Ionesco, La Cantatrice chauve, scène 11

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjours à vous
alors je dois répondre a une problématique qui est: quel est le sens de ce dénouement? le probleme ici est que j'ai du mal a trouver un plan pour y repondre. j'ai tout dabord pensée a mettre 1) parodie de la methode assimile 2) une conversation sans logique
mais je ne pense pas que c'est une bonne idée donc SVP aidez moi merci ! rectification de mon plan
I-absence de logique

II-un denouement étonant
1-incomprehension de la scene
2-une scene sans fin réel

donc svp donner moi votre avi merciiiii
SCÈNE XI
Mme MARTIN : Je peux acheter un couteau de poche pour mon frère, vous ne pouvez pas acheter l’Irlande pour votre grand-père.
M. SMITH : On marche avec les pieds, mais on se réchauffe à l’électricité ou au charbon.
M. MARTIN : Celui qui vend aujourd’hui un bœuf, demain aura un veuf.
Mme SMITH : Dans la vie, il faut regarder par la fenêtre.
Mme MARTIN : On peut s’asseoir sur la chaise, lorsque la chaise n’en a pas.
M. SMITH : Il faut toujours penser à tout.
M. MARTIN : Le plafond est en haut, le plancher est en bas.
Mme SMITH Quand je dis oui, c’est une façon de parler.
Mme MARTIN : À chacun son destin.
M. SMiTH : Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux !
Mme SMITH : Le maître d’école apprend à lire aux enfants, la chatte allaite ses petits quand ils sont petits.
Mme MARTIN : Cependant que la vache nous donne ses queues.
M. SMITH : Quand je suis à la campagne, j’aime la solitude et le calme.
M. MARTIN : Vous n’êtes pas encore assez vieux pour cela.
Mme SMITh : Benjamin Franklin avait raison : vous êtes moins tranquille que lui.
Mme MARTIN : Quels sont les sept jours de la semaine ?
M. SMITH : Monday, Tuesday, Wednesday, Thursday, Friday, Saturday, Sunday.
M. MARTIN : Edward is a clerck; his sister Nancy is a typist, and his brother William a shop-assistant.
Mme SMITH : Drôle de famille !
Mme MARTIN : J’aime mieux un oiseau dans un champ qu’une chaussette dans une brouette.
M. SMITH : Plutôt un filet dans un chalet, que du lait dans un palais.
M. MARTIN : La maison d’un Anglais est son vrai palais.
Mme SMITH : Je ne sais pas assez d’espagnol pour me faire comprendre.
Mme MARTIN : Je te donnerai les pantoufles de ma belle-mère si tu me donnes le cercueil de ton mari.
M. SMITH : Je cherche un prêtre monophysite pour le marier avec notre bonne.
M. MARTIN : Le pain est un arbre tandis que le pain est aussi un arbre, et du chêne naît un chêne, tous les matins à l’aube.
Mme SMITH : Mon oncle vit à la campagne mais ça ne regarde pas la sage-femme.
M. MARTIN : Le papier c’est pour écrire, le chat c’est pour le rat. Le fromage c’est pour griffer.
Mme SMITH : L’automobile va très vite, mais la cuisinière prépare mieux les plats.
M. SMITH : Ne soyez pas dindons, embrassez plutôt le conspirateur.
M. MARTIN : Charity begins at home.
Mme SMITH : J’attends que l’aqueduc vienne me voir à mon moulin.
M. MARTIN : On peut prouver que le progrès social est bien meilleur avec du sucre.
M. SMITH : À bas le cirage !

À la suite de cette dernière réplique de M. Smith, les autres se taisent un instant, stupéfaits. On sent qu’il y a un certain énervement. Les coups que frappe la pendule sont plus nerveux aussi. Les répliques qui suivent doivent être dites, d’abord, sur un ton glacial, hostile. L’hostilité et l’énervement iront en grandissant. À la fin de cette scène, les quatre personnages devront se trouver debout, tout près les uns des autres, criant leurs répliques, levant les poings, prêts à se jeter les uns sur les autres.

