Écrire et rien d’autre…

La filière littéraire

22 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Salut à tous,

Je suis une nouvelle inscrite sur ce forum parce que j'adore la littérature, donc, de manière générale, je sais que je vais me plaire ici. Je suis en Terminale Littéraire et, bien que je galère franchement (en philo et en litté, par exemple), j'aime énormément ce qu'on fait en cours.

Là n'est pas le problème. Ceux qui pensent que la L est une filière poubelle, la filière dans laquelle se rendent tous les "détritus" qui veulent échapper à "l'incinération totale" en STG, éviteront de m'accorder ce genre de clichés stupides. Sur trente-trois élèves de ma classe, je n'en connais que très peu qui ait choisi L par dépit. Et surtout pas moi. Je veux mon bac, je ne sais pas si je l'aurais mais ça ne fait rien, je le veux :S

Après le bac, j'ai décidé, parce qu'il fallait bien que je me décide maintenant avant que l'échéance ne vienne à bout de mes nerfs, d'aller en fac de lettres modernes pour suivre une licence et continuer en Master FLE, histoire d'enseigner le français dans un pays anglophone. En fait, à la base, j'en ai absolument rien à faire de devenir prof. Passer une grande partie de ma vie à l'école, que ce soit en tant qu'étudiante ou en tant qu'instit', ça ne m'enchante pas vraiment. Je sais que je vais aimer la fac, même si je vais galérer pour les partielles et le financement, parce que ça alimentera ma culture générale. Mais ce que je souhaite devenir, moi, c'est simplement écrivain.

Bon, je réponds d'entrée à une question qu'on est susceptible de me poser : "Oui, j'écris déjà." Sinon, je ne dirais pas que c'est ce que je veux faire. Je ne sais pas si j'ai du talent, si ce que j'écris vaut un sou. Mais j'aime trop ça pour renoncer. Malheureusement, tous les jours, déjà, j'ai l'impression que c'est ce que je fais. Parce que je dois travailler pour le lycée et que ça me prend tout mon temps. L'an dernier, en 1e, je me forçais à laisser de côté l'écriture de mon roman pour les études. Mais cette année, bien que ce soit plus difficile, je n'arrive pas. Ce n'est pas possible de lâcher mon bouquin. Du coup, mes notes s'en ressentent (si j'ai 10 de moyenne, en philo, c'est… parce que mon prof n'aime pas les 9,5 et mon 10.5 en litté tient du miracle.)

Je n'en peux plus de l'école. Ca m'agace de devoir faire passer quelque chose qui me plaît, mais pas tant, et qui ne vaudra rien à mes yeux avant ce qui me tient le plus à coeur. J'ai l'impression de renoncer à avoir un bébé. Alors que je ne suis pas stérile. Tout ça sous prétexte qu'on n'est jamais sûr que l'embryon soit viable, même après la naissance. Et du coup, je me contente d'adopter. Comme si la grossesse et l'accouchement n'était qu'un amoncellement de galères : douleurs, nausées, finances, solitude (personne ne m'aide à porter mon ventre, qui devient de plus en plus gros)

Je compte passer mon bac. Mais, et si après le bac, je décidais de me vouer à mon roman ? Pour voir s'il m'apporte quelque chose ? Ensuite, je voudrais ne faire plus que ça : écrire, écrire, écrire… Jusqu'à ce que je meurs. Est-ce que je dois essayer d'avoir ce bébé ? Ou dois-je avorter ? Et m'encombrer des longues démarches d'adoption ?

