L’épreuve de latin à l’agrégation de lettres modernes

La filière littéraire

73 réponses · Page 2 / 4

Trialph a écrit :…Le travail intellectuel peut être un excellent remède (ou une excellente fuite, je vous laisse choisir) aux douleurs psychologiques. Mon année de préparation à l'agrégation a été émaillée d'un enterrement et d'un cambriolage…
Je serais volontiers d'accord, mais en ajoutant que cela ne marche que pour des caractères déjà bien trempés.

@ Ajite: comme le dit Arthur, il est en effet assez commun de se "rassurer" en passant d'abord le Capes.

Mais j'estime que, si l'on a le niveau pour passer l'agrégation avec des chances raisonnables, il faut s'y attaquer directement, sans passer le Capes. En effet, un facteur décisif pour réussir est l'énergie; chaque concours passé en consomme abondamment; et malheureusement, avec les années, on en a de moins en moins (assez balzacien, ce topo, mais passons…).

A de très bons étudiants, je suggérerais donc plutôt ceci: passez l'agreg une, voire deux fois, en ne préparant qu'elle, et à fond; et si vraiment ça ne veut pas sourire, passez le Capes l'année suivante.
Une raison supplémentaire d'agir ainsi est qu'à ma connaissance, si on obtient le Capes, on n'a droit qu'à une année de report avant de commencer à enseigner. Donc, une seule chance pour passer l'agreg (externe).

En somme, ici comme ailleurs, l'important est de bien se connaître… Il ne faut pas hésiter non plus à solliciter régulièrement ses profs (de prépa comme de fac) en leur demandant de dire sincèrement ce qu'ils pensent de vos chances.
Merci encore pour vos réponses 😉

Par contre je n'oserai jamais aller voir un prof de prépa pour demander un truc pareil! A ce niveau ça peut paraître assez prétentieux, puis c'est quand même gênant.
Ajite a écrit :Par contre je n'oserai jamais aller voir un prof de prépa pour demander un truc pareil! A ce niveau ça peut paraître assez prétentieux, puis c'est quand même gênant.
Pourquoi, prétentieux? Pourquoi, gênant?

Les profs sont là pour vous guider (nous percevons une "indemnité de suivi et d'orientation", sachez-le! Nous sommes donc littéralement payés pour ça!).
Et il n'y a nulle prétention à se projeter dans l'avenir, puisque vous êtes en prépa pour vous tailler le meilleur avenir possible.
Donc, faites-le!

Evidemment, je ne connais pas vos profs. Certains sont autistes, aigris ou vachards. Mais d'autres savent se montrer à l'écoute. Et il est toujours flatteur, sachez-le, de se voir poser des questions permettant de mettre en avant son expérience personnelle. Sauf cas particulier, vos profs auront donc sans doute plaisir à vous répondre.
Mes profs ne sont pas méchants, loin de là =D

Certains nous parlent spontanément de leur propre expérience quand ils sont de bonne humeur ou bien quand on leur en fait la demande! A ce niveau là il n'y a pas de problème et c'est même très appréciable à certains moments (ça détend 😉)

Mais de là à aller voir un prof pour lui demander "franchement j'ai le niveau?", il y a un pas que je me vois mal franchir! (peut être ma nature timide aussi =D) Ça risque de mettre le prof et l'étudiant dans une situation assez embarrassante! (surtout s'il sent que l'étudiant en question n'a pas le niveau)
Ajite, je ne te comprends pas.

Je ne sais pas pour la prépa, mais un jour je suis allée voir ma professeur d'anglais ( matière où j'ai beaucoup de difficultés ) et je lui ai demandé de but en blanc si j'avais le niveau pour une hypokhâgne. Réponse étonnante : oui et elle m'a expliqué pourquoi elle pensait que j'avais le niveau.

