Que pensez-vous de cela?Puis-je avoir des conseils et des idées pour poursuivre ma dissertation où je rencontre un bloquage.
La comédie est un genre littéraire, théâtral et cinématographique. De son apparition dans l’Antiquité, à nos jours, elle a beaucoup évoluée en traversant le temps.
Dans l’Antiquité, Plaute (IIIème siècle avant Jésus-Christ) et Térence (IIème siècle avant Jésus-Christ) ont inventé à Rome la palliata. Un type de comédie qui fit le succès de Plaute. Il mettait en scène des situations quotidiennes et grotesques qui opposaient des esclaves à leurs maîtres. Dans la palliata, les comédiens qui étaient toujours des hommes portaient entre autres des masques identifiant les types comiques. De plus, ils avaient une façon toute particulière de parler et marcher. Ces thèmes et types instaurés par Plaute et Térence inspirèrent bien plus tard des auteurs comme Molière au XVIIème siècle. Ce dernier fut le grand auteur de comédies de son siècle. Dans ses œuvres, il utilisait de nombreux types comiques dont tout particulièrement le comique de langage qui frappait par ses audaces et ses subtilités. Molière définit trois nouveaux types de comédie. La basse comédie basée sur le comique de geste (Les Fourberies de Scapin). La comédie basée sur les comiques de geste, de situation et de caractère (L'Avare ou l'École du mensonge). Et la haute comédie basée sur les comiques de geste, de situation, de caractère, de mot et de mœurs (Le Médecin malgré lui). Molière développa aussi la comédie des mœurs qui d’un point de vue dramatique devait faire rire le spectateur. Et d’un point de vue moral, purger le spectateur de ses passions. On peut citer Les Précieuses ridicules ou encore Les Femmes savantes. Au XVIIème siècle, il y avait aussi la commedia dell’arte qui vivait son apogée. Elle mettait en scène des personnages portant des masques, qui étaient généralement des valets, des soldats ou des vieillards. Un siècle plus tard, au XVIIIème, la comédie devenait un genre raffiné. S’éloignant de la farce et jouant sur le déguisement et les subtilités du langage. Elle se rapprochait du drame avec les Comédies et Proverbes de Musset. Marivaux, en donnant davantage d’audace aux valets et d’impertinence aux servantes afin qu’ils puissent mieux contrer leur maîtres et mieux se moquer d’eux, créa le « marivaudage ». Un discours des cœurs qui donnait lieu à de savantes intrigues où tout n’était que mensonge, trahison et travestissement jusqu’au dénouement, où triomphaient alors les vrais sentiments. Tout cela développa la comédie d’intrigue. Au XIXème siècle, Musset reprenait le « marivaudage » comme modèle et mêlait dans ses pièces registres tragique et comique(Lorenzaccio). Il fit naître la comédie romantique. Le début du XXème siècle commençait avec le vaudeville, une comédie bourgeoise et satirique qui traitait d’adultères et de mensonges en réutilisant les procédés comiques du langage, de la situation et du coup de théâtre. En France, le vaudeville connaissait un grand succès avec Feydeau. Tout au long du siècle la comédie continuait d’évoluer pour mêler registres comique et tragique comme le faisait déjà Musset au XIXème siècle. Les pièces présentaient alors des intrigues aussi comiques qu’étranges et inquiétantes. C’était la naissance dans las années 50 du théâtre de l’absurde avec notamment Beckett et Ionesco (Rhinocéros ou La Leçon) qui abordent indirectement des aspects tragiques de l’Histoire récente (guerres mondiales, camps de concentrations,…). Enfin, aujourd’hui la comédie manie souvent l’humour noir dans des mises en scène inquiétantes où le comique devient grinçant. Consciente des difficultés du monde actuel, la comédie reflète des aspects peu enviables du monde actuel. De plus, aujourd’hui la comédie est souvent jouée au cinéma ou en musique et danse (comédie musicale). Ainsi, la comédie, depuis son apparition dans l’Antiquité jusqu’à nos jours a beaucoup évoluée. Cependant, elle a toujours conservée la vertu morale : « castigat ridendo mores » (« elle corrige les mœurs par le rire »). Malgré cela une comédie fait-elle forcément rire le spectateur ? A ce sujet on peut se demander si l’on peut assimiler registre comique et comédie ?
C’est pour cela que dans une première partie nous montrerons qu’effectivement la comédie doit faire rire le spectateur.
Dans une deuxième partie nous montrerons que la comédie possède d’autres fonctions.
Enfin, dans une troisième partie nous montrerons qu’il faut distinguer registre comique et comédie.
Certes, la comédie faire rire le spectateur. Ce qui la rend divertissante contrairement à la tragédie qui inspire terreur et pitié. Pour cela, elle a recours au registre comique qui offre divers types de comique.
