Bonjour a tout le monde .
Je dois répondre a toutes ces questions pour le lundi 24 nov 08.
1) Quels sont les sentiments ou impressions successivement exprimés par Figaro?
2) Pourquoi Suzanne et Figaro plaisantent-ils à un moment ou ils risquent de se trouver dans une situation fort désagréable?
3) Comment les personnages de Suzanne et de Figaro sont-ils caractérisés dans cette scène?
4) Quelle sont les informations apportées au spectateur dans cette scène ? Quelle suite laissent-elle attendre?
merci d'avance …
🙂
VOICI LA SCÈNE
SCÈNE 1
FIGARO, SUZANNE
" FIGARO: Dix-neuf pieds sur vingt-six.
SUZANNE: Tiens, Figaro, voilà mon petit chapeau; le trouves-tu mieux ainsi ?
FIGARO lui prend les mains: Sans comparaison, ma charmante. Oh ! que ce joli bouquet virginal, élevé sur la tête d'une belle fille, est doux, le matin des noces, à l'oeil amoureux d'un époux !…
SUZANNE se retire: Que mesures-tu donc là, mon fils ?
FIGARO: Je regarde, ma petite Suzanne, si ce beau lit que Monseigneur nous donne aura bonne grâce ici.
SUZANNE: Dans cette chambre ?
FIGARO: Il nous la cède.
SUZANNE: Et moi je n'en veux point.
FIGARO: Pourquoi ?
SUZANNE: Je n'en veux point.
FIGARO: Mais encore ?
SUZANNE: Elle me déplaît.
FIGARO: On dit une raison.
SUZANNE: Si je n'en veux pas dire ?
FIGARO: Oh ! quand elles sont sûres de nous
SUZANNE: Prouver que j'ai raison serait accorder que je puis avoir tort. Es-tu mon serviteur, ou non ?
FIGARO: Tu prends de l'humeur contre la chambre du château la plus commode, et qui tient le milieu des deux appartements. La nuit, si Madame est incommodée, elle sonnera de son côté; zeste ! en deux pas, tu es chez elle. Monseigneur veut-il quelque chose ? il n'a qu'à tinter du sien; crac ! en trois sauts me voilà rendu.
SUZANNE: Fort bien ! mais, quand il aura «tinté» le matin pour te donner quelque bonne et longue commission, zeste ! en deux pas il est à ma porte, et crac ! en trois sauts…
FIGARO: Qu'entendez-vous par ces paroles ?
SUZANNE: Il faudrait m'écouter tranquillement.
FIGARO: Eh qu'est-ce qu'il y a ? Bon Dieu !
SUZANNE: Il y a, mon ami, que las de courtiser les beautés des environs, Monsieur le Comte Almaviva veut rentrer au château, mais non pas chez sa femme ; c'est sur la tienne, entends-tu, qu'il a jeté ses vues, auxquelles il espère que ce logement ne nuira pas. Et c'est ce que le loyal Bazile, honnête agent de ses plaisirs, et mon noble maître à chanter, me répète chaque jour, en me donnant leçon.
FIGARO: Bazile ! ô mon mignon ! si jamais volée de bois vert appliquée sur une échine a dûment redressé la moelle épinière à quelqu'un…
SUZANNE: Tu croyais, bon garçon! que cette dot qu'on me donne était pour les beaux yeux de ton mérite ?
FIGARO: J'avais assez fait pour l'espérer.
SUZANNE: Que les gens d'esprit sont bêtes !
FIGARO: On le dit.
SUZANNE: Mais c'est qu'on ne veut pas le croire.
FIGARO: On a tort.
SUZANNE: Apprends qu'il la destine à obtenir de moi, secrètement, certain quart d'heure, seul à seule, qu'un ancien droit du seigneur… Tu sais s'il était triste !
FIGARO: Je le sais tellement que, si Monsieur le Comte, en se mariant, n'eût pas aboli ce droit honteux, jamais je ne t'eusse épousée dans ses domaines.
SUZANNE: Eh bien ! s'il l'a détruit, il s'en repent ; et c'est de ta fiancée qu'il veut le racheter en secret aujourd'hui.
