.
Mais tout ceci a déjà été expliqué plus haut sur ce fil, non ?
De mémoire (et sans source, désolé) le tripalium est un chevalet sommaire (trois pieux) sur lequel on entravait un supplicié pour le flageller par exemple. A rapprocher de la roue sur laquelle on entravait ceux condamnés à être "roués". Deux métonymies en somme…