Zola, L’Assommoir, chapitre 12 - Non, personne ne voulait d’elle. Sa honte lui semblait grandir…

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
Non, personne ne voulait d'elle. Sa honte lui semblait grandir de ce dédain. Elle descendait encore vers l'hôpital, elle remontait vers les abattoirs. C'était sa promenade dernière, des cours sanglantes où l'on assommait, aux salles blafardes où la mort raidissait les gens dans les draps de tout le monde. Sa vie avait tenu là.

- Monsieur, écoutez donc ?

Et, brusquement, elle aperçut son ombre par terre. Quand elle approchait d'un bec de gaz, l'ombre vague se ramassait et se précisait, une ombre énorme, trapue, grotesque tant elle était ronde. Cela s'étalait, le ventre, la gorge, les hanches, coulant et flottant ensemble. Elle louchait si fort de la jambe, que, sur le sol, l'ombre faisait la culbute à chaque pas ; un vrai guignol ! Puis, lorsqu'elle s'éloignait, le guignol grandissait, devenait géant, emplissait le boulevard, avec des révérences qui lui cassaient le nez contre les arbres et contre les maisons. Mon Dieu ! qu'elle était drôle et effrayante ! Jamais elle n'avait si bien compris son avachissement. Alors, elle ne put s'empêcher de regarder ça, attendant les becs de gaz, suivant des yeux le chahut de son ombre. Ah ! elle avait là une belle gaupe qui marchait à côté d'elle ! Quelle touche ! Ça devait attirer les hommes tout de suite. Et elle baissait la voix, elle n'osait plus que bégayer dans le dos des passants.

- Monsieur, écoutez donc ?

Cependant, il devait être très tard. Ça se gâtait, dans le quartier.
Bonjour,

Je n'ai pas trop le temps, mais ton deuxième axe ne me semble pas judicieux ! Établir tout un axe pour le registre, c'est en quelque sorte séparer le fond de la forme; écueil à ne pas faire en commentaire, comme l'indique la fiche méthode présente sur ce site.*

Cordialement,
Zadek
bonjour,
j'ai le même extrait de l'assomoir a commenter et j'ai trouvé mes grande parties mais je n'arrive pas a trouver mes sous-parties et la problématique.
les grandes partie que j'ai trouvez sont:
I prise de conscience du personnage
II l'avachissement du personnage
III la déchéance de Gervaise
est-ce que ces grandes parties semblent-être bonne?
et j'ai besoin d'aide pour la problématique et les sous-parties
aidez moi svp 😀
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y a t-il quelqu'un?
aidez moi svp c'est urgent 🙄
Bonjour, je n'ai pas le temps de beaucoup développer, mais voici ce que j'aurai fait si j'avais eu ce devoir :


Contexte : Gervaise est au plus bas, extrêmement pauvre. Longue errance dans Paris, elle revoit tous les lieux qui l’ont marqué. Mourant de faim, elle décide de se prostituer.

I Prise de conscience de sa déchéance

1 Un bilan de sa vie dans le quartier de la Goutte d’Or Les personnages sont cantonnés à un territoire, un quartier (celui de la goutte d’or) donc espace d’évolution limité. Gervaise n’a pas su trouver son propre espace. Rappel avec le début du roman lorsqu’elle loge à l’hôtel Boncoeur : elle regarde par la fenêtre son « territoire » restreint aux abattoirs et à l’hôpital. Un bilan de sa vie extrêmement négatif et déprimant, qui reflète son amertume, son malheur : « des cours sanglantes où l'on assommait, aux salles blafardes où la mort raidissait les gens dans les draps de tout le monde. Sa vie avait tenu là »
2 La prise de conscience de son déclin« Jamais elle n'avait si bien compris son avachissement ». Déclin qui sera suivie de la chute finale et fatale.
3 Devient inexistante aux yeux des autres : la perte d’une identité sociale
"Non, personne ne voulait d'elle". Par deux fois : « Monsieur écoutez donc ? »

Transition : Prise de conscience de sa déchéance sociale mais également de sa dégradation physique.

II Un portrait effroyable de Gervaise par elle même
1 Description vu à travers les yeux de Gervaise.
Transfiguration à travers sa perception. Utilisation du discours indirect libre : ce sont les pensées de Gervaise qui sont rapportée, et introduites dans le récit même, dans la narration. Donc vocabulaire argotique = langage du peuple retranscrit par Zola.
2 Déshumanisation
Gervaise est comparée à un pantin désarticulé : « un vrai guignol ! ». Perte de son identité, elle est chosifiée : ce n’est plus Gervaise mais « cela ». Difformité : « une ombre énorme, trapue, grotesque tant elle était ronde », « le guignol grandissait, devenait géant, emplissait le boulevard » Elle n’a plus une apparence humaine. Les parties du corps tendent à s’autonomiser : « le ventre, la gorge, les hanches, coulant et flottant ensemble ».
3 Symbolique de la jambe
Gervaise est dissymétrique : elle est claudicante (caractère héréditaire que défend Zola : elle a été conçue un soir de soulerie et sa mère était battue, d’où le fait qu’elle boite). Elle n’a donc aucune stabilité, elle est bancale, toujours au bord de la chute (et elle chutera). Quand elle est heureuse, ne boite pas (ex : au sommet de sa gloire, lorsqu’elle a sa propre blanchisserie, elle ne boite plus du tout et dans le quartier on se demande même si elle ne s’était pas laissé faire une opération). Lorsqu’elle vend la blanchisserie et par conséquent fait une régression sociale, elle se remet à boiter de plus belle. La jambe symbolise sa position sociale, l’état dans lequel elle se trouve. Plus elle est pauvre et malheureuse, plus elle boite. Ici, elle est donc au sommet de son déclin, de son avilissement : « Elle louchait si fort de la jambe, que, sur le sol, l'ombre faisait la culbute à chaque pas ».
Merci pour ton détail du plan!
Est ce qu'on aurait pas pu faire une troisième parti en parlant uniquement de sa déchéance justement de sa vie qui c'est résume au quartier de la goutte d'or ? En incluant pas ce resumer dans la prise de conscience du personnage ?
Si tu as de quoi développer pourquoi pas… mais ça risque de recouper un peu "la prise de conscience de Gervaise". Il ne faudrait pas que cela donne 2 petites parties face à une plus grande partie qui serait le portrait de Gervaise. Si tu parles uniquement de sa déchéance et de son parcours (son ascenssion puis son déclin social), sans expliquer qu'elle en prend justement conscience, à cet instant où elle voit ce qu'elle est devenu, cela risque d'etre trop desciptif, et de trop reprendre le contenu du roman au lieu d'etre orienté précisément sur ce passage.
On a tendance à trop vouloir faire 3 parties, le plan tripartite paraissant comme etre le meilleur, le plus complet. Mais les plans en 2 ou meme 4 parties sont tout aussi bien, et ne sont absolument pas dévalorisés lors de l'évaluation. Le danger des plans tripartites est d'avoir 2 parties égales et nourries et 1 dernieres parties qui serait un peu un "fourre tout", déconstruit, beaucoup plus court, et dans lequel on se répéterait. Il ne faut pas que les parties, quel que soit leur nombre, soient inégales. Maintenant, si tu as de quoi argumenter, tu peux tout à fait rajouter une troisieme partie, c'est à toi de voir!
Ok merci bien, je vais essayer de me débrouiller 🙂
Bonne continuation !