Emploi du subjonctif
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merci à tous.
Pour l'efficacité d'une étude niveau fin collège, je retiendrais que les temps du passé de la principale concordant le mieux avec le plus que parfait de la subordonnée sont essentiellement l'imparfait, le passé composé et le passé simple de l'indicatif.
Autrement, pour tenter de rejoindre une réflexion plus large et que vous proposez, je ne savais pas que le futur antérieur n'était pas un temps du passé. Pour moi, le futur antérieur exprime une action probable qui aurait pu avoir lieu dans le passé.
Quant au passé antérieur, je me reproche très bien de la vision de Jehan: "ce passé antérieur-là exprime alors l'aspect accompli, comme si l'action était déjà achevée au moment même où elle a eu lieu : d'où l'expression de la rapidité."
Je ne savais pas que le futur antérieur n'était pas un temps du passé. Pour moi, le futur antérieur exprime une action probable qui aurait pu avoir lieu dans le passé.
Oui, cela arrive, mais ce n'est pas l'emploi dominant de ce temps.
Le futur antérieur exprime surtout :
Une action complètement achevée dans le futur :
Bientôt, les hommes auront épuisé les ressources de la Terre.
Une action future antérieure à une autre action future:
Tu sortiras quand tu auras rangé ta chambre.
Comme tu le dis, il exprime parfois aussi une supposition explicative portant sur un fait passé.
Elle n'est toujours pas là. Elle aura manqué son train ! Le plus-que-parfait du subjonctif ne semble même pas au programme du collège !
La grammaire du verbe
- le subjonctif passé ; aperçu des temps du passé ; mémorisation d’au moins la troisième personne du singulier de l’imparfait ;
3ème, page 11Le Subjonctif est étudié en 4e, surtout au présent, certes.
Jehan, j'apprécie beaucoup vos explications sur le futur antérieur. 🙂
Bonjour.
Une question, s'il vous plait.
Mes frères, quel profit y a-t-il si quelqu'un dit qu'il a la foi, et qu'il n'ait pas d'œuvres? La foi peut-elle le sauver ?
Dans la phrase soulignée, on utilise l'indicatif(a) et le subjonctif(ait) dans la même subordonée.
Le subjonctif
'ait' est-il obligatoire ou facultatif ?
Si c'est obligatoire, pourquoi ?
Si c'est facultatif, quelle nuance le subjonctif exprime-t-il en comparaison de l'indicatif :
si quelqu'un dit qu'il n'ait pas d'oeuvres <==>
si quelqu'un dit qu'il n'a pas d'oeuvres ?
Merci, d'avance.
Attention, le second "que" n'est pas corrélé au premier et donc ne dépend pas de "dit".
Le second "que" remplace "si" :
Mes frères, quel profit y a-t-il si quelqu'un dit qu'il a la foi, et s'il n'a pas d'œuvres?
Dans ce rôle, on l'appelle le "que" vicariant.
Dans ce rôle, il appelle en principe un verbe au subjonctif, mais l'indicatif est aussi utilisé. Voir ce fil :
https://www.languefrancaise.net/forum/viewtopic.php?id=9672J'ai bien compris.
Grand merci, lamaneur ; je suis heureux que tu sois là. 🙂
Bonjour.
Veuillez lire ceci :
JEAN VALJEAN
Oui, Cosette, défends-moi de mourir
j'aimerais t'obéir
[…]
La lumière, au matin de justice,
puisse enfin décapiter nos vices
dans un monde où Dieu pourrait se plaire
s'il décidait un jour de redescendre sur la terre.
[…]
Dans la partie soulignée, comment peut-on justifier l'emploi du subjonctif
'puisse' ?
Merci, d'avance.
Valeur optative.
Puisse la lumière, au matin de justice, enfin décapiter nos vices.
J'ai bien compris.
Grand merci, Katioucha. 🙂
Bonsoir
comment peut-on justifier l'emploi du subjonctif dans ces exemples?
1- "et dans le vide où je te hausse j'ouvrirai
la route de la foudre,
ou plus grand cri qu’être ait jamais tenté."
=> le subjonctif se justifie par la présence d'une structure superlative introduite par l’adverbe "plus" et la conjonction "que". l'aspect virtuel de ce mode permet la négation implicite des autres cris pour mettre en valeur le "grand cri".
2- Pour que tout ne soit pas perdu, il est bon que l'avidité du Prince soit modérée par quelque coutume.
il s'agit d'une subordonnée conjonctive finale, le verbe exprime une intention (le fait est envisagé mais il n'est pas encore réel)
3- il faut que tout soit libre pour que la louange le soit
* la forme impersonnelle "il faut" justifie l'emploi du subjonctif: absence de l’idée de certitude
* la subordonnée finale introduite par "pour que" requiert l'emploi du subjonctif
4- que faut-il à ce cœur qui n’était que silence
sinon des mots qui soient le signe et l'oraison.
* que silence: subordonnée complétive attribut du sujet "qui"
*qui soient le signe et l'oraison: subordonnée relative complément du nom "des mots"
=> qu'est ce qui justifie l'emploi du subjonctif?
