La fiction relève du mensonge et de l’illusion…

Entraide scolaire

28 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à toutes et à tous !!!
Je suis en 1ère, et j'aurais besoin de votre aide pour ce sujet :
« La fiction relève du mensonge et de l'illusion. On ne saurait donc en faire le moyen d'une réflexion sérieuse ; la fiction ne peut servir à l'expression de la pensée. » (Rousseau)
Cette affirmation vous paraît-elle justifiée ?

Répondez-moi SVP…
Merci d'avance.
Bonsoir Lorena,

Ce site n'a pas pour vocation de rédiger les devoirs à ta place.

Pour te permettre de continuer toute seule, voilà quelques pistes :

"la fiction relève du mensonge ou de l'illusion. On ne saurait donc en faire le moyen d'une réflexion sérieuse. La fiction ne permet pas l'expression de la pensée".

Il faut d'abord analyser les termes
Fiction =
· Création de l'imagination ; ce qui est du domaine de l'imaginaire, de l'irréel
Illusion =
· Interprétation erronée d'une donnée sensorielle : Illusion auditive. Illusion d'optique.
· Effet obtenu par le moyen de l'art, de l'artifice, du truquage et qui crée le sentiment du réel ou du vrai : L'illusion de la vie donnée par un automate.
· Appréciation conforme à ce que quelqu'un souhaite croire, mais fausse par rapport à la réalité : Perdre ses dernières illusions.
Mensonge =
· Action de déguiser, d'altérer la vérité
· Assertion contraire à la vérité.
· Littéraire. Ce qui est faux, illusoire, trompeur
La fiction est bien du domaine de l'imaginaire et, à ce titre, peut se révéler un mensonge dans son acception littéraire, mais on ne peut en induire qu'elle est un mensonge au sens moral, c'est-à-dire, la volonté de déguiser ou d'altérer la vérité.

La fiction permet-elle ou non l'expression d'une pensée sérieuse ?

Tu pourrais alors répondre que la fiction relève sans conteste de l'illusion.
Pourtant elle n'est pas un mensonge.
Et même elle peut permettre l'expression d'une pensée sérieuse.

Réfère-toi aux œuvres étudiées en classe et à l'apologue dans l'objet d'étude argumenter.
Bonjour, je suis moi aussi en première et j'ai le même sujet que lorena (la citation de Rousseau sur la fiction).

Malgré les idées données par Jean-Luc je piétine encore. Je ne trouve ni arguments ni exemples !
Mercii à l'avance si vous pouvez m'aider !

Ritaa
Mêmes réponses que pour Lorena
Petit indice (suis trop bon ) : ne jamais hésiter à se servir de son cerveau.

C'est un indice qui fonctionne pour tout type de sujet en plus. 🙂

😜
D'autant que -comme chacun sait- le nombre de neurones des ados est supérieur à celui de leurs profs… 😂
La piste de Jean Luc est tres intéressante cependant il m'est difficile de trouver un plan pour rédiger cette dissertation. :/ pourriez vous m'aider svp 😀
Mêmes réponses que pour Ritaa>3
J'ai une dissertation à faire pour ce jeudi 01/02/07, sur les Fables de La Fontaine. Il s'agit de ma première dissertation et je suis totalement paniquée quant à quoi dire, je n'ai quasiment aucun argument.
Voici mon sujet : "La fiction relève du mensonge ou de l'illusion. On ne saurait donc en faire le moyen d'une réflexion sérieuse ; la fiction ne peut servir à l'expression de la pensée".
Cette affirmation vous paraît-elle justifiée ?

À vrai dire, je vois le rapprochement avec la problématique générale à propos des fables, à savoir "comment plaire et instruire ?" Les idées restent vagues dans mon esprit alors y aurait-il quelqu'un pour m'éclairer ? Merci 😐
Bonsoir Juju,

Il faut d'abord analyser les termes
Fiction =
· Création de l'imagination ; ce qui est du domaine de l'imaginaire, de l'irréel
Illusion =
· Interprétation erronée d'une donnée sensorielle : Illusion auditive. Illusion d'optique.
· Effet obtenu par le moyen de l'art, de l'artifice, du truquage et qui crée le sentiment du réel ou du vrai : L'illusion de la vie donnée par un automate.
· Appréciation conforme à ce que quelqu'un souhaite croire, mais fausse par rapport à la réalité : Perdre ses dernières illusions.
Mensonge =
· Action de déguiser, d'altérer la vérité
· Assertion contraire à la vérité.
· Littéraire. Ce qui est faux, illusoire, trompeur

La fiction est bien du domaine de l'imaginaire et, à ce titre, peut se révéler un mensonge dans son acception littéraire, mais on ne peut en induire qu'elle est un mensonge au sens moral, c'est-à-dire, la volonté de déguiser ou d'altérer la vérité.