Si tu vas voir ton professeur, tu lui explique ce que tu veux faire… Il va te dire " A l'heure actuel ce n'est pas envisageable car il faut améliorer cela, ça et ça mais peut-être ainsi oui "
Je suis en prépa et je dois remplir mon dossier pour m'inscrire en fac en parallèle et j'ai un problème.
Je vais m'inscrire à Paris IV et j'hésite entre Lettres Modernes et Histoire-Langue vivante. Est ce que le choix que je vais faire maintenant est définitif ou est ce qu'en fin d'hypokhâgne ou de khâgne, je pourrais changer ?
Autrement, est ce peux prendre dés maintenant, un double cursus dans ses deux parcours ? Est ce judicieux ?
Merci et désolé mais je savais pas ou poster.
Tu pourras changer de filière sans problème à la fin de ton année d'HK. Le plus embêtant est de changer de fac, à ce que j'ai pu observer, alors qu'un changement de filière au sein d'une même fac se fait facilement. A mon avis, aucun intérêt de faire une double inscription, surtout si tu ne comptes pas partir en cours d'année à la fac : tu vas payer plus cher qu'un simple cursus, alors que tu pourras demande une deuxième équivalence au moment de rejoindre vraiment la fac même si tu n'es inscrite que dans un seul cursus.
Petite précision : on peut changer en fin d'HK, pas en fin de KH. Et les doubles équivalences sont accordées sous conditions (généralement, la sous-admissibilité ou plus à l'ENS ou à l'ENC). Par contre, pour certaines matières qui ne sont pas enseignées avant le niveau L3 / M1 (pour les khûbes), vous pouvez utiliser une même équivalence pour vous inscrire dans deux cursus différents (c'est ce que j'ai fait pour le sanskrit par exemple : comme il n'y a pas de cours avant la L3, on peut y entrer avec à peu près n'importe quelle L2 de lettres ou de sciences humaines ; il en va ainsi pour un certain nombre de formations plus ou moins exotiques. De même pour l'EPHE, l'EHESS, et autres établissements recrutant à partir du master).
Au temps pour moi, je pensais qu'il était possible de changer de filière en fin de KH aussi… Enfin j'imagine que ça peut toujours se négocier avec la fac si vraiment on regrette son choix.
(J'edit mon message, du coup.)
Arthur a écrit :Et les doubles équivalences sont accordées sous conditions (généralement, la sous-admissibilité ou plus à l'ENS ou à l'ENC).
Plus ou moins sans conditions après une année d'HK… ce qui est assez discutable d'ailleurs (en quoi un élève qui rejoint la fac en L2 parce qu'il n'a pas le niveau pour aller en khâgne est-il plus apte à suivre un double cursus qu'un élève ayant fait deux ans de prépa, même sans résultats à l'ENS ?), mais bon.
Mais un khâgneux qui n'aurait pas été sous-a peut quand même avoir une double équivalence, mais juste pour la L1 en ce qui concerne la seconde matière. C'est probablement parce que comme on ne fait pas la même chose en prépa et en fac, les profs considèrent que, bien qu'il soit aisé de rattraper ce qu'on a manqué en L1, c'est beaucoup plus difficile quand il faut rattraper la L1 et la L2…
Ceux qui rejoignent la fac ne peuvent changer de spécialité en fin de Kh…en revanche, ceux qui intègrent l'ENS le peuvent.

Cette année encore, l'agrégation de LM a été attribuée à des normaliens ex philosophes ou germanistes, qui ont sans doute changé de filière par amour des lettres, ou plus probablement par manque de postes dans leurs domaines respectifs… Je n'aime pas beaucoup ce genre de privilège, en dehors de la performance, qu'on ne peut que saluer.
En même temps, en rentrant à l'ENS, ils ont prouvé leur pluridisciplinarité, donc je trouve qu'ils méritent bien d'avoir le droit de changer de spé…
Je crois que vous faites une petite confusion : effectivement les normaliens sont privilégiés en étant autorisés à changer de filière après la khâgne (ce qui concerne principalement les carrés, c'est-à-dire une minorité) - de même que les sous-admissibles et plus sont autorisés à demander une seconde équivalence… il faut bien déterminer un seuil, j'ai du mal à voir en quoi ce serait plus choquant -. Mais cela n'a rien avoir avec l'agrégation, que vous pouvez préparer dans n'importe quelle matière si vous avez une maîtrise, que vous soyiez normalien ou non.
Effectivement le terme "privilège" est sans doute un bien grand mot (tout comme celui de mérite).

Je fais allusion à des candidats que je connais, je ne prétends pas en faire une généralité : ils ont intégré dans une matière réputée difficile (ce qui est déjà une prouesse, pourquoi ne pas poursuivre ?), et ont changé de discipline pour des raisons plus conjoncturelles. Soit. Je trouve juste dommage que l'ENS, qui représente une forme d'élite intellectuelle, attachée à promouvoir l'excellence y compris dans des filières déclarées peu rentables, comme les lettres, les arts et certaines sciences humaines, ne réfreine pas ce genre de marchandage à la réussite, quand elle offre pourtant les meilleures chances de succès à l'agrégation, quelle que soit la discipline.

