Emploi du subjonctif en latin

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Dans le texte de Fontenelle, il importe de bien distinguer l'expression de la postérité de celle de la simultanéité. En ce cas, il me semble que l'on peut utiliser la tournure en -urus essem.
Attention à choisir un verbe qui ait un supin ! 😉
Trop tard pour le thème que j'ai rendu avant de voir cette réponse, mais merci de t'y être intéressé ! J'attends donc la correction pour avoir tous les éclaircissements nécessaires et je ne manquerai pas de les indiquer ici s'ils me semblent utiles !
Bonjour à tous,

J'ai un DM de Latin à rendre prochainement, et on me demande d'analyser et de justifier l'emploi des subjonctifs du texte
Je ne se suis pas trop avancé, vu que ma dernière leçon sur le subjonctif remonte au collège !!

Le texte est un extrait de Phèdre de Sénèque :
Quis tum ille fulsit! presserant uittae comam
et ora flauus tenera tinguebat pudor ;
inerant lacertis mollibus fortes tori,
tuaeque Phoebes uultus aut Phoebi mei,
tuusue potius - talis, en talis fuit
cum placuit hosti, sic tulit celsum caput :
in te magis refulget incomptus decor ;
est genitor in te totus et toruae tamen
pars aliqua matris miscet ex aequo decus :
in ore Graio Scythicus apparet rigor.
Si cum parente Creticum intrasses fretum,
tibi fila potius nostra neuisset soror.
Te te, soror, quacumque siderei poli
in parte fulges, inuoco ad causam parem :
domus sorores una corripuit duas,
te genitor, at me gnatus. En supplex iacet
adlapsa genibus regiae proles domus.
Respersa nulla labe et intacta, innocens
tibi mutor uni. Certa descendi ad preces :
finem hic dolori faciet aut uitae dies.
Miserere amantis.
Pouvez-vous m'aider à relever, dans un premier temps, les subjonctifs ; et dans un second temps me donner donner quelques pistes pour les justifier ???

Dois-je traduire tout le texte avant de répondre à la question ?

Merci d'avance !
Il faudrait au moins chercher à le comprendre en s'aidant d'une traduction.
Il n'y a que très peu de subjonctifs.
Il faudrait au moins chercher à le comprendre en s'aidant d'une traduction.
Il n'y a que très peu de subjonctifs.
D'accord, merci !

Voilà ce que j'ai trouvé pour l'instant :

comam : subjonctif présent actif, 1° personne du singulier (como, is, ere, compsi, comptum)

apparet : subjonctif présent actif, 3° personne du singulier (apparo, as, are, avi, atum)

intrasses : subjonctif plus-que-parfait actif, 2° personne du singulier (intro, as, are, avi, atum)

nevisset : subjonctif plus-que-parfait actif, 3° personne du singulier (neo, es, ere, nevi, netum)

Est-ce déjà un bon début ? Y a-t-il d'autres subjonctifs ? Je n'en ai pas repéré d'autres, mais il est possible que je sois passé au dessus de quelques-uns…
Vous avez deux erreurs, dont une grave : un nom pris pour un verbe ! Tenez compte du sens du texte.
Vous avez deux erreurs, dont une grave : un nom pris pour un verbe ! Tenez compte du sens du texte.
Oh ! Honte à moi ! Je n'avais pas prêté attention au fait que comam était ici un nom !
Merci beaucoup.
Ici apparet d'appareo et non d'apparo.
Ici apparet d'appareo et non d'apparo.
Euh… En êtes-vous sûre ? J'ai demandé à ma professeure de Latin aujourd'hui, elle m'a dit que c'était bon… :/
1. Jacques a dit sers-toi de la traduction. Comment traduis-tu in ore Graio Scythicus apparet rigor ?
2. Jacques a dit 2 erreurs.
3. https://www.evandre.info/fichiers.php?id=668&type=html&action=visu
contribution sur un thème rebattu:
j'ai trouvé dans Lucrèce livre I v 459 à 461 un exemple de problème de traduction du subjonctif.
Lucrèce écrit:
"Tempus item per se non est, sed rebus ab ipsis
consequitur sensus transactum quid sit in aevo,
tum quae res instet, quid porro deinde sequatur;"

Alfred Ernout (Budé 1968) traduit:
" De même, le temps n'existe pas en lui-même, mais c'est des événements eux-mêmes
que découle le sentiment de ce qui s'est accompli dans le passé,
de ce qui est présent, de ce qui viendra par la suite;"

On voit donc ici une série de subjonctifs traduits par des indicatifs passé, présent et futur. Le sens l'impose et je ne prétends pas contester l'autorité d'un latiniste aussi prestigieux que M. Ernout. Cependant, je serais tenté de suggérer que les subjonctifs de Lucrèce exprime la subjectivité induite par sensus, et je proposerais donc:
" De même, le temps n'existe pas en lui-même, mais c'est des événements eux-mêmes
que découle le sentiment de ce qui se serait accompli dans le passé,
de ce qui serait présent, de ce qui viendrait par la suite;"

à débattre.
Je ne suis pas d'accord : le subjonctif ne sert pas à rendre une quelconque subjectivité incompatible avec la doctrine matérialiste ; il est appelé par l'interrogation indirecte et il est impossible de le rendre autrement que par des indicatifs en français.
Il est tout à fait certain que le subjonctif est dû à l'interrogation indirecte mais cette condamnation me parait abrupte:
1) l'emploi de l'indicatif en français n'est nullement obligatoire dans l'interrogation indirecte, particulièrement si l'on met en doute les propos rapportés,
2) la doctrine matérialiste de Lucrèce devrait plutôt conforter cette interprétation puisque cette phrase a justement pour but de nier la réalité objective du temps.
Le sentiment du passé, du présent et de l'avenir est une donnée objective ; c'est la "nature" du temps qui est remise en question.
Et je n'ai jamais dit que l'indicatif était obligatoire en français. Ici, il l'est parce que le subjonctif dans le texte de Lucrèce n'a pas d'autre valeur (d'après moi bien sûr).