Camus, Les Justes, acte II - Je ne pouvais pas prévoir… Des enfants, des enfants surtout…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour j'ai un commentaire à faire pour dans quelques jours, sur un extrait du deuxieme acte de Les Justes d'Albert Camus. Mais je ne m'en sors pas du tout 😞
Voici l'extrait:

En 1905 à Moscou, des terroristes appartenant à un groupe révoulutionnaire organisent un attentat à la bombe contre le grand duc Serge, oncle du Tsar. Kaliayev (Yanek) chargé de lancer la bombe sur la calèche du grand du ne l'a pas fait. Il s'explique ici devant ses camarades.

Extrait de l'Acte II
Tous regardent kaliayev qui lève les yeux vers Stepan.

Kaliayev, égaré.
Je ne pouvais pas prévoir… Des enfants, des enfants surtout. As-tu regardé des enfants ? Ce regard grave qu'ils ont parfois… Je n'ai jamais pu soutenir ce regard… Une seconde auparavant, pourtant dans l'ombre, au coin de la petite place, j'étais heureux. Quand les lanternes de la calèche ont commencé à briller au loin, mon coeur s'est mis à battre de joie, je te le jure. Il battait de plus en plus fort à mesure que le roulement de la calèche grandissait. Il faisait tant de bruit en moi. J'avais envie de bondir. Je crois que je riais. Et je disais "oui, oui"… Tu comprends?
Il quitte Stepan du regard et reprend son attitude affaisée.
J'ai couru vers elle. C'est à ce moment que je les ai vus. Ils ne riaient pas, eux. Ils se tenaient tout droits et, regardaient dans le vide. Comme ils avaient l'air triste ! Perdus dans leurs habits de parade, les mains sur les cuisses, le buste raide de chaque coté de la portière ! Je n'ai pas vu la grande duchesse. Je n'ai vu qu'eux. S'ils m'avaient regardé, je crois que j'aurais lancé la bombe. Pour éteindre au moins ce regard triste. Mais ils regardaient toujours devant eux.
Il lève les yeux vers les autres. Silence. Plus bas encore.
Alors je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Mon bras est devenu faible. Mes jambes tramblaient. Une seconde après, il était trop tard. (Silence. Il regarde à terre.) Dora, ai-je rêvé, il m'a semblé que les cloches sonnaient à ce moment là ?

Dora
Non, Yanek, tu n'as pas rêvé.
Elle pose la main sur son bras. Kaliayev relève la tête et les voit tous tournés vers lui. Il se lève.

Kaliayev
Regardez-moi, frères, regardes moi Boria, je ne suis pas un lâche, je n'ai pas reculé. Je ne les attendais pas. Tout s'est passé trop vite. Ces deux petits visages sérieux et dans ma main, ce poids terrible. C'est sur eux qu'il fallait le lancer. Ainsi. Tout droit. Oh non ! Je n'ai pas pu.
Il tourne son regard de l'un à l'autre.
Autrefois, quand je conduisais la voiture, chez nous en Ukraine, j'allais comme le vent, je n'avais peur de rien. De rien au monde, sinon de renverser un enfant. J'imaginais le choc, cette tête frêle frappant la rout, à la volée…
Il se tait.
Aidez-moi…
Silence.
Voilà, si quelqu'un pouvait m'apporter son aide, ca ne serait pas de refus. 🙂
Bonsoir Juile,

Ce n'est pas très compliqué.
Un révolutionnaire n'a pu aller au bout de l'acte pour lequel il s'était préparé. Ce terroriste n'est pas une mécanique décérébrée et sans coeur. Il a été soumis à un conflit moral.

Tu peux examiner ces axes :
1 le plaidoyer, la défense
2 le portrait d'un homme divisé et sensible
3 l'autoportrait paradoxal d'un terroriste humain
Merci beaucoup pour ta réponse, j'ai bien étudié mon texte, j'avais une idée similaire pour les deux premiers axes, par contre j'ai du mal à comprendre le sens du 3ème axe :/

Et je n'ai pas d'idées de problématique. A chaque commentaire c'est la même chose, je coince pour la problématique.
Bonsoir Julie,

La problématique est justement dans le paradoxe que tu vas développer dans le 3e axe.

Un terroriste est pour le sens commun un criminel et un assassin.
Si tu regardes le titre, les Justes, tu te rends compte que Camus va essayer d'examiner si le terrorisme qui est une violence peut être justifié par un certain idéalisme. Là réside le paradoxe.

