Bonjour, j'ai un composé littéraire à faire sur "Sur les Quaker" de Voltaire. Pourriez-vous jeter un coup d'œil s'il vous plaît?
a) [Eloge de la société anglaise]
Dans cet incipit faussement anecdotique, Voltaire laisse apparaître l’éloge de la société anglaise à travers le célèbre quaker. En effet, la connotation du mot « vêtu » (l10), généralisé par la suite à son « peuple » (l1) : « comme tous ceux de sa religion », laisse penser que les anglais « portent », sont « vêtus » des mêmes caractérisques. Voltaire a donc recourt aux superlatifs tels que « si extraordinaire » (l1), « plus noble » (l9), « plus de politesse » (l14) doublé d’un champs lexical laudatif « extraordinaire » (l1), « méritaient » (l2), « célèbres » (l3), « noble » (l9) afin de rendre compte de son admiration. En plus d’être raisonnable « [il] avait su mettre des bornes » (l4), sa simplicité nous est suggérée par une description multipliant l’utilisation des mots dépravatifs « ni » (l9, 11) et « sans » (l7, 11), tout comme un parler concis qui en dit long encombrement inutile : « si je puis t’être de quelque utilité, tu n’as qu’à parler » (l17, 18). A peine connaît-il Voltaire qu’il le tutoie « tu » (l17) et le considère comme son « ami » (l17). L’antithèse présente à la ligne 7 « pleine de propreté sans ornement » renforce par contraste ce manque d’intérêt pour les biens matériels, voire pour l’apparence et son sens de l’organisation ; tout ceci résulte en un « vieillard frais », épuré de toutes « maladie » (l8), de « passions » (l8) et d’« intempérance » (l9). Il suit ses principes religieux par une prière au début et à la fin d’un « repas sain et frugal » (l25) sacré auquel Voltaire même n’interrompe pas : « [le] repas […] fini […], je me mis à interroger mon homme » (l25, 26). Cet éloge de la société anglaise ne sert pourtant que de couverture pour Voltaire sous laquelle se cache une critique des mœurs française.
b) [Une critique des mœurs française]
Voltaire lui-même participe à la critique des moeurs françaises dans une comparaison entre la société française et anglaise, représentées par le quaker et Voltaire. D’entrée, un contraste quant aux mentalités est suggéré par la polysémie du mot « raisonnable » (l2). Alors que Voltaire se qualifie d’un « homme raisonnable » (l2), censé et cultivé, le quaker lui est décrit aux lignes 7 à 10 comme un homme raisonnable ; mais non pas à la façon d’un voltaire mais plutôt parce qu’il a « su mettre des bornes » (l4) à sa vie. Puis il critique les biens matériels auxquels est attaché le peuple français ; des « maison petite, mais bien bâtie » (l6) par opposition aux nombreux châteaux que les « noble » (l9) de son pays possèdent. Par ailleurs, il s’attaque à la cour qui, bien loin de contrôler leurs « passion » (l9) et leur « intempérance » (l10) sont « vêtu » de façon ridicule et exagérée comparé à l’« habit […] sans boutons sur les poches ni sur les manches » (l10 et l 11) du quaker. Les manières inutiles et excessives nous sont suggérées par un geste de politesse bien connu : la révérence, auquel ne s’adonne pas le quaker : « sans faire la moindre inclination de corps » (l14 et 15). Une fois encore, cet encombrement se perçoit dans la périphrase des lignes 15 et 16 qui ne désigne rien d’autre qu’une simple révérence. Bien loin des « Monsieur » (l18) dont sont habitués les gens de la cour, le quaker interpelle Voltaire par un simple « ami » (l17) et un tutoiement « tu » (l17). Les phrases complexes utilisées par Voltaire (enchainement de propositions subordonnées « que » (l20 et 21) révèle un esprit compliqué. Par un « repas sain et frugal » (l25), Voltaire s’attaque directement à la religion qui, loin de s’abstenir au contraire s’enrichit. Cet situation n’a que trop durée comme nous le dit si bien Voltaire à la ligne 24 et 25 : « on ne se défait pas de ses habitudes d’un coup ». Voltaire dresse ainsi un tableau complet, des mentalités à la religion en passant par les manières, des défauts de la société française.
Si vous avez des commentaires ou des trucs à rajouter, n'hésitez pas. Merci.
