Racine, Phèdre - Questions
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Bonjour,
L'acte IV est celui de la malédiction.
Pour t'aider à commencer, voilà les paroles de Thésée qui demandent à Neptune de condamner son propre fils :
Je t'implore aujourd'hui. Venge un malheureux père.
J'abandonne ce traître à toute ta colère.
Etouffe dans son sang ses désirs effrontés.
Thésée à tes fureurs connaîtra tes bontés.
A toi de continuer…
Merci beaucoup pour se début d'idée ! 🙂
J'aimerais savoir ce que vous pensez de mes idées , pour la première question (quel reproche peut on adresser au tempérament de Thésée dans les première scènes ?) je pense répondre que l'on peut lui reprocher le fait d’être "borner" de n'en faire qu'a sa tête et de ne pas croire son fils mais Phèdre.
Pour la deuxième question (Une parole irréversible, fatal, a été prononcée par Thésée , laquelle , a quelle moment ?) je pense répondre qu'en effet Thésée demande a Neptune de condamner son propre fils.
Pour la troisième question (Une révélation d'Hippolyte, reprise par Thésée fait involontairement echouer cette tentative: laquelle? Montrez qu'elle est même suivie d'une accéleration du mécanisme tragique. Quelle réaction provoque-t-elle à la fin de la scène et dans la scène suivante?) je ne comprend pas vraiment la question, a vrais dire je n'ai aucune idée de la réponse dont je pourrais écrire….
Thésée est peut-être aussi colérique, jaloux…
Hippolyte, pour sa défense, invoque
- son ascendance, son éducation et sa dignité,
- et surtout il avoue son amour pour Aricie, interdit par Thésée pour raison politique.
Continue…
Merci encore , vous m’êtes vraiment d'une grande aide ! 🙂
Je pense donc donner comme réponse a la troisième question que la révélation d'Hippolyte est donc son amour pour Aricie , cette révélation est suivie d'une accélération tragique, car cet amour est impossible et interdit par Thésée.
L'accélération tragique résultante est mal analysée.
Thésée ne considère pas que ses décisions ont été désobéies, il voit plutôt une confirmation de ses soupçons…
De ses soupçons ? De ses soupçons que Hippolyte ment pour "sauver sa peau" du mensonge de Phèdre ?
Oui Thésée pense que son fils avoue sa passion pour dissimuler la véritable personne aimée. C'est le soupçon d'un jaloux.
Merci beaucoup
J'ai aussi une autre question sur cette acte
- Une tentative est faite a un moment donné pour empêcher cette fatalité (lorsque Thésée demande a Neptune de condamner son fils) de s'accomplir : laquelle , faite par qui , en quoi illustre-t-elle la conception racinienne du personnage tragique ?
Ensuite j'ai une analyse a faire sur la scène 6 de l'acte IV, je dois répondre a quelques questions sur la tirade de Phèdre vers 1252 a vers 1294
- Je dois délimiter deux parties inégales de part et d'autre d'un vers pivot et dire quel est le mot clé de ce retournement de vers (Mais je ne sais absolument pas ce qu'es un vers pivot…)
- En vous rappelant que Phèdre descend de Jupiter, dieu Céleste, et du Soleil, et que son père est Minos, devenu, après sa mort, juge des enfers, réfléchissez sur le plan interne de la deuxième partie de la tirade, et montrez ce qui constitue sa gradation tragique.(Je ne comprend pas vraiment cette question)
Au début de la scène IV, Phèdre intercède en faveur d'Hippolyte…
Mais Phèdre ne peut supporter d'apprendre qu'Hippolyte est amoureux d'Aricie…
Les héros raciniens sont aveuglés par leur passion…
Le vers pivot, celui qui fait basculer la tirade dans un autre registre pourrait être
Mes crimes désormais ont comblé la mesure.
Phèdre se fait horreur, elle se voit damnée…
Merci grâce a vous il ne me reste plus qu'une question a mon DM
Dans l'acte IV scène 6 du vers 1270 au vers 1294, observez et commentez précisément l'évolution du jeu des pronoms personnels désignant Phèdre et les membres de sa famille, et mettez-la en relation avec le rôle de la vue (voir/être vu). Quels sont les temps employés du vers 1281 au vers 1285, puis du vers 1286 au vers 1290 ? Mettez en relation ce changement de temps avec les observations précédentes.
Il faudrait quand même fournir des débuts de réponse.
Ou dire ce qui te pose problème dans cette question.
Je ne comprend pas comment mettre en relation les pronoms personnels avec le rôle de la vue.
Je ne sais pas à quoi correspondent les vers que tu désignes, mais je suppose que l'on doit voir une opposition entre ceux qui n'ont rien vu et ceux qui voyaient par exemple, entre "je" et "ils" ou "je" et "tu". Bref savoir ou ne pas savoir, voir ou ne pas voir. Il doit y avoir des tournures négatives ou affirmatives selon les pronoms
Bonsoir,
Je suis en seconde et je dois répondre à deux questions posées par le professeur de français sur l'oeuvre Phèdre de Racine en rédigeant un paragraphe argumenté. Voici les deux questions :
1) Pourquoi Phèdre (ici l’héroïne je pense) est-elle une figure emblématique de la tragédie ?
Voici mes 3 arguments
A ) Une ascendance divine : parler des origines de Phèdre
B ) Une lourde hérédité : "querelle" avec Vénus
C ) Une présence continuelle des Dieux : présence des Dieux : omniprésents
2) En quoi cette pièce de théâtre est-elle une tragédie classique ?
Voici mes 3 arguments
A ) Les règles formelles de la tragédie classique : alexandrin, règle des 3 unités, cinq actes, etc
B ) Les personnages et leurs destin : hauts places dans la société, etc
C ) Les buts de la tragédie classique : provoquer une émotion précise sur le lecteur, etc
Je vous remercie d'avance pour vos aides. Il faut que je remonte ma moyenne en français c'est pas terrible (12). Dites moi si je dois garder ce plan ou s'il faut que je change. Bonne soirée
C'est correct.
Tu peux préciser dans ta première question le manque de liberté du héros racinien (soumis aux dieux). Il se débat pourtant comme s'il l'était et se juge responsable de ses actes (d'où son humanité et sa capacité à nous émouvoir, ce que tu dis très bien à la fin de la deuxième question ).
Parti de la fatalité antique, extérieure et aveugle, Racine l'intériorise et aboutit à la fatalité interne de la passion : le héros subit son destin mais il le porte en lui-même. Phèdre accuse la déesse de l'amour (« C'est Vénus tout entière à sa proie attachée ») mais elle ne cherche pas à se disculper : la source du mal est en elle et « Vénus », c'est son amour même. Non seulement elle se sent responsable, mais elle a le sens du péché et attend, après la mort, la damnation éternelle.