Ta problématique pourrait donc être : "la violence terroriste aux prises avec les scrupules moraux" ou "la violence terroriste connaît-elle des limites ?" ou encore "le terroriste peut-il être un juste ?"
Bonjour à tous! Alors voilà après de nombreuses recherches je n'est tooujours pas trouvé d'aide pour mon commentaire littéraire! Je dois rendre dans 2 semaines un commentaire sur l'acte de 2 des Justes d'Albert camus, voici l'extrait étudié: Kaliayev, égaré.
Je ne pouvais pas prévoir… Des enfants, des enfants surtout. As-tu regardé des enfants ? Ce regard grave qu'ils ont parfois… Je n'ai jamais pu soutenir ce regard… Une seconde auparavant, pourtant dans l'ombre, au coin de la petite place, j'étais heureux. Quand les lanternes de la calèche ont commencé à briller au loin, mon coeur s'est mis à battre de joie, je te le jure. Il battait de plus en plus fort à mesure que le roulement de la calèche grandissait. Il faisait tant de bruit en moi. J'avais envie de bondir. Je crois que je riais. Et je disais "oui, oui"… Tu comprends?
Il quitte Stepan du regard et reprend son attitude affaisée.
J'ai couru vers elle. C'est à ce moment que je les ai vus. Ils ne riaient pas, eux. Ils se tenaient tout droits et, regardaient dans le vide. Comme ils avaient l'air triste ! Perdus dans leurs habits de parade, les mains sur les cuisses, le buste raide de chaque coté de la portière ! Je n'ai pas vu la grande duchesse. Je n'ai vu qu'eux. S'ils m'avaient regardé, je crois que j'aurais lancé la bombe. Pour éteindre au moins ce regard triste. Mais ils regardaient toujours devant eux.
Il lève les yeux vers les autres. Silence. Plus bas encore.
Alors je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Mon bras est devenu faible. Mes jambes tramblaient. Une seconde après, il était trop tard. (Silence. Il regarde à terre.) Dora, ai-je rêvé, il m'a semblé que les cloches sonnaient à ce moment là ?
Dora
Non, Yanek, tu n'as pas rêvé.
Elle pose la main sur son bras. Kaliayev relève la tête et les voit tous tournés vers lui. Il se lève.
Kaliayev
Regardez-moi, frères, regardes moi Boria, je ne suis pas un lâche, je n'ai pas reculé. Je ne les attendais pas. Tout s'est passé trop vite. Ces deux petits visages sérieux et dans ma main, ce poids terrible. C'est sur eux qu'il fallait le lancer. Ainsi. Tout droit. Oh non ! Je n'ai pas pu.

J'ai commencer mon plan mais je ne suis pas du tout sure de moi donc j'aimerai bien qu'on m'aide s'il vous plait, c'est urgent!!
Bonjour Sofia,

Regarde cette discussion https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/15627-camus-les-justes-acte-ii-je-ne-pouvais-pas-prevoir-des-enfants-des-enfants-surtout.html
Bonjour Jean Luc, je trouve que les sous parties sont similaire et je ne trouve pas quoi mettre dans chacune des sous parties
Bonjour à tous ,

Voilà mon petit soucis j'ai un commentaire littéraire à faire et à rendre dans 1semaine et demie
Et je suis un peu perdu , c'est le deuxième commentaire qu'on fait en classe mais cette fois nous avons ni problèmatique , ni axe ……

Et le texte n'est pas très parlant !
Kaliayev, égaré.
Je ne pouvais pas prévoir… Des enfants, des enfants surtout. As-tu regardé des enfants ? Ce regard grave qu'ils ont parfois… Je n'ai jamais pu soutenir ce regard… Une seconde auparavant, pourtant dans l'ombre, au coin de la petite place, j'étais heureux. Quand les lanternes de la calèche ont commencé à briller au loin, mon coeur s'est mis à battre de joie, je te le jure. Il battait de plus en plus fort à mesure que le roulement de la calèche grandissait. Il faisait tant de bruit en moi. J'avais envie de bondir. Je crois que je riais. Et je disais "oui, oui"… Tu comprends?
Il quitte Stepan du regard et reprend son attitude affaisée.
J'ai couru vers elle. C'est à ce moment que je les ai vus. Ils ne riaient pas, eux. Ils se tenaient tout droits et, regardaient dans le vide. Comme ils avaient l'air triste ! Perdus dans leurs habits de parade, les mains sur les cuisses, le buste raide de chaque coté de la portière ! Je n'ai pas vu la grande duchesse. Je n'ai vu qu'eux. S'ils m'avaient regardé, je crois que j'aurais lancé la bombe. Pour éteindre au moins ce regard triste. Mais ils regardaient toujours devant eux.
Il lève les yeux vers les autres. Silence. Plus bas encore.
Alors je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Mon bras est devenu faible. Mes jambes tramblaient. Une seconde après, il était trop tard. (Silence. Il regarde à terre.) Dora, ai-je rêvé, il m'a semblé que les cloches sonnaient à ce moment là ?

