L’épreuve de latin à l’agrégation de lettres modernes

La filière littéraire

73 réponses · Page 3 / 4

Oups, Kg, d'ou j'ai bien pu sortir ça !!! :/ surtout que je sais qu'il s'agit en fait de Kh 😉

Autrement, je commence à comprendre (oui, je sais, c'est pas trop tôt ). Le lycée me validera qu'un seul cursus en L2 et pour pouvoir avoir la 2ème équivalence, il y a 2 solutions :
- être au moins s/admissible
- être inscrit en double cursus et se débrouiller tout seul pour la faire valider. Mais c'est apparemment possible. Juste que je suppose que les notes doivent être bonnes et pas seulement avoir la moyenne par exemple ?

Votre L2 de Russe ne vous sert peut être à rien aujourd'hui mais vous pouvez toujours faire une L3 un jour ou l'autre si vous le voulez sans recommencer en L1 ? Donc, on ne peut pas vraiment dire que ça ne sert pas à grand chose de l'avoir valider puisque elle peut éventuellement vous faire gagner 2 ans non ?
Merci
Même si vous êtes sous-admissible / admissible / admis, c'est à vous de faire les démarches. Généralement, avec les bulletins, le relevé de notes du concours, un CV et une lettre de motivation succincte, ça ne pose pas de problème.
Votre L2 de Russe ne vous sert peut être à rien aujourd'hui mais vous pouvez toujours faire une L3 un jour ou l'autre si vous le voulez sans recommencer en L1 ? Donc, on ne peut pas vraiment dire que ça ne sert pas à grand chose de l'avoir valider puisque elle peut éventuellement vous faire gagner 2 ans non ?
Merci
Non, parce que rien ne m'obligeait à la demander cette année. Il suffit de demander la validation lorsque vous en avez besoin.

Il serait peut-être possible de demander à obtenir le diplôme du DEUG (ancien système, qui n'est plus délivré systématiquement aujourd'hui) avec une équivalence de L2 ; je n'ai pas essayé, et je ne vois pas d'autre intérêt.
Arthur a écrit :Même si vous êtes sous-admissible / admissible / admis, c'est à vous de faire les démarches. Généralement, avec les bulletins, le relevé de notes du concours, un CV
Un CV, quand on est en Khâgne, euh…?
Difficile de faire dans l'originalité, et je pense que la Fac s'en fiche de savoir si on aime jouer aux échecs, nan?
Merci Arthur pour tous ses renseignements
Bonjour , je ne suis absolument pas d'accord avec ces propos. Oui les classes prepas offrent de très bonnes bases pour les concours mais la fac prépare d'une façon tout aussi bonne.

Je suis agregé depuis cette année . J'ai passé le concours en une fois sans être passé par Khagne.

Le secret ? Travailler régulierement c'est tout.
Je n'ai pourtant pas eu l'impression que ce sujet dénigrait la fac…

Imminielle.
Imminielle a écrit :Je n'ai pourtant pas eu l'impression que ce sujet dénigrait la fac…

Imminielle.
Légèrement, puisque d'après Jean-Luc Picard, on ne peut pas espérer réussir l'agrégation si on n'a même pas été admis en khâgne, alors n'imaginons même pas ce qu'il en est pour ceux qui n'ont pas fait de prépa du tout… tous des idiots, et impossible d'être agrégé un jour, même pas certifié tout court !