FIGARO, se frottant la tête: Ma tête s'amollit de surprise ; et mon front fertilisé…
Bonsoir et joyeuses fêtes a tous le monde 🙂Rédaction montrer que la scène d’exposition est réussite. Je dois faire 3 partie:
1) Une scène d'exposition qui informe le spectateur
2) Scène d'exposition qui est naturelle
3) Une scène d'exposition réussie car elle suscite le plaisir du spectateur.
Je ne demande absolument pas les réponses mais comment m'y prendre. Merci Je demande juste comment je peut faire l'introduction et de quoi je peut parler !!!!Sujet :Scène 1
FIGARO, SUZANNE
FIGARO: Dix-neuf pieds sur vingt-six.
SUZANNE: Tiens, Figaro, voilà mon petit chapeau; le trouves-tu mieux ainsi ?
FIGARO lui prend les mains: Sans comparaison, ma charmante. Oh ! que ce joli bouquet virginal, élevé sur la tête d'une belle fille, est doux, le matin des noces, à l'oeil amoureux d'un époux !…
SUZANNE se retire: Que mesures-tu donc là, mon fils ?
FIGARO: Je regarde, ma petite Suzanne, si ce beau lit que Monseigneur nous donne aura bonne grâce ici.
SUZANNE: Dans cette chambre ?
FIGARO: Il nous la cède.
SUZANNE: Et moi je n'en veux point.
FIGARO: Pourquoi ?
SUZANNE: Je n'en veux point.
FIGARO: Mais encore ?
SUZANNE: Elle me déplaît.
FIGARO: On dit une raison.
SUZANNE: Si je n'en veux pas dire ?
FIGARO: Oh ! quand elles sont sûres de nous
SUZANNE: Prouver que j'ai raison serait accorder que je puis avoir tort. Es-tu mon serviteur, ou non ?
FIGARO: Tu prends de l'humeur contre la chambre du château la plus commode, et qui tient le milieu des deux appartements. La nuit, si Madame est incommodée, elle sonnera de son côté; zeste ! en deux pas, tu es chez elle. Monseigneur veut-il quelque chose ? il n'a qu'à tinter du sien; crac ! en trois sauts me voilà rendu.
SUZANNE: Fort bien ! mais, quand il aura «tinté» le matin pour te donner quelque bonne et longue commission, zeste ! en deux pas il est à ma porte, et crac ! en trois sauts…
FIGARO: Qu'entendez-vous par ces paroles ?
SUZANNE: Il faudrait m'écouter tranquillement.
FIGARO: Eh qu'est-ce qu'il y a ? Bon Dieu !
SUZANNE: Il y a, mon ami, que las de courtiser les beautés des environs, Monsieur le Comte Almaviva veut rentrer au château, mais non pas chez sa femme ; c'est sur la tienne, entends-tu, qu'il a jeté ses vues, auxquelles il espère que ce logement ne nuira pas. Et c'est ce que le loyal Bazile, honnête agent de ses plaisirs, et mon noble maître à chanter, me répète chaque jour, en me donnant leçon.
FIGARO: Bazile ! ô mon mignon ! si jamais volée de bois vert appliquée sur une échine a dûment redressé la moelle épinière à quelqu'un…
SUZANNE: Tu croyais, bon garçon! que cette dot qu'on me donne était pour les beaux yeux de ton mérite ?
FIGARO: J'avais assez fait pour l'espérer.
SUZANNE: Que les gens d'esprit sont bêtes !
FIGARO: On le dit.
SUZANNE: Mais c'est qu'on ne veut pas le croire.
FIGARO: On a tort.
SUZANNE: Apprends qu'il la destine à obtenir de moi, secrètement, certain quart d'heure, seul à seule, qu'un ancien droit du seigneur… Tu sais s'il était triste !
FIGARO: Je le sais tellement que, si Monsieur le Comte, en se mariant, n'eût pas aboli ce droit honteux, jamais je ne t'eusse épousée dans ses domaines.
SUZANNE: Eh bien ! s'il l'a détruit, il s'en repent ; et c'est de ta fiancée qu'il veut le racheter en secret aujourd'hui.