La fiction permet-elle ou non l'expression d'une pensée sérieuse ?

1. La fiction relève de l'illusion
· Elle est invention : Par définition, nous savons qu'elle n'est pas la réalité, mais seulement au mieux une image de la réalité. Ce sont des mots qui cherchent à évoquer une réalité subjective, "la nature vue au travers d'un tempérament" selon les mots de Zola.
· Ce recours est parfois nécessaire : Pour échapper à la censure (Voltaire), pour rendre plus intéressant des faits banals (Stendhal et l'affaire Berthet pour le Rouge et le Noir, Flaubert et le couple Delamare pour Madame Bovary…), pour attirer de nouveaux lecteurs en utilisant des formes à la mode (Voltaire utilise le conte oriental pour Zadig, ou le roman sentimental pour Candide)…
2. Pourtant la fiction n'est pas un mensonge
· Elle peut ambitionner seulement le plaisir de conter, de nous faire rêver, de nous faire évader d'une réalité décevante ou banale.
· Mais elle peut vouloir donner aussi le sentiment du réel ou du vrai. Voir le roman réaliste ou naturaliste.
· On ne peut mener un procès d'intention à son auteur en l'accusant de vouloir falsifier la vérité. L'auteur peut effectivement se tromper sans avoir l'intention de nous tromper.
· De toute façon, si la fiction est vraiment très éloignée de la réalité, nous la prendrons pour ce qu'elle devient : un artifice. Les lecteurs que nous sommes ne sont quand même pas dépourvus de tout esprit critique.
3. La fiction peut même permettre l'expression d'une pensée sérieuse
· l'œuvre peut ne pas être gratuite et ne pas se contenter du simple plaisir de raconter une belle histoire si elle prend la forme d'un apologue : Elle peut alors avoir des visées morales, critiques, satiriques, politiques, religieuses… Voir le conte philosophique ou le roman du siècle des Lumières, le roman policier ou le récit de science-fiction aujourd'hui…
· surtout si la morale est bien distincte du récit illustratif, en conclusion et en prolongement de ce récit. (Par ex. ch 30 de Candide)
· Elle peut faciliter un enseignement en rendant concrets des concepts difficiles à appréhender. Il est plus facile de retenir une parabole qu'un enseignement moral ou religieux. Un proverbe imagé condense mieux une sagesse populaire. Les images sont plus frappantes. A plus forte raison, un récit d'apprentissage (avec ses répétitions) est plus percutant qu'un recueil de conseils. (Candide est un récit d'apprentissage sur l'omniprésence du mal sur terre)
· La fiction peut devenir le laboratoire d'un écrivain, celui où il peut produire des conditions impossibles à trouver dans la réalité : l'Émile de Rousseau ou le laboratoire de l'éducation, l'utopie (l'eldorado de Candide ou le laboratoire politique). Simplification de la réalité pour dégager le sens, par rapprochement (épisode des rois à Venise dans Candide dont la rencontre à la même époque est historiquement impossible), concentration (tremblement de terre de Lisbonne, tortures de l'inquisition, meurtres au Portugal en quelques jours dans Candide), caricature (Candide, Pangloss, des personnages dont la psychologie sommaire est tout entière dans leur nom) pour réveiller notre esprit anesthésié… C'est un travail intentionnel sur la réalité pour la rendre plus compréhensible, pour nous en proposer une interprétation.

A toi de continuer avec tes propres exemples !
Merci beaucoup Jean-Luc, cela m'éclaire, même si ma panique ne s'en est pas allée pour autant… Bonjour à tous,

Alors voici mon sujet : "la fiction relève du mensonge ou de l'illusion. On ne saurait donc en faire le moyen d'une réflexion sérieuse ; la fiction ne peut servir à l'expression de la pensée".
Ceci sachant qu'il faut que je m'appuie sur les Fables de La Fontaine, et sur la critique qu'y adresse Rousseau dans "Emile"…
Grâce à la récente aide que "Jean-Luc" m'a prodiguée, et aux longues heures de travail que je n'ai pas comptées hier soir, il semble que mon plan s'éclaircisse, mais je doute qu'il soit très judicieux, voici mes "idées" de plan :

Je pense analyser chaque partie de l'affirmation, Ainsi mon I/ serait pour, II/ contre et III/ contre. le voici :

I/ La fiction une certaine illusion

II/ La fiction n'est pas un mensonge

III/ La fiction peut même servir à l'expression d'une pensée sérieuse

Ce plan est celui que m'a donné Jean-Luc, je m'en inspirerais certainement.