Merci de vos réponses. Bonne journée 😀

PS: Désolée, vraiment, d'avoir raconté toute ma vie.
Taruccah a écrit :Salut à tous,
Je sais que je vais aimer la fac, même si je vais galérer pour les partielles et le financement, parce que ça alimentera ma culture générale. Mais ce que je souhaite devenir, moi, c'est simplement écrivain.
Taruccah a écrit :Je compte passer mon bac. Mais, et si après le bac, je décidais de me vouer à mon roman ? Pour voir s'il m'apporte quelque chose ?
Il me semble y avoir de légères contradictions dans ces deux passages que j'ai cités : dans le premier, tu parles d'aller à la fac malgré des problèmes de financement, et dans l'autres tu parles d'arrêter tes études (en gros, si j'ai bien compris) pour écrire.
Même si, dans le meilleur des cas, tu parvenais à faire publier ton roman peu de temps après avoir passé ton bac, tu penses vraiment que tu arriverais à en vivre ?! Il y a des statistiques sur les auteurs français qui vivent uniquement de leur plume en France… ils ne sont vraiment qu'une poignée ! Les autres ont justement un deuxième boulot à côté (journaliste, prof, etc).
Pour avoir parlé avec beaucoup de mes professeurs (majoritairement de Français), beaucoup d'entre eux disent que l'avantage majeur de leur métier est d'avoir du temps libre à côté des cours, par exemple pour écrire. Donc ça semble plutôt un bon compromis…
Mais personnellement, je ne vois vraiment pas comment on peut faire le même métier toute sa vie sans l'avoir choisi par vocation, donc devenir prof sans conviction, uniquement parce qu'il faut bien avoir un boulot… Il faudrait que des professeurs nous donnent leur avis !
Merci déjà d'avoir lu tout le sujet et d'y avoir répondu.

Je sais que ça peut paraître contradictoire mais je vais m'expliquer :

Je souhaite devenir écrivain et en vivre. Je me pose la question de la capacité, de la possibilité. C'est vrai que j'ai très peu de chances de vivre de ma plume. C'est un rêve que je me fais, un idéal de vie dans lequel je ne serai qu'écrivain et non "prof de français à Canberra et écrivain à mes heures perdues."

C'est pourquoi j'envisage des études après le bac. On m'a conseillé de ne jamais arrêter les études parce qu'il est dur de reprendre. J'ai juste perdu beaucoup de motivations en constatant que je ne pouvais pas répondre à toutes mes expectatives concernant le roman que j'écris en ce moment, du fait de mon travail scolaire, qui sera intensifié une fois entrée à la fac. Ca me décourage de savoir que je ne pourrais jamais me donner à fond dans le métier d'écrivain, uniquement parce qu'on n'en vit pas. Donc, en publiant ce topic, je souhaitais préciser (vainement) que, même si j'en rêve absolument, je n'arrêterai pas mes études après le bac mais j'aurais voulu connaître quelques points de vue sur la question : "si j'arrête après le bac pour devenir écrivain, est-ce que je fais une grosse connerie ou pas ?" Question à laquelle tu as donné ton point de vue 😀

Pour ton commentaire à propos de devenir prof "sans conviction", je dirais que non, je ne suis pas sans conviction du tout. Si j'ai décidé de faire ce métier au lieu d'écrivain, c'est bien pour quelques raison. J'ai sûrement, et comme toujours, exagéré mes propos :S J'aime beaucoup le français et l'anglais et c'est la raison qui me pousse à vouloir faire ce métier plus que n'importe quel autre, si écrivain n'est pas la vocation pour laquelle je pourrais me vouer toute entière. C'est le fait de rester dans une institution scolaire même en ayant fini mes études qui me rebute :/

Merci encore de m'avoir répondu et bonne journée.
J'ai aussi choisi de faire des études littéraires par passion. J'ai beaucoup appris, néanmoins, n'étant pas fait pour l'enseignement, je regrette aujourd'hui ce choix. Les études de lettres n'offrent pas beaucoup d'autres débouchés, et si elles permettent de bien rédiger, elles ne donnent pas grand chose qui soit utile à un écrivain.
Si tu n'es pas plus attiré que ça par l'enseignement, si la documentation ne te sourit pas, réfléchis à deux fois avant de t'engager dans ces études.
Tout le problème est là: on ne vit qu'extrêmement rarement de sa plume, et même si ça doit arriver, le chemin est très long avant d'y arriver, alors en ne faisant que ça, tu as 99% de chances de crever de faim en route.
Si tu ne fais pas d'études, tu vas perdre du temps et tu vas avoir un boulot basique pas très gratifiant et qui va te bouffer beaucoup de temps, pendant lequel tu ne pourras pas écrire.
Telle est l'équation que tu dois résoudre…
Okay, je comprends.

Vous avez raison. Je préfère voir les choses en face, rester lucide. Faut pas se leurrer. Un jour, j'y arriverai, j'espère. Mais ce ne sera pas tout de suite.