M. MARTIN : On ne fait pas briller ses lunettes avec du cirage noir.
Mme SMITH : Oui, mais avec l’argent on peut acheter tout ce qu’on veut.
M. MARTIN : J’aime mieux tuer un lapin que de chanter dans le jardin.
M. SMITH : Kakatoes, kakatoes, kakatoes, kakatoes, kakatoes, kakatoes, kakatoes, kakatoes, kakatoes, kakatoes.
Mme SMITH : Quelle cacade, quelle cacade, quelle cacade, quelle cacade, quelle cacade, quelle cacade, quelle cacade, quelle cacade, quelle cacade.
M. MARTIN : Quelle cascade de cacades, quelle cascade de cacades, quelle cascade de cacades, quelle cascade de cacades, quelle cascade de cacades, quelle cascade de cacades, quelle cascade de cacades, quelle cascade de cacades. […]
La question porte-t-elle sur l'extrait (avec figures de styles, style de l'auteur, etc.) ou sur le dénouement global de la pièce ?
la question porte sur la piece globale mais ici on nous demande surtout d'etudier la dernier scene
I - Dénouement caractéristique de l'absurde
a) un dénouement étonnant : le lecteur ne s'y attend pas
b) un dénouement sans logique : on revient exactement au départ

II - Message de l'auteur
a) Montrer que l'existence de l'homme est vide (banalité anodine des êtres). Tout s'enchaîne.
b) Pas de communications possibles entre les êtres donc aucune progression possible.
Bonjours , voila moi inversement j ai le plan , la problematique mais je trouve pas certains élément , est ce que vous pourriez m'aider svp , voila mon travail jusque la ( j'ai pas trouvé le 1 et 2 du II )

en quoi cette scène finale ne clôture pas la pièce mais marque la fin du langage.

I. Une intrigue non clôturé
1) Echange des personnages de plus en plus vifs (structure)
Les répliques, au fur et à mesure que la scène se déroule, se font de plus en plus courtes. On a d’abord des phrases complexes comme on peut le voir dans la première réplique de la scène (ligne 1 à 3) « Je peux acheter un couteau de poche pour mon frère, mais vous ne pouvez pas acheter l’Irlande pour votre grand-père ». On passe ensuite à des phrases plus courtes tel que « encaqueur tu nous encaques » réplique prononcé par madame Smith ligne 93. Enfin les répliques deviennent de simples mots tels que « Par » ligne 153. Le rythme des répliques s’accélère donc. De plus les didascalies « les coups que frappe la pendule sont de plus en plus nerveux » (ligne 65) et «dans l’obscurité on entend sur un rythme de plus en plus rapide » ( ligne 159) renforcent cette impression
2) La prédominance de formes impersonnelles
L’utilisation répétée de la 3eme personne du singulier ainsi que du présent de vérité générale engendrent des généralisations abusives comme c’est le cas dans la réplique « il faut toujours penser à tout » (ligne 11). Ici la réplique prend la forme d’une maxime dont la double obligation rend le sens absurde : le proverbe censé indiquer la sagesse, indique plutôt une impasse.
La réplique « dans la vie il faut regarder par la fenêtre » ( ligne 8) montre de la même manière que par l’utilisation du présent de vérité générale il est aisé de transformer une banalité en proverbe  tout peut devenir maxime, composante du bon sens populaire.

