J'ai une dissertation à faire pour lundi mais la je ne Suis vraiment pas inspirée , je n'arrive même pas à faire des phrases en bon français
Mon sujet est : Selon jean Guéhenno "on lit pour se fuir mais aussi pour se trouver soi-même"
en vous appuyant sur les textes et oeuvres étudiées dites comment la lecture obéit à cette apparente contradiction.
Merci D'avance .
Ce n'est pourtant pas très compliqué, avez-vous cherché ? Le sujet sous-entend déjà une partie du plan: I- Fuir / II- Se retrouver. C'est très sommaire, j'en conviens, mais c'est un début ! Il faut commencer par chercher une problématique, qui tourne ici autour du but de la lecture. N'oubliez pas d'analyser le sujet avant tout ! Il faut absolument tenir compte de la méthode de la dissertation:
se fuir= s'éloigner de soi, abandonner l'enveloppe corporelle, se détacher du monde matériel
se trouver = quête de soi, se comprendre, analyse psychanalytique, introspective
pour= rôle de la lecture
A vous,
Zadek
Merci Zadek de Cette Réponse rapide.
Mon Probléme est le suivant, je ne sais pas par quoi commencer , c'est ma première dissertation et je ne trouve pas ce qu'il faut mettre dans l'introduction. J'ai fais ma Problématique , mais que faut-il que je raconte d'autre ?
Merci d'avance ,
pow21
Voici un petit récapitulatif fort instructif et qui devrait vous aider:
Méthode commentée de la dissertation.
j'ai fais un début , pouvez-vous me dire comment vous trouvez mon travail ?
Il est courant de voir des lecteurs qui lisent pour se fuir mais aussi pour se trouver soi-même. Se dire " la vraie lecture commence quand on ne lit pas seulement pour se distraire et se fuir mais aussi pour se trouver soi-même" (p98 jean Guehenno) nous met devant un dilemme très contradictoire.
Pensez-vous pas que la moitiée des personnes lecteurs sont dans ce cas là ?
suis-je sur la bonne voie ?
Il est courant de voir des lecteurs qui lisent pour se fuir mais aussi pour se trouver soi-même. Se dire " la vraie lecture commence quand on ne lit pas seulement pour se distraire et se fuir mais aussi pour se trouver soi-même" (p98 jean Guehenno) nous met devant un dilemme très contradictoire.
Pensez-vous pas que la moitiée des personnes lecteurs sont dans ce cas là ?
Tu annonce ton plan d'entrée, le correcteur a besoin d'une
accroche, ce qui serait le chapeau d'un article si tu préfères ! Cette dernière phrase doit amener peu à peu le sujet, le poser tout doucement aux yeux du correcteur, ici on y entre trop brutalement !
Ensuite, tu peux
recopier ton sujet, en mettant par exemple: Il s'agira pour nous de discuter la citation de Guehenno, qui affirmait "
la vraie lecture commence quand on ne lit pas seulement pour se distraire et se fuir mais aussi pour se trouver soi-même".
En outre, la
problématique. Tu l'as bien ancrée dans ton introduction, mais elle ne me semble pas entièrement conforme ! Le "la moitié" est beaucoup trop maladroit et elle ne présente en rien le dilemme énoncé, bien que faisant appel à la citation. Dans quelle mesure peut-on dire que la lecture joue ce double rôle contradictoire, certes, mais indissociable énoncé par l'auteur ? Ce serait ma proposition personnelle, non pas forcément la meilleure.
Et enfin l'
annonce du plan ! "Nous aborderons tout d'abord… après quoi…". Malgré cela, c'est une formulation "bateau", peu appréciée généralement. On préfère regrouper les deux sujets dans une phrase plus élégante et résumant les deux parties, tel "Même si la lecture est… certain la conçoivent comme…"
Merci beaucoup de prendre un peu de ton temps pour m'aider , je vais essayer de me débrouiller seul avec tes conseils 🙂 et si j'ai encore quelques questions je l'ai poserais sur le forum.
Encore mercii . 😀 une dernière chose Pourrais-tu juste m'expliquer le dernier paragraphe de tes explications ?