Merci beaucoup 😀
Bonjour Tarrucah.
Je suis pour ma part étudiante en cinquième année de lettres modernes et ne saurait que trop te conseiller de t'inscrire à la fac. L'université ne te permettra pas "d'écrire" au sens ou tu l'entends car tout cela reste bien évidemment méthodologique mais il s'agit surtout d'un apport plus que considérable de culture. L'analyse approfondie de textes, la découverte de nouveaux pourront sans aucun doute enrichir tes réflexions et pourquoi pas t'inspirer pour ton projet. Je ne te cache pas comme il a été dit précédemment que compter exclusivement sur l'écriture de ton livre est un pari plus que risqué. Je connais plusieurs personnes de mon entourage ayant tenté le coup…malgré un talent indéniable les opportunités restent moindre et comme partout ailleurs le piston nécessaire. Ceci dit ton projet est louable et il serait bien bête de ma part de te conseiller de l'avorter. Pour ma part je te conseillerai d'entamer des études en lettres modernes qui feront office de complément. Tout comme toi passionnée par la littérature et écrivant depuis assez longtemps j'avais décidé de m'orienter dans cette filière sans désir cependant de faire prof. Je ne vais pas te mentir, les débouchés hors de l'enseignement sont minces , cependant je ne regrette absolument pas mon choix. Au bout de cinq ans je n'en reviens pas de la quantité de choses que j'ai appris et de l'immense plaisir que j'ai eu à le faire. J'ai découvert des écrivains fantastiques vers lesquels je n'aurai sans doute pas eu l'idée de me pencher de moi même. J'ai de plus acquis une rigueur et une méthode de travail qui me faisaient cruellement à mon entrée à l'université. Ces facteurs m'ont énormément servis , notamment dans le domaine de mon expression écrite…les résultats sont sidérants. J'ai acquis une plus grande aisance dans mon expression et je t'avoue que l'on ressent un profond sentiment de fierté lorsqu'on met au jour des essais de trente pages nous valant les félicitations des professeurs. évidement la réussite scolaire n'est pas gage de talent mais tout cela reste gratifiant et j'ai un plaisir fou à passer des heures sur mon bureau afin de décortiquer des textes. Cette année j'entreprends la rédaction d'un mémoire sur une auteur Québécoise et j'ai réellement envie de donner le meilleur de moi même. Avoir comme travail celui de passer du temps chez soi à se cultiver et à rendre des pages sur un auteur que l'on aime et sur lequel on se spécialise…c'est un vrai bonheur. Je te souhaite bonne chance pour la suite.
Mouais. Bon ok Aile, les études de lettres sont passionnantes et enrichissantes. Cela dit, qu'est-ce qu'on peut faire comme métier avec une licence ou une maîtrise de lettres? Prof et pas grand chose d'autre, quoi qu'on dise.
Visiblement, Tarrucah n'a aucune envie d'être prof, pire, elle en a déja marre des cours au lycée!
Avant d'espérer vivre de sa passion, Taruccah, il faut que tu réfléchisses dès maintenant à ton orientation future. Peut-être une filière courte (BTS ou DUT) pour t'assurer un avenir et une situation stable. Tu auras tout le temps après de te consacrer à l'écriture.
Et puis, pas besoin de faire des études de lettres pour aimer la littérature, et encore moins pour bien écrire.
mistyblue a écrit :pas besoin de faire des études de lettres pour aimer la littérature, et encore moins pour bien écrire.
Ça, je n'arrive pas à le comprendre. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Franchement, l'écriture, vous croyez vraiment que ça tombe tout seul, sans se nourrir de ceux qui ont (bien) écrit avant ? Vous pensez vraiment que le talent, ça ne se cultive pas par la lecture et qu'on ne se pétrit pas des auteurs que l'on rencontre ?
Eh bien faites des études de lettres, lisez et écoutez des profs qui vous feront vraiment comprendre les œuvres, et constatez les effets que ça fera à votre style… De bons écrivains qui se sont faits tous seuls, j'ai beau chercher… Sinon, désolée Tarrucah de n'avoir pas répondu à ton sujet et de m'en éloigner, mais je pense comme ceux qui te conseillent de rester lucide et d'assurer tes arrières. Mais si tu peux trouver quelque chose dans les lettres, tu auras compris que je trouve cela plus qu'important quand on désire écrire…