FIGARO, se frottant la tête: Ma tête s'amollit de surprise ; et mon front fertilisé…
SUZANNE: Ne le frotte donc pas
FIGARO: Quel danger ?
SUZANNE, riant: S'il y venait un petit bouton ; des gens superstitieux…
FIGARO: Tu ris, friponne ! Ah ! s'il y avait moyen d'attraper ce grand trompeur, de le faire donner dans un bon piège, et d'empocher son or !
SUZANNE: De l'intrigue, et de l'argent ; te voilà dans ta sphère.
Tu dois commencer par consulter les fiches méthodes ici :
https://www.etudes-litteraires.com/commentaire
et dans ton manuel, sans doute dans tes cours aussi.
Tu as déjà le plan donné et la problématique, on ne peut pas trop t'en dire plus pour t'aider… Analyse le dialogue : ton, type de phrase, champs lexicaux, figures de style… et interroge-toi sur ce qu'on apprend dans cette scène, qui est présent, ce que le spectateur découvre sur eux, comment, etc.
Je te remercie infiniment ! T'en penses quoi a propos de cette intro ?
Ce texte intitulé le Mariage de Figaro est un extrait de la pièce de théâtre de Beaumarchais. Tiré de sa trilogie qui a connu un succès énorme et qu'on nomme " les 3 folles journées ". Ainsi nous allons voir en quoi cette scène d'exposition est elle particulièrement réussit ? Dans un premier temps nous allons démontrer que cet scène d'exposition informe bien les lecteurs. Puis, une scène d'exposition qui est naturelle. Et enfin pour finir, une scène d'exposition qui réussit a faire susciter le plaisir chez le lecteur.
Bonjour tout le monde,
Je dois faire un axe de mon texte complémentaire, ce texte est Le Mariage de Figaro, acte l, scène l.
Voici l'extrait, je vous l'ai recopié:
"Figaro.
Dix-neuf pieds sur vingt-six.
Suzanne.
Tiens, Figaro, voilà mon petit chapeau : le trouves-tu mieux ainsi ?
Figaro lui prend les mains.
Sans comparaison, ma charmante. Oh ! que ce joli bouquet virginal, élevé sur la tête d’une belle fille, est doux, le matin des noces, à l’œil amoureux d’un époux !…
Suzanne se retire.
Que mesures-tu donc là, mon fils ?
Figaro.
Je regarde, ma petite Suzanne, si ce beau lit que monseigneur nous donne aura bonne grâce ici.
Suzanne.
Dans cette chambre ?
Figaro.
Il nous la cède.
Suzanne.
Et moi je n’en veux point.
Figaro.
Pourquoi ?
Suzanne.
Je n’en veux point.
Figaro.
Mais encore ?
Suzanne.
Elle me déplaît.
Figaro.
On dit une raison.
Suzanne.
Si je n’en veux pas dire ?
Figaro.
Oh ! quand elles sont sûres de nous !
Suzanne.
Prouver que j’ai raison serait accorder que je puis avoir tort. Es-tu mon serviteur, ou non ?
Figaro.
Tu prends de l’humeur contre la chambre du château la plus commode, et qui tient le milieu des deux appartements. La nuit, si madame est incommodée, elle sonnera de son côté : zeste, en deux pas tu es chez elle. Monseigneur veut-il quelque chose ? il n’a qu’à tinter du sien : crac, en trois sauts me voilà rendu.
Suzanne.
Fort bien ! Mais quand il aura tinté, le matin, pour te donner quelque bonne et longue commission : zeste, en deux pas il est à ma porte, et crac, en trois sauts…
Figaro.
Qu’entendez-vous par ces paroles ?
Suzanne.
Il faudrait m’écouter tranquillement.
Figaro.
Eh ! qu’est-ce qu’il y a, bon Dieu ?
Suzanne.
Il y a, mon ami, que, las de courtiser les beautés des environs, monsieur le comte Almaviva veut rentrer au château, mais non pas chez sa femme : c’est sur la tienne, entends-tu ? qu’il a jeté ses vues, auxquelles il espère que ce logement ne nuira pas. Et c’est ce que le loyal Basile, honnête agent de ses plaisirs, et mon noble maître à chanter, me répète chaque jour en me donnant leçon.
