Bonjour,
J'ai un texte a étudié et je ne comprend pas du tout une question, si je comprend mais ce qu'il faut chercher
La question : " Nature, sentiement, émotions : comment ces éléments sont-ils liés dans le texte ? A partir des structures grammaticales, précisez quelles sont et comment s'expriment leurs interactions?"
Donc, je ne vois pas trop comment relié ces éléments et qu'entendent ils par sructure grammaticale ?
Voici l'extrait de la Nouvelle Heloise, premiere partie, lettre XXIII :
J'ai un texte a étudié et je ne comprend pas du tout une question, si je comprend mais ce qu'il faut chercher
La question : " Nature, sentiement, émotions : comment ces éléments sont-ils liés dans le texte ? A partir des structures grammaticales, précisez quelles sont et comment s'expriment leurs interactions?"
Donc, je ne vois pas trop comment relié ces éléments et qu'entendent ils par sructure grammaticale ?
Voici l'extrait de la Nouvelle Heloise, premiere partie, lettre XXIII :
J’attribuai, durant la première journée, aux agréments de cette variété le calme que je sentais renaître en moi. J’admirais l’empire qu’ont sur nos passions les plus vives les êtres les plus insensibles, et je méprisais la philosophie de ne pouvoir pas même autant sur l’âme qu’une suite d’objets inanimés. Mais cet état paisible ayant duré la nuit et augmenté le lendemain, je ne tardai pas de juger qu’il avait encore quelque autre cause qui ne m’était pas connue. J’arrivai ce jour-là sur des montagnes les moins élevées, et, parcourant ensuite leurs inégalités, sur celles des plus hautes qui étaient à ma portée. Après m’être promené dans les nuages, j’atteignais un séjour plus serein, d’où l’on voit dans la saison le tonnerre et l’orage se former au-dessous de soi ; image trop vaine de l’âme du sage, dont l’exemple n’exista jamais, ou n’existe qu’aux mêmes lieux d’où l’on en a tiré l’emblème.
Ce fut là que je démêlai sensiblement dans la pureté de l’air où je me trouvais la véritable cause du changement de mon humeur, et du retour de cette paix intérieure que j’avais perdue depuis si longtemps. En effet, c’est une impression générale qu’éprouvent tous les hommes, quoiqu’ils ne l’observent pas tous, que sur les hautes montagnes, où l’air est pur et subtil, on se sent plus de facilité dans la respiration, plus de légèreté dans le corps, plus de sérénité dans l’esprit ; les plaisirs y sont moins ardents, les passions plus modérées. Les méditations y prennent je ne sais quel caractère grand et sublime, proportionné aux objets qui nous frappent, je ne sais quelle volupté tranquille qui n’a rien d’âcre et de sensuel. Il semble qu’en s’élevant au-dessus du séjour des hommes, on y laisse tous les sentiments bas et terrestres, et qu’à mesure qu’on approche des régions éthérées, l’âme contracte quelque chose de leur inaltérable pureté. On y est grave sans mélancolie, paisible sans indolence, content d’être et de penser : tous les désirs trop vifs s’émoussent, ils perdent cette pointe aiguë qui les rend douloureux ; ils ne laissent au fond du cœur qu’une émotion légère et douce ; et c’est ainsi qu’un heureux climat fait servir à la félicité de l’homme les passions qui font ailleurs son tourment. Je doute qu’aucune agitation violente, aucune maladie de vapeurs pût tenir contre un pareil séjour prolongé, et je suis surpris que des bains de l’air salutaire et bienfaisant des montagnes ne soient pas un des grands remèdes de la médecine et de la morale.
Qui non palazzi, non teatro o loggia ;
Ma’n lor vece un’ abete, un faggio, un pino,
Trà l’erba verge e’l bel monte vicino
Levan di terra al ciel nostr’ intelletto.