3) L’anti dénouement
Seul le rythme créer par les artifices cités précédemment permettent de créer un certains rythme (longueur des phrases ; didascalies) et font croire ainsi à une éventuel action. Cependant l’action est inexistante. Rien n'est résolu car l'intrigue est pratiquement inexistante. La didascalie scénique (ligne 166) « de nouveau, lumière. M. et Mme Martin sont assis comme les Smith au début de la pièce. » Montre que la pièce ne se termine pas mais projette de recommencer avec des personnages interchangeables ce qui annule l'effet de dénouement : il s'agit plutôt d'un anti-dénouement.
II. La victoire du son sur le sens
1) La dégradation des structures grammaticales


2) entre abstraction/ réalité
3) La victoire du son

Répétions de lettres ou de sons comme on peut le voir dans la réplique ligne 143 « A, e, i, o, u, a, e, i » le langage est réduit à sa structure la plus simple  donne l’effet d’une récitation. Les mots ne sont plus porteurs de sens, ce sont les sont qui donne du sens, on peut le voir dans le réplique de Mme Smith ligne 146 où elle répète « teuff, teuff » « imitant un train » comme l’indique la didascalie juste avant. Tout au long de cette scène, la phonétique l'emporte sur la sémantique et langage se détruit pour n'être plus que cacophonie. Des masculins sont mis au féminin « Espèce de glouglouteur, espèce de glouglouteuse » (ligne 134). Une consonne est ajoutée à un mot « cacade > cascade » et l'expression s'amplifie tandis que d'innombrables répétitions tiennent lieu de langage comme l’alliteration en [K]« Kakatoes, Kakatoes » (ligne 82)


III. Fin du langage, fin de l’homme
1) L’absence de logique dans les répliques

. La logique est mise à mal comme en témoigne la réplique (ligne 18) « Le maître d’école apprend à lire aux enfants, mais la chatte allaite ses petits quand ils sont petits ». L’opposition dans cette réplique n’a pas lieu d’être car les deux répliques n’ont aucun rapport. De la même manière la réplique ligne 45 « le pain est un arbre tandis que le pain est aussi un arbre » donne une fausse contradiction tout en jouant sur la polysémie du mot pain. . On retrouve également une série de proverbes absurdes alternés avec des énonciations à la première personne venant ainsi annuler l’effet de généralisation : on peut prendre pour exemple la réplique ligne 38 « la maison d’un Anglais est son vrai palais » suivie de la réplique « je ne sais pas assez d’espagnol pour me faire comprendre » ligne 39

2) Le langage réduit à ses effets mécaniques
- énoncés terminés par un terme choisi par un jeu homophonique «Prenez un cercle, caressez le, il deviendra vicieux» (ligne 16) le jeu sur la polysémie du vice démonte l’expression « cercle vicieux »

- onomatopées : « Ah !oh !ah !oh » ligne 99 « Teuf, teuf » ligne 146
Mots forgés, déformés : ligne 85 «Quelle cacades », « glouglouteur » ligne 134 mot cascade déformé pour construire une réplique sans sens. Le mot glouglouteur quant à lui est construit a partir du mot glouglouter mais n’a pas de sens non plus dans la réplique
- enchaînements sonores : « Bazar, Balzac, Bazaine »ligne 141  la réplique est construite uniquement sur la répétition du son « Baz »

3) Des personnages réduits à être des automates : la destruction tragique du langage


L’exclamation « A bas le cirage ! » (ligne 61) peut être assimilé à un slogan  c’est une indignation au service d’un combat absurde. Les sentiments sont inadaptés
Les répliques n’ont pas de sens et les personnages ne se répondent pas mais se contente de prononcer des répliques vide de sens tour à tour. Le langage ne permet plus la communication  usure du langage
La didascalie scénique (ligne 166) « de nouveau, lumière. M. et Mme Martin sont assis comme les Smith au début de la pièce. » Montre que se sont des automates et qu’entre les Smith et les Martin il n’existe aucune différence.
Des noms de poètes et d'écrivains sont scandés pêle-mêle ligne 132 et 133 « Coppée Sully », « François Prudhomme ». La réplique « Elle est brisée » fait référence à un vers de Sully Prudhomme : « Il est brisé », poème « Le vase brisé »  Les répliques n’ont pas de liens évidents entre elles et il n’y a plus de construction ce qui témoigne de destruction tragique du langage