Marguerite Duras, Moderato Cantabile, chapitre 7 - Sur un plat d’argent à l’achat duquel…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Voilà, j'ai un commentaire à faire sur le début du chapitre VII de Moderato Cantabile.
Sur un plat d'argent à l'achat duquel trois générations ont contribué, le saumon arrive, glacé dans sa forme native. Habillé de noir, ganté de blanc, un homme le porte, tel un enfant de roi, et le présente à chacun dans le silence du dîner commençant. Il est bien séant de ne pas en parler.

De l'extrémité nord du parc, les magnolias versent leur odeur qui va de dune en dune jusqu'à rien. Le vent, ce soir, est du sud. Un homme rôde, boulevard de la Mer. Une femme le sait.

Le saumon passe de l'un à l'autre suivant un rituel que rien ne trouble, sinon la peur cachée de chacun que tant de perfection tout à coup ne se brise ou ne s'entache d'une trop évidente absurdité. Dehors, dans le parc, les magnolias élaborent leur floraison funèbre dans la nuit noire du printemps naissant.

Avec le ressac du vent qui va, vient, se cogne aux obstacle de la ville, et repart, le parfum atteint l'homme et le lâche, alternativement.

Des femmes, à la cuisine, achèvent de parfaire la suite, la sueur au front, l'honneur à vif, elles écorchent un canard mort dans son linceul d'orange. Cependant que rose, mielleux, mais déjà déformé par le temps très court qui vient de se passer, le saumon des eaux libres de l'océan continue sa marche inéluctable vers sa totale disparition et que la crainte d'un manquement quelconque au cérémonial qui accompagne celle-ci se dissipe peu à peu.

Un homme, face à une femme, regarde cette inconnue. Ses seins sont de nouveau à moitié nus. Elle ajusta hâtivement sa robe. Entre eux se fane une fleur. Dans ses yeux élargis, immodérés, des lueurs de lucidité passent encore, suffisante pour qu'elle arrive à se servir à son tour du saumon des autres gens.

A la cuisine, on ose enfin le dire, le canard étant prêt, et au chaud, dans le répit qui s'ensuit, qu'elle exagère.
Je suis en train de finir la recherche d'idées et j'ai déjà une idée du plan, je le met dès que je l'ai trouvé.

Voilà, j'ai trouvé ceci pour l'instant :

I- Un dîner bourgeois
1) Un repas riche
2) Un repas-rituel
3) Un repas ridicule
II- Mais Anne est occupé ailleurs
1) Anne incongrue
2) Chauvin Anne sont des inconnus quand ils se regardent ou qu'elle l'imagine.
3) Opposition mort/vie qui rappelle l'opposition intérieur/extérieur
III- Anne est déchirée intérieurement
1) Opposition intérieur/extérieur
2) Opposition vie/mort
3) Progression froid→ chaud
Bonsoir Cococarre,

Je n'ai pas tout compris de ton plan.
De toute façon, il faudrait le faire précéder d'une problématique.
Ensuite classer les sous-parties de la moins importante à la plus importante.
Dommage que tu ne dises rien de cette focalisation omnisciente qui crée le mystère.

Cet extrait d'un représentant du nouveau roman est marquant par ce dédain pour l'intrigue, sa langueur dans une scène banale très révélatrice, ici la critique d'une bourgeoisie stéréotypée, l'évocation d'un désir trouble qui détonne dans cette atmosphère compassée.