Longue phrase problématique dans Ab Urbe condita

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7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

J'ai traduit une longue phrase de Tite-Live dans Ab Urbe condita, mais il y a un passage que j'ai du mal à structurer :

Omnia quidem ut possis, inquit, in nobis di dederunt virtusque et felicitas tua ; sed si captivae apud dominum vitae necisque suae vocem supplicem mittere licet, si genua, si victricem attingere dextram, preco quaesoque per majestatem regiam, in qua paulo ante nos quoque fuimus, per gentis Numidarum nomen, quod tibi cum Syphace commune fuit, per hujusce regiae deos, qui te melioribus ominibus accipiant quam Syphacem hinc miserunt, hanc veniam supplici des ut ipse quodcumque fert animus de captiva tua statuas, neque me in cujusquam Romani superbum et crudele arbitriium venire sinas.

Le passage souligné correspond à celui que je n'ai pu traduire correctement. Selon moi, des est sur le même plan que accipiant (deux subjonctifs présents), donc je traduis le verbe par "de donner". Pour l'instant j'ai donc : des hanc veniam [de donner cette faveur] ut ipse statuas de captiva tua [de décider toi-même <du sort> de ta captive] quodcumque fert animus [quoi que ton désir te porte <à décider>].

Mais je ne sais pas où intervient supplici et ma traduction de quodcumque fert animus n'est pas claire.

Quelqu'un pourrait-il m'éclairer ?

Merci d'avance,
Scientifiqueducoin
supplici: datif de supplex, COI de "des".
quodcumque = quel que soit
quodcumque = quel que soit
Donc quodcumque fert animus pourrait se traduire par "quel que soit ce que ton désir te porte <à décider>"
supplici: datif de supplex, COI de "des".
Hanc veniam supplici des devrait par conséquent se traduire par "De donner cette faveur à une suppliante" ? Cela ne me paraît pas aller avec le contexte…
J'avoue que je n'ai pas trop regardé le contexte, mais supplex peut aussi être masculin, et il me semble que l'auteur désigne par périphrase celui ou celle qui est en train de parler. Mais n'ayant pas regardé attentivement le contexte, je peux me tromper; en tout cas, grammaticalement, c'est la construction la plus logique.
Oui pour quodcumque, le sens me parait saisi, il s'agit maintenant de reformuler, en n'hésitant pas de s'éloigner de la lettre.
Scientifiqueducoin a écrit :Bonjour à tous,

J'ai traduit une longue phrase de Tite-Live dans Ab Urbe condita, mais il y a un passage que j'ai du mal à structurer :

Omnia quidem ut possis, inquit, in nobis di dederunt virtusque et felicitas tua ; sed si captivae apud dominum vitae necisque suae vocem supplicem mittere licet, si genua, si victricem attingere dextram, preco quaesoque per majestatem regiam, in qua paulo ante nos quoque fuimus, per gentis Numidarum nomen, quod tibi cum Syphace commune fuit, per hujusce regiae deos, qui te melioribus ominibus accipiant quam Syphacem hinc miserunt, hanc veniam supplici des ut ipse quodcumque fert animus de captiva tua statuas, neque me in cujusquam Romani superbum et crudele arbitriium venire sinas.

Le passage souligné correspond à celui que je n'ai pu traduire correctement. Selon moi, des est sur le même plan que accipiant (deux subjonctifs présents), donc je traduis le verbe par "de donner".
Bonsoir.
Je ne mettrais pas ces deux verbes sur le même plan. accipiant, au subjonctif, est en opposition avec miserunt, à l'indicatif (et de sens opposé, qui plus est), et exprime ici, à mon humble avis, un souhait, un voeu dans la relative.
Je construirais donc des absolument : "Je te prie, donne".

Scientifiqueducoin a écrit :Pour l'instant j'ai donc : des hanc veniam [de donner cette faveur] ut ipse statuas de captiva tua [de décider toi-même <du sort> de ta captive] quodcumque fert animus [quoi que ton désir te porte <à décider>].

Mais je ne sais pas où intervient supplici et ma traduction de quodcumque fert animus n'est pas claire.

Quelqu'un pourrait-il m'éclairer ?

Merci d'avance,
Scientifiqueducoin
Je vous propose ceci.
hanc veniam supplici des donne cette faveur à ta suppliante
ut ipse quodcumque fert animus de captiva tua statuas, de décider toi-même au sujet de ta captive ce que porte (suggère ?) ton esprit
neque sinas et ne permets pas
me in cujusquam Romani superbum et crudele arbitriium venire que je vienne dans le pouvoir orgueilleux et cruel d'un quelconque Romain.
Lucretius a écrit :J'avoue que je n'ai pas trop regardé le contexte, mais supplex peut aussi être masculin, et il me semble que l'auteur désigne par périphrase celui ou celle qui est en train de parler. Mais n'ayant pas regardé attentivement le contexte, je peux me tromper; en tout cas, grammaticalement, c'est la construction la plus logique.
Frédéric béant a écrit :hanc veniam supplici des donne cette faveur à ta suppliante
ut ipse quodcumque fert animus de captiva tua statuas, de décider toi-même au sujet de ta captive
En fait j'ai mal lu la phrase ; je comprenais que, par cette traduction, le verbe décider était relié à "ta suppliante", ce qui n'était ainsi pas très sensé. Donc il n'y a pas de problème, merci pour votre aide.
Frédéric béant a écrit :neque sinas et ne permets pas
me in cujusquam Romani superbum et crudele arbitriium venire que je vienne dans le pouvoir orgueilleux et cruel d'un quelconque Romain.
Je suis arrivé à la même traduction.
Frédéric béant a écrit :Je ne mettrais pas ces deux verbes sur le même plan. accipiant, au subjonctif, est en opposition avec miserunt, à l'indicatif (et de sens opposé, qui plus est), et exprime ici, à mon humble avis, un souhait, un voeu dans la relative.
Je construirais donc des absolument : "Je te prie, donne".
Le "je te prie" est d'ailleurs explicité par le preco quaesoque plus en amont du texte.
Frédéric béant a écrit :ut ipse quodcumque fert animus de captiva tua statuas, de décider toi-même au sujet de ta captive ce que porte (suggère ?) ton esprit
Cette traduction n'est-elle pas en contradiction avec le sens de quodcumque que nous avons donné plus haut ?
Scientifiqueducoin a écrit :
Frédéric béant a écrit :ut ipse quodcumque fert animus de captiva tua statuas, de décider toi-même au sujet de ta captive ce que porte (suggère ?) ton esprit
Cette traduction n'est-elle pas en contradiction avec le sens de quodcumque que nous avons donné plus haut ?
Je ne vois pas comment construire autrement.