Bonjour,
Je suis en 1ere S, et je dois faire un commentaire composé sur un texte d'Octave Mirbeau.
J'ai fais plusieurs repérages, et j'aboutis à un plan en 3 parties :
1. L'éloge de Van Gogh
2. Comment Van Gogh a t'il innover, sa façon de créer…
3. La place du plaisir et du rêve à traver son art.
Mais le problème c'est que mes 3 parties ne sont pas équitables. J'ai ma première partie qui est plus développée que les autres, et le troisième axe qui lui du coup, est vraiment plus petit.
Est-ce que je dois changer mon plan pour en trouver un autre en 2 parties plus équitables…?
Je copie en italique le texte que j'étudie.
Merci d'avance.
Je suis en 1ere S, et je dois faire un commentaire composé sur un texte d'Octave Mirbeau.
J'ai fais plusieurs repérages, et j'aboutis à un plan en 3 parties :
1. L'éloge de Van Gogh
2. Comment Van Gogh a t'il innover, sa façon de créer…
3. La place du plaisir et du rêve à traver son art.
Mais le problème c'est que mes 3 parties ne sont pas équitables. J'ai ma première partie qui est plus développée que les autres, et le troisième axe qui lui du coup, est vraiment plus petit.
Est-ce que je dois changer mon plan pour en trouver un autre en 2 parties plus équitables…?
Je copie en italique le texte que j'étudie.
Merci d'avance.
Van Gogh a eu, à un degré rare, ce par quoi un homme se différencie d'un autre: le style. Dans une foule de tableaux, mêlés les uns aux autres, l'œil, d'un seul clin, sûrement, reconnaît ceux de Vincent Van Gogh, comme il reconnaît ceux de Corot, de Manet, de Degas, de Monet, de Monticelli, parce qu'ils ont un génie propre qui ne peut être autre, et qui est le style, c'est-à-dire l'affirmation de la personnalité. Et tout, sous le pinceau de ce créateur étrange et puissant, s'anime d'une vie étrange, indépendante de celle des choses, qu'il peint, et qui est en lui et qui est lui. Il se dépense tout entier au profit des arbres, des ciels, des fleurs, des champs, qu'il gonfle de la surprenante sève de son être. Ces formes se multiplient, s'échevèlent, se tordent, et jusque dans la folie admirable de ces ciels où les astres ivres tournoient et chancellent, où les étoiles s'allongent en queues de comètes débraillées; jusque dans le surgissement de ces fantastiques fleurs, qui se dressent et se crêtent, semblables à des oiseaux déments, Van Gogh garde toujours ses admirables qualités de peintre, et une noblesse qui émeut, et une grandeur tragique, qui épouvante. Et, dans les moments de calme, quelle sérénité dans les grandes plaines ensoleillées, dans les vergers fleuris. où les pruniers, les pommiers neigent de la joie, où le bonheur de vivre monte de la terre en frissons légers et s'épand dans les ciels pacifiques aux pâleurs tendres, aux rafraîchissantes brises! Ah! comme il a compris l'âme exquise des fleurs! Comme sa main, qui promène les torchés terribles dans les noirs firmaments, se fait délicate pour en lier les gerbes parfumées et si frêles! Et quelles caresses ne trouve-t-il pas pour en exprimer l'inexprimable fraîcheur et les grâces infinies?
Et comme il a compris aussi ce qu'il y a de triste, d'inconnu et de divin dans l'œil des pauvres fous et des malades fraternels!»
OCTAVE MIRBEAU, Texte paru originalement dans l'Écho de Paris, le 31 mars 1891. Repris dans Des artistes, recueil de textes d'Octave Mirbeau, Flammarion, 1922-1924, Paris, tome I, pages 130 et suiv.