J’ai cru que la doctrine et l’histoire d’un peuple si extraordinaire méritaient la curiosité d’un homme raisonnable. Pour m’en instruire, j’allai trouver un plus célèbres quakers d’Angleterre, qui, après avoir été trente ans dans le commerce, avait su mettre des bornes à sa fortune et à ses désirs, et s’était retiré dans une campagne auprès de Londres. Je fus le chercher dans sa retraite ; c’était une maison petite, mais bien bâtie, pleine de propreté sans ornement. Le quaker était un vieillard frais qui n’avait jamais eu de maladie, parce qu’il n’avait jamais connu les passions ni l’intempérance : je n’ai point vu en ma vie d’air plus noble ni plus engageant que le sien. Il était vêtu, comme tous ceux de sa religion, d’un habit sans plis dans les côtés et sans boutons sur les poches ni sur les manches, et portait un grand chapeau à bords rabattus, comme nos ecclésiastiques ; il me reçut avec son chapeau sur la tête, et s’avança vers moi sans faire la moindre inclination de corps ; mais il y avait plus de politesse dans l’air ouvert et humain de son visage qu’il n’y en a dans l’usage de tirer une jambe derrière l’autre et de porter à la main ce qui est fait pour couvrir la tête. « Ami, me dit-il, je vois que tu es un étranger ; si je puis t’être de quelque utilité, tu n’as qu’à parler.[II] Un double rôle d’éloge de la société anglaise et de critique des mœurs française.]
— Monsieur, lui dis-je, en me courbant le corps et en glissant un pied vers lui, selon notre coutume, je me flatte que ma juste curiosité ne vous déplaira pas, et que vous voudrez bien me faire l’honneur de m’instruire de votre religion. Les gens de ton pays, me répond-il, font trop de compliments et de révérences ; mais je n’en ai encore vu aucun qui ait eu la même curiosité que toi. Entre, et dînons d’abord ensemble. Je fis encore quelques mauvais compliments, parce qu’on ne se défait pas de ses habitudes tout d’un coup ; et, après un repas sain et frugal, qui commença et qui finit par une prière à Dieu, je me mis à interroger mon homme.
a) [Eloge de la société anglaise]
Dans cet incipit faussement anecdotique, Voltaire laisse apparaître l’éloge de la société anglaise à travers le célèbre quaker. En effet, la connotation du mot « vêtu » (l10), généralisé par la suite à son « peuple » (l1) : « comme tous ceux de sa religion », laisse penser que les anglais « portent », sont « vêtus » des mêmes caractérisques. Voltaire a donc recourt aux superlatifs tels que « si extraordinaire » (l1), « plus noble » (l9), « plus de politesse » (l14) doublé d’un champs lexical laudatif « extraordinaire » (l1), « méritaient » (l2), « célèbres » (l3), « noble » (l9) afin de rendre compte de son admiration. En plus d’être raisonnable « [il] avait su mettre des bornes » (l4), sa simplicité nous est suggérée par une description multipliant l’utilisation des mots dépravatifs « ni » (l9, 11) et « sans » (l7, 11), tout comme un parler concis qui en dit long encombrement inutile : « si je puis t’être de quelque utilité, tu n’as qu’à parler » (l17, 18). A peine connaît-il Voltaire qu’il le tutoie « tu » (l17) et le considère comme son « ami » (l17). L’antithèse présente à la ligne 7 « pleine de propreté sans ornement » renforce par contraste ce manque d’intérêt pour les biens matériels, voire pour l’apparence et son sens de l’organisation ; tout ceci résulte en un « vieillard frais », épuré de toutes « maladie
b) [Une critique des mœurs française]
Voltaire lui-même participe à la critique des moeurs françaises dans une comparaison entre la société française et anglaise, représentées par le quaker et Voltaire. D’entrée, un contraste quant aux mentalités est suggéré par la polysémie du mot « raisonnable » (l2). Alors que Voltaire se qualifie d’un « homme raisonnable » (l2), censé et cultivé, le quaker lui est décrit aux lignes 7 à 10 comme un homme raisonnable ; mais non pas à la façon d’un voltaire mais plutôt parce qu’il a « su mettre des bornes » (l4) à sa vie. Puis il critique les biens matériels auxquels est attaché le peuple français ; des « maison
Si vous avez des commentaires ou des trucs à rajouter, n'hésitez pas. Merci.