Il me semble quand même qu'il y a pas mal de professeurs qui sont de purs produits de la fac, surtout les certifiés… en même temps, je ne me rends peut-être pas bien compte des choses ni des statistiques de ces concours, mais dire qu'avoir été admis en hypokhâgne et ne pas y avoir bien réussi signifie que le capes n'est que "faisable"… ça me paraît exagéré. Il y a quand même un bon paquet de gens médiocres en licence qui réussissent le capes… non ? Alors pour ceux qui sont motivés…

Je n'aime pas trop ces messages disant en gros "si tu as eu ce parcours précis, tu réussiras cela", "si tu as fait ceci plutôt que cela, tu ne réussiras pas" etc., il y a tout un tas de facteurs qui font qu'on peut être médiocre à une époque, mais ce n'est pas pour ça qu'on l'est entièrement. Comment dire ? Il me semble que tout dépend du pourquoi on est mauvais ou pas très brillant. Si des mauvaises notes en hypo, ou au début des années de fac, sont dues à un manque de motivation, de travail, d'investissement, au fait qu'à 17 ans on n'a pas forcément la force de caractère, ou cette "force mentale" dont il est fait allusion dans ce post pour travailler efficacement et régulièrement, cela signifie-t-il qu'à 23 ans, âge où on voudrait tenter l'agrégation, ça serait toujours le cas ? Chez certains, l'âge de post-adolescence est difficile, et heureusement, on ne reste pas ado toute sa vie ! C'est la même chose à la fac, à mon sens. Si j'étais prof je ne m'avancerais pas à dire à untel en 1ère année qui passe son temps à faire la fête et à courir après les filles que 4 ans plus tard, il n'aura pas évolué, et que si à 17 - 18 ans il fait l'idiot, il le sera toute sa vie. Je crois que pour la majeure partie des gens, à 18 ans, les études, c'est assez rarement une préoccupation principale… je n'ai jamais eu l'impression que c'était terrible, mais bon, peut-être que j'essaye de me rassurer ! =D
Irony, vous simplifiez mes propos abusivement.
J'avais d'ailleurs devancé vos remarques en écrivant à la fin:
"…je n'en fais pas un système, et beaucoup de choses peuvent se passer entre la prépa et les concours, nous sommes bien d'accord."

Il va sans dire également que mes remarques du type "si vous avez eu tel parcours, vous aurez vraisemblablement tel résultat dans la suite" ne s'entendent que toutes choses étant égales par ailleurs. Ainsi, bien entendu, on peut avoir de mauvaises notes en Hypo parce qu'on passe l'année à glander dans les cafés d'étudiants, et cinq ans plus tard, assagi, majorer l'agrégation.
En revanche, si vous galérez en Hypo et que vous plafonnez à 5/20 de moyenne malgré les efforts sérieux qu'on attend de vous, alors, je vous vois mal avoir un jour l'agrégation, et "même" le Capes vous semblera sans doute douloureux. Ça me paraît de bon sens…
Dans ce cas là, autant ne pas faire de schéma tout court si cela ne tient pas debout !
80% des lauréats des concours nationaux préparés par les ENS (agrégation, CAPES) sont issus de Khâgne.
Anne345 a écrit :
80% des lauréats des concours nationaux préparés par les ENS (agrégation, CAPES) sont issus de Khâgne.
Il faudrait sans doute nuancer cela aussi… le pourcentage n'est certainement pas le même pour l'agrégation et le CAPES. Puis-je connaître votre source pour ce chiffre ?
Par exemple là https://web.archive.org/web/*/https://www.ambafrance-ma.org/efmaroc/lyautey/cio/page18.htm
J'avais trouvé une meilleure source il y a quelques temps, mais je n'arrive pas à la retouver.

75% dans un rapport du Sénat :
En effet, seules 260 places sont offertes chaque année aux élèves des classes littéraires par les écoles normales supérieures, auxquelles on peut ajouter les quelque 24 places offertes par l'Ecole des Chartes et une dizaine de places dans les sections langues de l'ENS de Cachan. En outre, 14 % environ des élèves de ces classes intègrent un institut d'études politiques, tandis que d'autres préparent les concours des écoles de commerce, qui leur réservent 200 places chaque année dans le cadre d'une filière spécifique de recrutement.

