L'avocat du diable, bigre… Voilà qui ne va pas plaire au Père !
Si le complément est indirect, cela expliquerait que vous puissiez le remplacer par "en",
en est toujours complément indirect,
mais il n'est nullement tenu de désigner un autre COI :
J'aime mon jardin, et je m'en occupe.
Fonction de
jardin :
COD du verbe "aime".
Fonction de
en : COI du verbe "m'occupe".
Je maintiens qu'en fait la
fonction du terme auquel renvoie
en n'a pas d'importance dans l'histoire. C'est la
nature du terme qui importe.
En ne renvoie qu'à un
nominal (nom, pronom ou groupe du nom) ou à
toute la proposition.
"Je suis fou de peur, et j'en souffre."
Dans cet exemple, le
en renvoie sans ambiguïté à l'état de fait évoqué par toute la proposition soulignée. Grevisse ne condamnerait pas. Et cette proposition peut être reformulée sans garder le complément "de peur" : "
Je panique comme un fou, et j'
en souffre."
Le premier est contemporain du deuxième, et il en résulte."
En revanche, ici, en supprimant le pronom "deuxième", il est impossible de formuler une proposition de même sens général que la proposition soulignée. Le
en ne saurait donc renvoyer à toute la proposition, et ne désigne donc
que le nominal
deuxième.
Quant à vos remarques sur le pronom "il", elles me semblent tout à fait oiseuses, la phrase ne changeant pas de sens si on le supprime :
"Le premier est contemporain du deuxième, et il en résulte.""Le premier est contemporain du deuxième, et en résulte."
Que le sujet de
résulte puisse être aussi bien "il" que "le premier"
montre bien que
il = le premier, sans ambiguïté.
"Je suis fou de mes plantes, et je m'en soucie."
Effectivement, ici, le doute est permis. On peut tout autant concevoir que le
en désigne le nom
plantes ou toute la proposition soulignée.
Mais la plupart du temps, le doute n'est pas de mise.
Je garderai donc (en supprimant le fameux
il qui vous turlupine tant) :
"Le premier est contemporain du deuxième, et en résulte."
Tout à fait correct, je persiste et signe !