Bonjour à tous.
En ce beau mardi férié je me retrouve à rédiger un commentaire sur un passage d'Athalie, plus particulièrement l'acte V scène 6 dans la tirade d'Athalie de: "Dieu des Juifs" à "Jézabel":
partirait du problème récurant que les auteurs du 17ème ont lorsqu'ils font intervenir une divinité. En introduction, peut-être pourrais-je commencer par citer Boileau dans son art poétique qui explique: "jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable: le vrai peut quelque fois n'être pas vraisemblable."? Mais je ne suis pas sur si cet extrait se rapporte à l'interdiction de nommer "l'innommable". Bref voici mon ébauche de problématique:
Comment Racine arrive-t'il à faire intervenir l'ordre divin par le personnage d'Athalie, vaincue par les puissances invisibles?
Je ne sais pas si Racine a voulu ajouter une part de son point de vue janséniste dans cette fin d'Athalie comme il l'a fait pour Néron dans Cinna: les hommes sont voués au pêché et à un destin tragique, et seul Dieu décide du destin des hommes avec la Grâce. Si c'est le cas, pourrais-je le rajouter à mon commentaire?
Je pourrais ainsi évoquer l'impuissance d'Athalie qui s'est battu tout au long face aux divinités?
Alors, pensez-vous que ce serait un bon départ pour un commentaire? Pouvons-nous en discuter?
Merci d'avance,
En ce beau mardi férié je me retrouve à rédiger un commentaire sur un passage d'Athalie, plus particulièrement l'acte V scène 6 dans la tirade d'Athalie de: "Dieu des Juifs" à "Jézabel":
ATHALIEJ'ai une idée pour mon principal axe d'étude, et ma problématique
Dieu des Juifs, tu l'emportes !
Oui, c'est Joas ; je cherche en vain à me tromper.
Je reconnais l'endroit où je le fis frapper ;
Je vois d'Okosias et le port et le geste.
Tout me retrace enfin un sang que je déteste.
David, David triomphe : Achab seul est détruit.
Impitoyable Dieu, toi seul as tout conduit.
C'est toi qui, me flattant d'une vengeance aisée,
M'a vingt fois en un jour à moi-même opposée,
Tantôt pour un enfant excitant mes remords,
Tantôt m'éblouissant de tes riches trésors
Que j'ai craint de livrer aux flammes, au pillage.
Qu'il règne donc ce fils, ton soin et ton ouvrage ;
Et que, pour signaler son empire nouveau,
On lui fasse en mon sein enfoncer le couteau !
Voici ce qu'en mourant lui souhaite sa mère :
Que dis-je, souhaiter ! Je me flatte, j'espère
Qu'indocile à ton joug, fatigué de ta loi,
Fidèle au sang d'Achab qu'il a reçu de moi,
Conforme à son aïeul, à son père semblable,
On verra de David l'héritier détestable
Abolir tes honneurs, profaner ton autel,
Et venger Athalie, Achab et Jézabel.
partirait du problème récurant que les auteurs du 17ème ont lorsqu'ils font intervenir une divinité. En introduction, peut-être pourrais-je commencer par citer Boileau dans son art poétique qui explique: "jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable: le vrai peut quelque fois n'être pas vraisemblable."? Mais je ne suis pas sur si cet extrait se rapporte à l'interdiction de nommer "l'innommable". Bref voici mon ébauche de problématique:
Comment Racine arrive-t'il à faire intervenir l'ordre divin par le personnage d'Athalie, vaincue par les puissances invisibles?
Je ne sais pas si Racine a voulu ajouter une part de son point de vue janséniste dans cette fin d'Athalie comme il l'a fait pour Néron dans Cinna: les hommes sont voués au pêché et à un destin tragique, et seul Dieu décide du destin des hommes avec la Grâce. Si c'est le cas, pourrais-je le rajouter à mon commentaire?
Je pourrais ainsi évoquer l'impuissance d'Athalie qui s'est battu tout au long face aux divinités?
Alors, pensez-vous que ce serait un bon départ pour un commentaire? Pouvons-nous en discuter?
Merci d'avance,



