Bonjour,
Je suis un élève de 1ere littéraire, et notre professeur de français nous a donné pour ce samedi 15 novembre un commentaire littéraire à rédiger.
Celui-ci porte sur un des passages de l'oeuvre de Nathalie Sarraute, Enfance.
A partir de: "Là pourtant surgissant de cette brume, la brusque violence de la terreur, de l'horreur…je hurle, je me débats…"
jusqu'à "c'était mauvais pour toi… dors, maintenant c'est fini… "
(en édition folio, page 25 et 26)
Je suis désolé de ne pas pouvoir vous procurer l'extrait en entier, je continu à le chercher sur internet.
J'ai donc commencé par noter mes idées au brouillon, mais maintenant, le moment est venu de chercher des axes, j'ai pensé a développer sur le coté marquant de cet épisode dans l'enfance de l'auteur, mais j'ai du mal a trouver d'autres axes qui donneraient une logique a mon commentaire.
Si vous avez des idées qui pourraient m'aider, pourriez vous m'en faire part ?
Merci d'avance
Je suis un élève de 1ere littéraire, et notre professeur de français nous a donné pour ce samedi 15 novembre un commentaire littéraire à rédiger.
Celui-ci porte sur un des passages de l'oeuvre de Nathalie Sarraute, Enfance.
A partir de: "Là pourtant surgissant de cette brume, la brusque violence de la terreur, de l'horreur…je hurle, je me débats…"
jusqu'à "c'était mauvais pour toi… dors, maintenant c'est fini… "
(en édition folio, page 25 et 26)
Je suis désolé de ne pas pouvoir vous procurer l'extrait en entier, je continu à le chercher sur internet.
J'ai donc commencé par noter mes idées au brouillon, mais maintenant, le moment est venu de chercher des axes, j'ai pensé a développer sur le coté marquant de cet épisode dans l'enfance de l'auteur, mais j'ai du mal a trouver d'autres axes qui donneraient une logique a mon commentaire.
Si vous avez des idées qui pourraient m'aider, pourriez vous m'en faire part ?
Merci d'avance
Là pourtant surgissant de cette brume, la brusque violence de la terreur, de l’horreur… je hurle, je me débats… qu’est-il arrivé ? que m’arrive-t-il ?
« Ta grand-mère va venir te voir »… maman m’a dit ça… Ma grand-mère ? la mère de papa ? Est-ce possible ? elle va venir pour de vrai ? Elle ne vient jamais, elle est si loin… je ne me souviens pas du tout d’elle, mais je sens sa présence par les petites lettres caressantes qu’elle m’envoie de là-bas, par ces boîtes en bois tendre gravées de jolies images dont on peut suivre les contours creux avec son doigt, ces coupes de bois peint couvertes d’un vernis doux au toucher… « Quand arrivera-t-elle ? quand sera-t-elle là ? — Demain après-midi… Tu n’iras pas à la promenade… »
Je l’attends, je guette, j’écoute ses pas dans l’escalier, sur le palier… voilà, c’est elle, on a sonné à la porte, je veux me précipiter, on me retient, attends, ne bouge pas… la porte de ma chambre s’ouvre, un homme et une femme vêtus de blouses blanches me saisissent, on me prend sur les genoux, on me serre, je me débats, on m’appuie sur la bouche, sur le nez, un morceau de ouate, un masque, d’où quelque chose d’atroce, d’asphyxiant se dégage, m’étouffe, m’emplit les poumons, monte dans ma tête, mourir c’est ça, je meurs… Et puis je revis, je suis dans mon lit, ma gorge brûle, mes larmes coulent, maman les essuie… « Mon petit chaton, il fallait t’opérer, tu comprends, on t’a enlevé de la gorge quelque chose qui te faisait du mal, c’était mauvais pour toi… dors, maintenant c’est fini… »
Nathalie Sarraute, Enfance, 1983, Gallimard.