Pensez-vous que le mien (celui que je ne trouve pas judicieux car celui de Jean-Luc me semble très bien) soit convenable ? Le voici :

I/ La fiction littéralement une illusion ou un mensonge
II/ La fiction, passage quasi obligatoire pour exposer une réflexion / pensée sérieuse.


Pour mon plan, j'ai quelques arguments, environ 3 pour le I/ et 5 pour le II/. C'est peu, c'est pourquoi je vous demande de m'aider à en trouver, merci !
PS : avant mercredi 31 au soir SVP, je dois la rendre jeudi.[/color]
Je trouve que les pistes de Jean Luc sont très interressantes
Merci à toi
Bien le bonjour,

J'étais il y a peu malade et j'ai été pris au dépourvu quand j'ai appris que j'avais une dissertation à faire.
Le temps me manque et je n'en ai jamais fait, préférant le commentaire (je suis en première S).
De plus ma culture littéraire est extrêmement limitée, c'est pourquoi je sollicite votre aide.
Voici le sujet :

"La fiction relève du mensonge ou de l'illusion. On ne saurait donc en faire un moyen de réflexion sérieuse; la fiction ne peut servir à l'expression de la pensée." (anonyme).
Cette affirmation vous paraît-elle justifiée?
Vous appuyerez votre réflexion sur des textes du XVIIIe siècle.

Je ne dois rédiger que l'intro et la conclusion, et faire le reste sous forme de plan détaillé, mais je ne sais pas du tout comment m'y prendre, ni quoi faire comme parties ou sous-parties.

Je vous demande donc de l'aide, merci d'avance !
Pourquoi anonyme? Je croyais que cette citation est de Rousseau (encore heureux donc que ton corpus est du XVIIIè s.) 🙂

As-tu essayé d'enbtre la première phrase dans le moteur de recherche de ce site? (Fenêtre en haut à gauche).
Merci pour cette réponse rapide.
Je ne sais pas pourquoi notre professeur n'a pas donné l'auteur de la citation. Devrais-je de ce fait m'en servir ou pas ?

De ce que j'ai lu sur l'autre page, je devrais donc adopter un plan dialectique, avec en gros :

La fiction est bien une illusion et relève de l'imaginaire.
La fiction n'est pas pour autant un mensonge.
La fiction peut faire passer des messages sérieux, et touchant au réel.

Je pense pouvoir faire la 3e partie seul, pour la première je ne sais pas trop comment argumenter, et par contre pour la 2e partie je suis perdu, comment avec des textes du XVIIIe puis-je justifier que la fiction n'est pas un mensonge ? Et par quels arguments ?
Bonjour, voilà le sujet :

Partagez-vous l’opinion selon laquelle l’apologue est une œuvre de fiction « qui relève du mensonge et de l’illusion » de sorte qu’on ne saurait donc en faire le moyen d’une réflexion sérieuse ?

Je dois m'appuyer sur Candide de Voltaire et sur des fables de la Fontaine

Le Plan :

I- L'Apologue, une oeuvre d'imagination

II- L'Apologue s'inspire de l'observation de la realité

III- La fictione t le réalisme n'ont qu'un but, c'est de nous faire réfléchir

Mon problème est que je ne trouve pas les sous-parties

Merci!
Partagez-vous l’opinion
Ce genre de question appelle un plan dialectique, genre
- oui, je partage
- non, je ne suis pas d'accord
- mais, cependant…
Bonjour Léah, je sais que il faut une thèse une antithèse et une synthèse, j'ai toutes mes parties mais le problème c'est que je n'arrive pas a définir de sous-parties
Désolée tes parties ne sont pas oui/non ; et de plus tu ne réponds pas au sujet. Tu es aprti sur fiction/réalité alors que ce n'est pas de ça qu'il est question. Reprenons l'essentiel de la citation
l’apologue est une œuvre de fiction ; on ne saurait donc en faire le moyen d’une réflexion sérieuse
Où vois-tu qu'il faut parler de la réalité ?
a mince, je suis nul en dissertation ! désolé