Dora
Non, Yanek, tu n'as pas rêvé.
Elle pose la main sur son bras. Kaliayev relève la tête et les voit tous tournés vers lui. Il se lève.

Kaliayev
Regardez-moi, frères, regardes moi Boria, je ne suis pas un lâche, je n'ai pas reculé. Je ne les attendais pas. Tout s'est passé trop vite. Ces deux petits visages sérieux et dans ma main, ce poids terrible. C'est sur eux qu'il fallait le lancer. Ainsi. Tout droit. Oh non ! Je n'ai pas pu.
En figure j'ai relevé :
répétition de "enfants"
antithèses ( "briller " "ombre" )
métahpore ( coeur battre de joie )

Et au niveau de la problèmatique j'ai pensé à ça :
-Montrez que chez Kaliayev les sentiments l'emporte sur l'action


Merci
Bonjour j'aurais besoin d'aide pour comprendre les deux parties de mon commentaire. J'ai fait mon corpus qui était plutôt facile, mais je peine un petit peu pour le commentaire.
Voici les deux questions :
- Vous montrerez les sentiments contradictoires qui animent Kaliayev.
- Vous montrerez comment pour Kaliayev cette expérience éclaire d'un nouveau jour la notion d'engagement politique.

Voici l'extrait :
En 1905 à Moscou, des terroristes appartenant à un groupe révoulutionnaire organisent un attentat à la bombe contre le grand duc Serge, oncle du Tsar. Kaliayev (Yanek) chargé de lancer la bombe sur la calèche du grand duc ne l'a pas fait. Il s'explique ici devant ses camarades.

Tous regardent kaliayev qui lève les yeux vers Stepan.Kaliayev, égaré.

Je ne pouvais pas prévoir… Des enfants, des enfants surtout. As-tu regardé des enfants ? Ce regard grave qu'ils ont parfois… Je n'ai jamais pu soutenir ce regard… Une seconde auparavant, pourtant dans l'ombre, au coin de la petite place, j'étais heureux. Quand les lanternes de la calèche ont commencé à briller au loin, mon coeur s'est mis à battre de joie, je te le jure. Il battait de plus en plus fort à mesure que le roulement de la calèche grandissait. Il faisait tant de bruit en moi. J'avais envie de bondir. Je crois que je riais. Et je disais "oui, oui"… Tu comprends?
Il quitte Stepan du regard et reprend son attitude affaissée.
J'ai couru vers elle. C'est à ce moment que je les ai vus. Ils ne riaient pas, eux. Ils se tenaient tout droits et, regardaient dans le vide. Comme ils avaient l'air triste ! Perdus dans leurs habits de parade, les mains sur les cuisses, le buste raide de chaque côté de la portière ! Je n'ai pas vu la grande duchesse. Je n'ai vu qu'eux. S'ils m'avaient regardé, je crois que j'aurais lancé la bombe. Pour éteindre au moins ce regard triste. Mais ils regardaient toujours devant eux.
Il lève les yeux vers les autres. Silence. Plus bas encore.
Alors je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Mon bras est devenu faible. Mes jambes tremblaient. Une seconde après, il était trop tard. (Silence. Il regarde à terre.) Dora, ai-je rêvé, il m'a semblé que les cloches sonnaient à ce moment là ?

Dora

Non, Yanek, tu n'as pas rêvé.
Elle pose la main sur son bras. Kaliayev relève la tête et les voit tous tournés vers lui. Il se lève.

Kaliayev

Regardez-moi, frères, regarde-moi Boria, je ne suis pas un lâche, je n'ai pas reculé. Je ne les attendais pas. Tout s'est passé trop vite. Ces deux petits visages sérieux et dans ma main, ce poids terrible. C'est sur eux qu'il fallait le lancer. Ainsi. Tout droit. Oh non ! Je n'ai pas pu.
Il tourne son regard de l'un à l'autre.
Autrefois, quand je conduisais la voiture, chez nous en Ukraine, j'allais comme le vent, je n'avais peur de rien. De rien au monde, sinon de renverser un enfant. J'imaginais le choc, cette tête frêle frappant la rout, à la volée…
Il se tait.
Aidez-moi…
Silence.