Coucou, je suis élève en 1es et j'ai un oral de français à présenter sur l'Assommoir de Zola. Le passage est :
" Ah ! tonnerre ! quel trou dans la blanquette ! Si l'on ne parlait guère, on mastiquait ferme. […] Deux litres suffirent." (Chapitre 7).
Et j'aurai besoin d'aide pour mon plan car je rame !!! Si vous pouviez me suggérer des idées de plans, idées ou autres ce serait super ! Merci d'avance.
voilà des indications d'analyse extrait du chapitre 7 à toi de piocher :
Les personnages sont saisis dans les différentes postures ayant trait
au fait de manger : « on mastiquait ferme », « on pêchait des morceaux
de veau », « les visages se penchaient et cherchaient des champignons »,
« chacun suivait le plat d’un oeil oblique », « on parla, la bouche pleine »,
« on cassa le goulot à quatre nouveaux litres », « les assiettes furent si
proprement torchées, qu’on n’en changea pas », « on gobait ça à pleine
cuiller ». Les personnages sont désignés par l’indéfini « on » ou par
une synecdoque : les visages, l’oeil. Le corps, réduit à l’une des ses
parties, est déshumanisé. Leur comportement marque la vulgarité, la
voracité, la violence même dans le détail du couteau et de l’oeil oblique
qui suit le plat. La vision donnée des ouvriers est celle d’un monde
animal, gouverné par ses pulsions primaires.
2. La nourriture est présentée avec des figures de style qui créent un effet
de grossissement. On note aussi l’usage de verbes métaphoriques comme« le saladier se creusait », qui semble faire du saladier l’objet d’une
dévoration ; le verbe « planter » connote la violence du geste des invités.
La comparaison (« qui tremblait comme une gelée ») fait entendre leur
point de vue et montre leur goût pour l’aspect tangible de la nourriture.
Leur désir est souligné par la reprise du mot « sauce » et l’expression
« et il y en avait toujours », qui entretient le fantasme d’une nourriture
inépuisable. L’exagération apparaît encore dans le verbe « fondre »,
évoquant la voracité. La nourriture est évoquée dans sa densité, jamais
dans sa saveur ni son esthétique : la sauce est « épaisse », l’épinée de
cochon est flanquée de « grosses pommes de terre rondes ». Enfin, le
rapport à la nourriture est lié à des connotations érotiques : la blanquette
est personnifiée (« cette bougresse de blanquette »), la violence et le
plaisir associés à la nourriture sont métaphorisés par l’expression « qui
vous mettait un incendie dans le ventre ». S’approprier la nourriture
procure une forme de jouissance s’apparentant à une forme de viol, à
associer à l’exclamation « Quel trou dans la blanquette ! » La consistance
et la jouissance renvoient donc encore à l’animalité.
3. Les seules paroles rapportées portent sur les réactions à la nourriture.
Elles traduisent la fascination pour son abondance, la joie de
consommer : « De la vraie gourmandise enfin, comme qui dirait le plaisir
des dames ». Ici, le peuple a le sentiment d’avoir les privilèges des
bourgeois. S’exprime également la jouissance tout animale de se laisser
totalement investir par la nourriture dans l’expression « quelque chose
de doux et de solide qu’on sentait couler le long de son boyau, jusque
dans ses bottes ». Et l’expression « un coup d’arrosoir toutes les
minutes » traduit le rapport prosaïque à la nourriture.
4. Cette scène est à l’image de l’esthétique naturaliste. Par l’utilisation
du langage populaire et du langage argotique, elle rend compte du
quotidien en refusant toute forme d’idéalisation. Mais, par les effets de
grossissement, d’exagération, elle donne une image grotesque du peuple,
défiguré et déshumanisé. La scène accède au symbolique en montrant
l’exutoire que constitue la nourriture, qui devient une forme de
transcendance, de paradis artificiel. La nourriture, comme l’alcool, est
le seul idéal. Le repas apparaît comme une anti-Cène : alors que la
tristesse règne au cours du dernier repas du Christ, c’est la jouissance
et l’absence d’élévation qui dominent ici, signifiant l’absence de salut et
de rédemption pour une classe ouvrière laissée dans la misère. La scène
du repas, qui donne à voir une jouissance monstrueuse et destructrice,
est symbolique du futur destin de Gervaise, dépouillée et consommée.
merci beaucoup !! je vais essayer de reprendre quelques éléments, je pense que ça va pas mal m'aider, merci !!! : )