? Tout d’abord, le comique de situation. L’intrigue met en scène des personnages, souvent issue de la basse bourgeoisie, dans des situations ridicules voire improbables. Des personnages se retrouvent en difficultés quand d’autres apparaissent et dérangent. Il y a aussi beaucoup de quiproquos.
Ex :
- Dans le Bourgeois Gentilhomme (1670) de Molière, il y a une scène où Monsieur Jourdain est en train de charmer Dorimène (une veuve). A ce moment son épouse, Madame Jourdain apparaît. Il est bien embarrassé.
- Dans le Mariage de Figaro (1785) de Beaumarchais, le jeu de renversement des rôles de Suzanne et de la comtesse pour tromper le comte entraîne des nombreux renversements de situation non souhaités par les deux femmes.
? Ensuite, il y a le comique de gestes. Parfois, l’auteur de la pièce fait des didascalies qui imposent aux acteurs des gestes comiques. Et qui incite aussi le lecteur à imaginer ces derniers. Ou sinon, c’est le metteur scène de la pièce qui en invente et les spectateurs peuvent alors les voir de leurs propres yeux.
Ex :
- Dans le Mariage de Figaro (1785) de Beaumarchais, les révérences répétées entre Suzanne et Marceline dans la scène 5 de l’acte 1.
- Les didascalies de Molière dans Les Fourberies de Scapin (1671).
? De plus, il y a le comique de mots consistant à créer des jeux de mots, des plaisanteries. Et un langage déformé ou inventé suscitant le rire du spectateur.
Ex :
- Dans les Femmes savantes (1672) de Molière, dans la scène 6 de l’acte II, il y a un passage assez comique grâce à un jeu de mots. Bélise, membre des « femmes savantes » dit à Martine, une servante qui ne connaît pas sa grammaire. « Veux-tu offenser toute ta vie la grammaire? ». Martine lui répond «Qui parle d'offenser grand-mère ni grand-père? »
- Les Fourberies de Scapin (1671), Molière.
? Enfin, il y a la satire. Un type comique où l'auteur se moque d'un trait de caractère ou d'une profession.
Ex :
- Dans l’Avare (1668), Molière se moque de l’avarice. Harpagon a une obsession maladive pour son argent et soupçonne tout le monde même lui de lui avoir volé.
- Dans le Médecin malgré lui (1666), Molière parodie la médecine. Sganarelle, en réalité un bûcheron, est déguisé malgré lui en médecin. Il fait alors des diagnostics médicaux, des explications et des remèdes ridicules qui poussent le spectateur à rire de lui.
Ainsi, la comédie grâce au registre comique fait rire le spectateur.
Merci d'avance à tous.
La comédie est un genre littéraire, théâtral et cinématographique. De son apparition dans l’Antiquité, à nos jours, elle a beaucoup évoluée en traversant le temps.
Dans l’Antiquité, Plaute (IIIème siècle avant Jésus-Christ) et Térence (IIème siècle avant Jésus-Christ) ont inventé à Rome la palliata. Un type de comédie qui fit le succès de Plaute. Il mettait en scène des situations quotidiennes et grotesques qui opposaient des esclaves à leurs maîtres. Dans la palliata, les comédiens qui étaient toujours des hommes portaient entre autres des masques identifiant les types comiques. De plus, ils avaient une façon toute particulière de parler et marcher. Ces thèmes et types instaurés par Plaute et Térence inspirèrent bien plus tard des auteurs comme Molière au XVIIème siècle. Ce dernier fut le grand auteur de comédies de son siècle. Dans ses œuvres, il utilisait de nombreux types comiques dont tout particulièrement le comique de langage qui frappait par ses audaces et ses subtilités. Molière définit trois nouveaux types de comédie. La basse comédie basée sur le comique de geste (Les Fourberies de Scapin). La comédie basée sur les comiques de geste, de situation et de caractère (L'Avare ou l'École du mensonge). Et la haute comédie basée sur les comiques de geste, de situation, de caractère, de mot et de mœurs (Le Médecin malgré lui). Molière développa aussi la comédie des mœurs qui d’un point de vue dramatique devait faire rire le spectateur. Et d’un point de vue moral, purger le spectateur de ses passions. On peut citer Les Précieuses ridicules ou encore Les Femmes savantes. Au XVIIème siècle, il y avait aussi la commedia dell’arte qui vivait son apogée. Elle mettait en scène des personnages portant des masques, qui étaient généralement des valets, des soldats ou des vieillards. Un siècle plus tard, au XVIIIème, la comédie devenait un genre raffiné. S’éloignant de la farce et jouant sur le déguisement et les subtilités du langage. Elle se rapprochait du drame avec les Comédies et Proverbes de Musset. Marivaux, en donnant davantage d’audace aux valets et d’impertinence aux servantes afin qu’ils puissent mieux contrer leur maîtres et mieux se moquer d’eux, créa le « marivaudage ». Un discours des cœurs qui donnait lieu à de savantes intrigues où tout n’était que