Figaro.
Basile ! ô mon mignon, si jamais volée de bois vert, appliquée sur une échine, a dûment redressé la moelle épinière à quelqu’un…
Suzanne.
Tu croyais, bon garçon, que cette dot qu’on me donne était pour les beaux yeux de ton mérite ?
Figaro.
J’avais assez fait pour l’espérer.
Suzanne.
Que les gens d’esprit sont bêtes !
Figaro.
On le dit.
Suzanne.
Mais c’est qu’on ne veut pas le croire !
Figaro.
On a tort.
Suzanne.
Apprends qu’il la destine à obtenir de moi, secrètement, certain quart d’heure, seul à seule, qu’un ancien droit du seigneur… Tu sais s’il était triste !
Figaro.
Je le sais tellement, que si monsieur le comte, en se mariant, n’eût pas aboli ce droit honteux, jamais je ne t’eusse épousée dans ses domaines.
Suzanne.
Eh bien ! s’il l’a détruit, il s’en repent ; et c’est de la fiancée qu’il veut le racheter en secret aujourd’hui.
Figaro, se frottant la tête.
Ma tête s’amollit de surprise, et mon front fertilisé…
Suzanne.
Ne le frotte donc pas !
Figaro.
Quel danger ?
Suzanne, riant.
S’il y venait un petit bouton, des gens superstitieux…
Figaro.
Tu ris, friponne ! Ah ! s’il y avait moyen d’attraper ce grand trompeur, de le faire donner dans un bon piège, et d’empocher son or !
Suzanne.
De l’intrigue et de l’argent : te voilà dans ta sphère."
Le professeur nous demande de montrer que cet extrait mélange le registre comique et didactique.
Le registre comique je m'en sors, c'est surtout les fonctions didactiques du texte que je n'arrive pas à cerner.
Merci pour votre éventuelle aide.
J'ai une petite piste mais je pense que je me trompe et que ça ne colle pas avec le didactique, est-ce-que ça à un rapport avec la critique des classes sociales?
Il s'agit de la scène d'exposition.
Qu'apprend le spectateur sur les personnages, sur la situation et les événements antérieurs ?
On apprend que Fiagro et Suzanne sont des bourgeois car tout d'abord ils n'ont pas de nom de famille et qu'ils sont passufs en quelques sortes au Compte.
On apprend également qu'ils sont dans une chambre assez pauvre, car c'est une chalbre toute petite, de servante on pourrait dire, comme décrite dans la didascalie…
Voilà est-ce-que ces informations se rapprochent du registre didactique ?
Pas sûre que ce soit le sens de la question. Il me semble qu'il faut lister les informations apportées par cette scène d'exposition (je me répète):
Qui ? Où ? Quoi ?
L'axe se recentre sur le mélange de registre, en l'occurrence celui didactique qui vise à faire savoir, enseigner quelque chose.
Et ma réponse précédente répond-elle à ce registre?
Je crois qu'on ne se comprend pas.
Propre à l'enseignement : Termes didactiques.
Dont le but est d'instruire, d'informer, d'enseigner : Ouvrage didactique.
D'accord merci pour la définition, maintenant est-ce-que vous pouvez me donner des pistes sur les fonctions didactiques de cet extrait?
Mais je t'ai déjà dit ce que tu devais lister :
QUI ? Qui sont les personnages sur scène et de qui parlent-ils aussi ? Leur statut ?
QUAND ? Qu'a ce jour de particulier ?
QUOI ? Qu'apprenons-nous du comportement du comte ?
…/…
Donc instruire (=didacrique) ne serait-ce que par donner des informations sur les personnages par exemple?
Bonjour, oulala je me suis trompée!!
En relisant mon axe je me suis rendue compte que c'était le registre satirique qu'il fallait commenter et non pas le didactique!
Excusez moi pour mon étourderie, je pourrais avoir une aide concernant ce registre dans cette scène s'il-vous-plaît ?
Qu' est-ce qui est dit du Comte ? Donc quelle critique de l'aristocratie et des abus de pouvoir ?