cerisia a écrit :
mistyblue a écrit :pas besoin de faire des études de lettres pour aimer la littérature, et encore moins pour bien écrire.
Ça, je n'arrive pas à le comprendre. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Franchement, l'écriture, vous croyez vraiment que ça tombe tout seul, sans se nourrir de ceux qui ont (bien) écrit avant ? Vous pensez vraiment que le talent, ça ne se cultive pas par la lecture et qu'on ne se pétrit pas des auteurs que l'on rencontre ?
Eh bien faites des études de lettres, lisez et écoutez des profs qui vous feront vraiment comprendre les œuvres, et constatez les effets que ça fera à votre style… De bons écrivains qui se sont faits tous seuls, j'ai beau chercher…
Eh bien, tous les écrivains ne sortent pas des facs de lettres. Je ne suis pas intimement convaincu que l'analyse des textes telle qu'elle est pratiquée à l'université, même lorsqu'elle est faite avec intelligence, soit d'un grand secours pour celui qui entreprend vraiment d'écrire. Il s'agit plus d'analyser que de vraiment pratiquer, et il n'y a pas, par exemple, de cours de rhétorique. Il y a bien sûr le phénomène émergent des atteliers d'écriture, cela peut aider pour peu que celui qui s'en occupe soit génial, que ses élève aient du talent, et ne soient pas trop nombreux, mais je ne suis pas convaincu que toutes les conditions soient réunies.
Le meilleur résultat je pense, qu'on puisse attendre des études de lettres concernant la création, c'est que la fréquentation des grands classiques finissent par décourager les scribouillards, qui restent trop nombreux.
Eh bien, tous les écrivains ne sortent pas des facs de lettres. Je ne suis pas intimement convaincu que l'analyse des textes telle qu'elle est pratiquée à l'université, même lorsqu'elle est faite avec intelligence, soit d'un grand secours pour celui qui entreprend vraiment d'écrire. Il s'agit plus d'analyser que de vraiment pratiquer, et il n'y a pas, par exemple, de cours de rhétorique. Il y a bien sûr le phénomène émergent des ateliers d'écriture, cela peut aider pour peu que celui qui s'en occupe soit génial, que ses élève aient du talent, et ne soient pas trop nombreux, mais je ne suis pas convaincu que toutes les conditions soient réunies.
Le meilleur résultat je pense, qu'on puisse attendre des études de lettres concernant la création, c'est que la fréquentation des grands classiques finissent par décourager les scribouillards, qui restent trop nombreux.
Ils ne sortent pas tous des facs de lettres, mais ont tous les références classiques.
Je pense au contraire que l'analyse de la structure et du style d'un texte est d'une immense utilité pour celui qui se retrouve devant sa page, avec son crayon et qui se demande par où commencer. Ce n'est pas pour qu'il imite ce qu'il a lu, mais pour qu'au fur et à mesure cela soit naturel. Si cela vient tout seul, directement, il y a de grandes chances que cela ne tienne pas bien debout… La création ne sort pas de nulle part…
Et si les facs de lettres ne servent qu'à décourager les scribouillards (sur ce point je te rejoins tout à fait!), alors rien que pour ça, il faut y aller.
C'est vrai qu'il n'est pas nécessaire d'aller en fac de lettres pour être écrivain. Si on est suffisamment passionné, on apprend tout seul, on s'enrichit tout seul.
Par contre, la fac de lettres apporte un plus indéniable, ne serait-ce que par les discussions avec les profs et la découverte d'auteurs et d'oeuvres qui méritent le détour et auxquels on n'aurait pas forcément pensé. Et en plus on les étudie à fond…
Si on m'avait pas forcé à lire du Crébillon ou du Ronsard, ou même Aragon, je serais passé à côté et c'eut été bien dommage.
Là aussi: dilemme. Les débouchés pour les lettres sont très restreints (j'ai quand même connu 2 ans de chômage après ma licence et aujourd'hui je suis animateur informatique…), donc vaut mieux avoir un plan de carrière bien construit derrière, avec peut-être une formation pour se spécialiser après. Sinon ça risque d'être reculer pour mieux sauter… dans le vide!
Marcanciel a écrit :et c'eut été bien dommage.
eût été…