mensonge, trahison et travestissement jusqu’au dénouement, où triomphaient alors les vrais sentiments. Tout cela développa la comédie d’intrigue. Au XIXème siècle, Musset reprenait le « marivaudage » comme modèle et mêlait dans ses pièces registres tragique et comique(Lorenzaccio). Il fit naître la comédie romantique. Le début du XXème siècle commençait avec le vaudeville, une comédie bourgeoise et satirique qui traitait d’adultères et de mensonges en réutilisant les procédés comiques du langage, de la situation et du coup de théâtre. En France, le vaudeville connaissait un grand succès avec Feydeau. Tout au long du siècle la comédie continuait d’évoluer pour mêler registres comique et tragique comme le faisait déjà Musset au XIXème siècle. Les pièces présentaient alors des intrigues aussi comiques qu’étranges et inquiétantes. C’était la naissance dans las années 50 du théâtre de l’absurde avec notamment Beckett et Ionesco (Rhinocéros ou La Leçon) qui abordent indirectement des aspects tragiques de l’Histoire récente (guerres mondiales, camps de concentrations,…). Enfin, aujourd’hui la comédie manie souvent l’humour noir dans des mises en scène inquiétantes où le comique devient grinçant. Consciente des difficultés du monde actuel, la comédie reflète des aspects peu enviables du monde actuel. De plus, aujourd’hui la comédie est souvent jouée au cinéma ou en musique et danse (comédie musicale). Ainsi, la comédie, depuis son apparition dans l’Antiquité jusqu’à nos jours a beaucoup évoluée. Cependant, elle a toujours conservée la vertu morale : « castigat ridendo mores » (« elle corrige les mœurs par le rire »). Malgré cela une comédie fait-elle forcément rire le spectateur ? A ce sujet on peut se demander si l’on peut assimiler registre comique et comédie ?
C’est pour cela que dans une première partie nous montrerons qu’effectivement la comédie doit faire rire le spectateur.
Dans une deuxième partie nous montrerons que la comédie possède d’autres fonctions.
Enfin, dans une troisième partie nous montrerons qu’il faut distinguer registre comique et comédie.
Certes, la comédie faire rire le spectateur. Ce qui la rend divertissante contrairement à la tragédie qui inspire terreur et pitié. Pour cela, elle a recours au registre comique qui offre divers types de comique.
? Tout d’abord, le comique de situation. L’intrigue met en scène des personnages, souvent issue de la basse bourgeoisie, dans des situations ridicules voire improbables. Des personnages se retrouvent en difficultés quand d’autres apparaissent et dérangent. Il y a aussi beaucoup de quiproquos.
Ex :
- Dans le Bourgeois Gentilhomme (1670) de Molière, il y a une scène où Monsieur Jourdain est en train de charmer Dorimène (une veuve). A ce moment son épouse, Madame Jourdain apparaît. Il est bien embarrassé.
- Dans le Mariage de Figaro (1785) de Beaumarchais, le jeu de renversement des rôles de Suzanne et de la comtesse pour tromper le comte entraîne des nombreux renversements de situation non souhaités par les deux femmes.
? Ensuite, il y a le comique de gestes. Parfois, l’auteur de la pièce fait des didascalies qui imposent aux acteurs des gestes comiques. Et qui incite aussi le lecteur à imaginer ces derniers. Ou sinon, c’est le metteur scène de la pièce qui en invente et les spectateurs peuvent alors les voir de leurs propres yeux.
Ex :
- Dans le Mariage de Figaro (1785) de Beaumarchais, les révérences répétées entre Suzanne et Marceline dans la scène 5 de l’acte 1.
- Les didascalies de Molière dans Les Fourberies de Scapin (1671).
? De plus, il y a le comique de mots consistant à créer des jeux de mots, des plaisanteries. Et un langage déformé ou inventé suscitant le rire du spectateur.
Ex :
- Dans les Femmes savantes (1672) de Molière, dans la scène 6 de l’acte II, il y a un passage assez comique grâce à un jeu de mots. Bélise, membre des « femmes savantes » dit à Martine, une servante qui ne connaît pas sa grammaire. « Veux-tu offenser toute ta vie la grammaire? ». Martine lui répond «Qui parle d'offenser grand-mère ni grand-père? »
- Les Fourberies de Scapin (1671), Molière.
? Enfin, il y a la satire. Un type comique où l'auteur se moque d'un trait de caractère ou d'une profession.
Ex :
- Dans l’Avare (1668), Molière se moque de l’avarice. Harpagon a une obsession maladive pour son argent et soupçonne tout le monde même lui de lui avoir volé.
- Dans le Médecin malgré lui (1666), Molière parodie la médecine. Sganarelle, en réalité un bûcheron, est déguisé malgré lui en médecin. Il fait alors des diagnostics médicaux, des explications et des remèdes ridicules qui poussent le spectateur à rire de lui.
Ainsi, la comédie grâce au registre comique fait rire le spectateur.
Merci d'avance à tous.