Bien sûr ! L'idée, c'est de glisser doucement le correcteur d'une simple introduction au développement, au coeur même du sujet. Quand on traite une dissertation, tu le sais sans doute, on établit un plan, dressé autour d'axe et d'idées. Or, on termine son introduction en annonçant ces axes, en présentant le travail que l'on est sur le point d'annoncer. Ou si tu préfères, on présente l'approche du travail, le cheminement logique !
merci 😀 c'est vraiment gentil .
je vais prendre en compte tes explications pour faire l'introduction , ensuite je pense que je vais te solliciter pour la deuxième parti 😜 , si cela ne te dérange pas . je ferrais quand même un brouillon avant de te poser quelques questions .
pow21
Bonsoir,
J'ai réfléchi sur cette citation de Jean Guéhenno, en dressant une problématique et un plan détaillé. Je ne suis pas sûre de ma problématique. Pourriez-vous me donner un petit coup de main, s'il vous plaît ?
Citation : " La vraie lecture commence quand on ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver".
En introduction, je partirais du fait que l'on considère traditionnellement la lecture comme un passe-temps, un loisir (Mrs Dalloway, par exemple) et que Jean Guéhenno apporte ici une réponse originale en considérant à la fois la lecture comme une distraction, un divertissement qui permet de se détourner de soi, mais aussi que la lecture permet mieux de se découvrir, de se connaître (opposition "se fuir" / "se trouver"). Il dresse un modèle unique et idéal de lecture que tous les lecteurs peuvent suivre.
Alors l'auteur écrit-il pour un lecteur idéal, avide de distractions, ou une multiplicité de lecteurs dont les attentes et besoins varient ?
I) La lecture considéré comme une distraction, un divertissement
1) la lecture comme jeu
- l'Oulipo : Queneau et Perec
- Apollinaire : Calligrammes
2) la lecture comme divertissement, ici pascalien (fuir sa condition humaine : la mort et la vieillesse)
- Rabelais : Gargantua
- Molière : Le Malade imaginaire
3) la lecture pour "se fuir" et trouver des héros de la société, des modèles du monde
- Victor Hugo : Les Misérables
- Corneille : Rodogune
Transition : La lecture peut donc être considérée comme un jeu, un divertissement où le lecteur se fuit en rencontrant des héros, des modèles. Mais dresser des personnages fictifs en héros, c'est se définir implicitement, en nous avouant que ce nous ne sommes pas.
II) Mais la lecture peut parvenir à une connaissance de soi
1) la lecture pour s'identifier à des personnages
- Flaubert : Madame Bovary (nous pouvons nous identifier à Emma, qui elle-même s'identifie à des héroïnes de romans)
- Robbe-Grillet : La Jalousie
2) en lisant, le lecteur intervient pour juger tel ou tel personnage, le lecteur pense
- Camus : L'Etranger
- Balzac : Le Père Goriot (condamnation morale des deux filles de M.Goriot)
3) la lecture comme expression de ses sentiments et émotions
- Verlaine : Poèmes saturniens
- Du Bellay : Les Regrets
Transition : La lecture peut donc permettre de se découvrir et de se connaître par l'expression de nos pensées et de nos émotions. Mais cette expression est liée à notre réception particulière de l'oeuvre.
III) Des lectures et des hommes
1) la lecture comme rencontre intime avec l'autre, celui qui est derrière le texte, l'auteur
- Montaigne : Essais
- Thomas Mann : La mort à Venise et Tonio Kröger
2) une ou des lectures ? Chacun réagit selon la loi du coeur ("un coeur intelligent")
- Baudelaire : lecture de Jakobson et Lévi-Strauss contre d'autres critiques
- Racine : Barthes contre R. Picard
3) des lectures souhaitées par l'auteur, qui nous guide ? Le texte comme machine "imparfaite" et imprévisible
- Lafayette : La Princesse de Clèves
- René Char : Fureur et mystère
Voilà ! Qu'en pensez-vous 😉 ?
Merci beaucoup !
Passez une bonne soirée 🙂 !!
Polydora