Et il me semble, mais je n'en suis pas sûr, qu'il faudrait mettre une cédille à c'

A part ça, je suis bien d'accord.
@cerisia
En effet, les plus grands auteurs connaissaient sur le bout des doigts les plus grands classiques, et seule la fac de lettres peut amener cette culture qui aujourd'hui ne peut s'acquérir tout seul. Certains diront qu'apprendre par soi-même est possible, est-ce vrai? je ne pense pas. Par exemple, qui aurait l'idée d'aller fouiller un siècle pour trouver les auteurs mineurs inconnus aujourd'hui? Qui irait voir pour le XVIe, à part les plus connus, des auteurs comme Montreux, de Verville, Baïf, Sainte-Marthe, Le loyer…? Regardez les derniers grands écrivains français, qui parmi eux n'a pas une grande culture? Il faut lire pour écrire, et la fac enseigne comment lire un texte.
Oui quelle fierté on tire de connaître Sainte-Marthe, de maîtriser l'art de la dissertation et du commentaire stylistique! Mais faudrait peut-être arrêter d'idéaliser l'enseignement des lettres à la fac. Le plus souvent, on y étudie des oeuvres classiques, des oeuvres françaises qui plus est, un peu limitatif non? Tout est assez "formaté" je dirais, et ceux qui réussissent ne sont pas forcément les plus passionnés, mais les plus méthodiques.
Quant à la culture littéraire, un passionné de littérature fouillera lui même dans les bibliothèques non? Il n'attendra pas qu'un prof lui ponde son cours théorique ou lui dise d'aller lire tel recueil d'Aragon.
Personnellement, je suis en 2ème année de fac de lettres, méthodique et passionné, l'un n'empêche pas l'autre. En ce qui concerne les oeuvres classiques, ne sont-elles pas classiques parce qu'incontournables? Et puis on vous déconseillera les biographies, mais je les accumule. Quant aux œuvres presque uniquement françaises, ma fac vous contredira; en deux ans, j'ai étudié Hoffmann, Poe, Joyce, Dos Passos, Zweig, Inoué, Lorca, Cela… Allemagne, Etats-Unis, Irlande, Japon, Espagne… tout ça est bien français!!! Alors avant de tirer à boulets rouges sur la fac de lettres, il faut se renseigner. Et puis il n'y a qu'en France que l'on rejette le magistère intellectuel des enseignants de fac, mais je pense que cela vient de ceux qui n'y ont jamais mis les pieds, et qui veulent détruire le semblant de prestige des facs françaises. Alors oui, on a besoin d'écrivains mais aussi de profs, certains pouvant être les deux. J'avais un professeur d'espagnol l'année dernière qui est critique littéraire, professeur et "cuentista"; j'ai cette année un prof de XVIIe qui écrit des polars… Donc pour en revenir à la question posée, on peut être prof et écrire à la fois, ce n'est pas impossible.
Il n'y aurait en France qu'une centaine d'écrivains vivant de leur plume. Il faut bien comprendre quêtre publié n'est pas suffisant, la majorité des auteurs publiés doivent exercer un métier en plus.

Donc la question à se poser c'est sans doute simplement de savoir quel métier pourrait te plaire.
Lucretius a écrit :
Marcanciel a écrit :et c'eut été bien dommage.
eût été…

Et il me semble, mais je n'en suis pas sûr, qu'il faudrait mettre une cédille à c'

A part ça, je suis bien d'accord.
Autant pour moi, j'ai été un peu vite, et pour la cédille, j'ignorais.

Pour wald, moi on m'a dit (prof de lettres) qu'il y en avait 11, mais ça me semblait quand même faible. C'est une question à vérifier. Il y a aussi ceux qui pourraient vivre de leur plume et qui ont choisi d'exercer une activité à côté.
@Marcanciel
Ma source:

https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20081110.BIB2391/de-quoi-vivent-les-ecrivains-francais.html
Merci pour le lien, c'est très intéressant. 🙂