Ainsi, la majorité des élèves passés par une classe préparatoire littéraire poursuivent ensuite leurs études à l'université, en général avec succès : comme cela est souligné dans un article paru dans le Monde de l'éducation en février 2007, ces étudiants « alimentent le gros des effectifs enseignants : on estime à 75 % les professeurs titulaires du CAPES ou de l'agrégation à être passés par une CPGE. »
https://www.senat.fr/rap/r06-441/r06-441_mono.html
Jeremiades a écrit :Dans ce cas là, autant ne pas faire de schéma tout court si cela ne tient pas debout !
J'ai failli faire un mauvais jeu de mot… je me retiens à grand peine.
Perso, merci Jean Luc pour ces avis, qu'ils ne fassent pas système, dieu merci, mais ça donne au moins une idée des sommes de travail qui nous attendent, et comment on va devoir réagir -ou non- par rapport à ce qu'on fait actuellement…
J'ai failli te dire d'aller te faire voir…. Ah mince, je l'ai fait. 🙂
Il est tout à fait possible de réussir l'agrég tout en travaillant (pour ma part, certifiée en collège, avec 20 heures hebdomadaires et deux heures trente de trajet quotidien quatre jours par semaine, reçue dans les 10 premiers à l'externe). Il faut simplement s'organiser correctement. L'important est de commencer à lire les oeuvres au programme dès sa parution, d'y consacrer trois à six heures de travail quotiden pendant les mois de juillet et août. Le CNED propose des devoirs qu'il faut rendre. Il est nécessaire, dès le mois de septembre, de faire les devoirs en temps limité. Tant pis si la première dissert fait deux pages et vous vaut un 1 sur 20. Ensuite, ça va mieux. Chaque oeuvre doit être lue cinq ou six fois. On apprend beaucoup, surtout après avoir connu le collège pendant 6 ans.
Courage à tous !
Félicitations pour cette remarquable réussite. =)
Cela dit, je maintiens qu'il reste de bon conseil, pour qui se destine à l'Agreg, de ne rien faire d'autre cette année-là, même à mi-temps, sauf nécessité absolue.
Bonjour,

Je fais appel à vous tous car je me pose certaines questions auxquelles je ne trouve pas de réponse!
Je suis en troisième année de licence lettres modernes, parcours majeure/mineure (majeure lettres modernes/mineures études angophones) et j'aimerais tenter l'agrégation de lettres modernes.

-Ma première question est toute bête : l'agrégation, c'est après un M2 ou après un M1? je pose cette question partout autour de moi mais je n'ai jamais obtenu deux réponses communes

-La deuxième est un chouilla plus embarassante : j'ai arrêté le latin l'année dernière alors que j'étais dans un groupe de niveau intermédiaire (je savais traduire des textes de difficulté moyenne), et je me demandais s'il était possible de se remettre au latin pour l'agrégation de lettres modernes (pour laquelle le niveau est très élevé, je suppose). Si oui, est-ce que certains d'entre vous ont vécu cette expérience? Avez vous fait appel à des professeurs afin de recevoir des cours particuliers? Vous rendiez vous à des cours de latin en licence en tant qu'auditeur libre?

Merci à tous ! 😉
Tu peux suivre en auditeur libre les cours de latin des actuels agrégatifs, ça doit être possible en accord avec le professeur.

De plus, l'agrégation se passe une fois le master décroché (càd une fois le M1 et le M2 validés).
D'accord ! Je me renseignerai donc l'année prochaine pour suivre des cours de latin. Mais des cours de futurs agrégatifs…n'est-ce pas un niveau trop élevé par rapport au mien? Ne ferai-je pas mieux de suivre des cours de licence?

Sinon, merci pour la réponse concernant le moment où il est permis de passer l'agregation ! 😀

Bonne soirée
Je pense qu'il est bon de se confronter à des textes vraiment difficiles comme ceux de l'agreg, afin de commencer très tôt à acquérir des réflexes, mais il faut savoir que c'est l'épreuve la mieux notée du concours, qqn qui sait sa grammaire (latine et… française) peut décrocher la moyenne sans trop de souci.