Si même les normaliens vont là où il y a des postes par peur de l'échec, comment veut-on que les universitaires gardent le moral ?!

Mais j'en conviens, j'en demande beaucoup, et je grossis un peu le trait 😉
Je ne sais pas vraiment ce qu'il en est pour LSH, mais à Ulm, un bon nombre de khâgneux ayant intégré en spécialité lettres classiques s'orientent ensuite vers la philosophie pour beaucoup, vers l'archéologie pour quelques autres. Ce n'est pas vraiment par opportunisme, je pense. =)
Eh bien, me voici rassurée !
Arthur, si j'ai bien compris, le mieux est d'être au moins sous-admissible à l'ENS mais pour être sur d'avoir une double équivalence, il faut mieux faire une double inscription.
Dans mon cas, vu que j'hésite entre Lettres modernes et Histoire-LV, autant m'inscrire aux 2 cursus. Et si les notes sont bonnes en Hk et/ou en Kg, les profs valideront les 2 cursus en L1 et/ou L2 et/ou L3 si je cube, c'est ça ?
Merci. J'ai posé la question à Arthur mais si d'autres connaissent la réponse bien sur je prends. Merci
Lettres modernes, histoire, langue vivante… tout cela fait un peu beaucoup.

Si c'est simplement une hésitation, inutile de s'inscrire en double cursus : vous pouvez changer sans aucun problème ni aucune formalité votre matière d'inscription en fin d'hypokhâgne. Simplement, veillez à vous inscrire dans une université qui propose ces différentes filières (pas à Paris III, par exemple).

Si vous souhaitez vraiment poursuivre tous ces cursus, je ne vous conseille pas non plus de vous inscrire en double cursus. Un double cursus lettres - histoire est assez lourd (surtout en histoire où vous découvrirez certaines périodes) : si vous êtes sous-admissibles ou mieux, vous pourrez essayer d'obtenir les deux L3 d'un coup, en économisant une partie des frais d'inscription ; sinon, mieux vaut peut-être décaler l'une d'entre elles d'un an.

Cordialement.
C'est plus qu'une hésitation, les 2 cursus me plaisent. Déjà pas de problème, je m'inscris à Paris IV qui propose les 2, et histoire-LV fait partie d'un même cursus.
Bien sur ces 2 cursus sont impossible à faire en paralléle à la fac mais est ce que c'est possible de les faire valider en fin de L2 ou L3 en prépa si on n'est pas au moins s/admissible mais par contre inscrit en double cursus ?
Par exemple, si en fin de Kg, je rejoins la fac, les profs me valideront une L2 disons de LM. Mais si je suis en double cursus, est ce qu'ils me valideront aussi une L2 de l'autre cursus ? (si les notes suivent évidemment).
Si la réponse est oui, effectivement, si je veux faire une L3 dans les 2 cursus, il faudra surement que je la fasse en 2 ans. Ou alors, je continuerais qu'un seul cursus mais au moins, j'aurais validé une L2 dans l'autre.
Je reconnais que c'est un peu embrouillé mais j'espère être quand même à peu prés claire.
Merci
Bien sur ces 2 cursus sont impossible à faire en paralléle à la fac mais est ce que c'est possible de les faire valider en fin de L2 ou L3 en prépa si on n'est pas au moins s/admissible mais par contre inscrit en double cursus ?
Par exemple, si en fin de Kg, je rejoins la fac, les profs me valideront une L2 disons de LM. Mais si je suis en double cursus, est ce qu'ils me valideront aussi une L2 de l'autre cursus ? (si les notes suivent évidemment).
La réponse est non. Le conseil de classe (qui n'est pas seul à décider, sa proposition doit ensuite être agréé par un représentant de votre université) ne se prononce que sur une seule équivalence (pour tout le monde, y compris les sous-admissibles etc. : les résultats sont connus après le conseil de classe). Si vous souhaitez une deuxième équivalence, vous devrez faire la démarche seule avec l'université pendant l'été ou en septembre / octobre.

Obtenir une équivalence de L2 sans valider la licence ne sert pas à grand-chose… mais vous pouvez certes toujours la garder pour plus tard (j'ai moi-même une équivalence en russe qui ne me sert pas cette année ; d'ailleurs j'ai curieusement obtenu quelques crédits de l'année de L3 ).

Cordialement.

PS : l'abréviation de "khâgne" est Kh et non Kg (même s'il y a des kilos de savoir à ingurgiter 😉 ).