Bonsoir, Vemissa.
1- "et dans le vide où je te hausse j'ouvrirai
la route de la foudre,
ou plus grand cri qu’être ait jamais tenté."
=> le subjonctif se justifie par la présence d'une structure superlative introduite par l’adverbe "plus" et la conjonction "que". l'aspect virtuel de ce mode permet la négation implicite des autres cris pour mettre en valeur le "grand cri".
La proposition "qu'être ait jamais tenté" est une relative.
Le mot "qu' " n'est pas une conjonction. C'est un pronom relatif, COD de "ait tenté".
Pour l'explication du subjonctif, oui, c'est un peu ce que tu as dit.
Quand l'antécédent est comme ici un superlatif, ou encore le seul, le premier, le dernier, cet antécédent exprime une restriction, une sélection parmi un ensemble virtuel (tous les possibles); le subjonctif exprime cette virtualité.
2- Pour que tout ne soit pas perdu, il est bon que l'avidité du Prince soit modérée par quelque coutume.
il s'agit d'une subordonnée conjonctive finale, le verbe exprime une intention (le fait est envisagé mais il n'est pas encore réel)
Là, tu expliques seulement le subjonctif de la première proposition.
Pour la complétive "que l'activité du Prince soit modérée…" (sujet réel de la tournure impersonnelle) le subjonctif exprime un point de vue, un sentiment (puisque juste avant on dit "il est bon"…).
Bonsoir.
3- il faut que tout soit libre pour que la louange le soit
* la forme impersonnelle "il faut" justifie l'emploi du subjonctif: absence de l’idée de certitude
Plutôt expression d'une nécessité, d'une obligation.
* la subordonnée finale introduite par "pour que" requiert l'emploi du subjonctif. Oui.
4- que faut-il à ce cœur qui n’était que silence
sinon des mots qui soient le signe et l'oraison.
* que silence: subordonnée complétive attribut du sujet "qui"
Ce n'est pas une complétive ni une autre proposition, il n'y a aucun verbe. On a simplement la locution adverbiale n'…que = seulement.
*qui soient le signe et l'oraison: subordonnée relative complément du nom "des mots"
=> qu'est ce qui justifie l'emploi du subjonctif?
La relative n'exprime pas un constat, mais un souhait.
Merci beaucoup Jehan 🙂
Bonjour tout le monde
En consultant la Grammaire du Français de Denis et Sancier-chateau P.P. 487-488, pour découvrir les emplois du subjonctif, j'ai rencontré ces notions qui ne sont pas trop claires pour moi: "éventualité supposée (je pense qu'ici le subjonctif présent évoque un avenir vu du présent), éventualité concédée, et éventualité dépassée.
y a-t-il une personne qui voudrait bien me donnait quelques éclaircissements? 🙂
"éventualité supposée (je pense qu'ici le subjonctif présent évoque un avenir vu du présent), éventualité concédée, et éventualité dépassée.
Si on s'en tient à la signification des mots, on peut en déduire que :
éventualité supposée : il me semble, que ça va de soi, quelque chose d'éventuel est toujours supposé, incertain, possible. On peut dire que l'action est à venir.
éventualité concédée : ça reste éventuel, donc encore en possible évolution, mais on pense quand même fortement qui ça sera vérifié.
éventualité dépassée : soit ça a été envisageable, mais ça ne l'est plus, soit ça n'est plus une éventualité et c'est maintenant acquis.
Maintenant, du côté du pur grammairien, j'attends la signification qui ne manquera pas d'être donnée.
Oui, Jehan, je voulais afficher une capture d'écran sur l'éventualité dépassée.
Cela correspond, comme tu l'as écrit, à un irréel du passé (cf. Sandrine Blondet, Grammaire complète).
Tu voulais afficher une image, Roméo ?
Bonjour.
Si j'ai bien compris la grammaire Denis-Sancier-Chateau…
Le subjonctif présent peut exprimer une supposition quant à ce qui pourrait être maintenant ou plus tard.
C'est l'éventualité supposée. La proposition avec le subjonctif correspond alors à une subordonnée hypothétique introduite par si.
Qu'elle me fasse attendre encore un quart d'heure, et je m'en vais.
= Si elle me fait attendre encore un quart d'heure, je m'en vais.
Dans le cas de l'éventualité concédée, le subjonctif imparfait exprime aussi une supposition, mais restrictive, et la proposition équivaut alors à une subordonnée introduite par même si.
Je l'aurai un jour, dussé-je attendre des années.
= Je l'aurai un jour, même si je dois attendre des années.
J'ai moins bien compris les explications concernant l'éventualité dépassée, mis à part que ce serait une sorte d'équivalent d'un irréel du passé.
Oui, Jehan, je voulais afficher une capture d'écran…
Merci beaucoup à vous tous
La grammaire de Riegel ne les évoque pas…
Bonsoir tout le monde,
Petite question : pourquoi utilise-t-on le subjonctif après il est fréquent que (Il est fréquent qu'il se mette en colère), alors que l'adjectif fréquent implique une notion d'observation, de constat, qui commande normalement l'indicatif (Il est vrai qu'il se met en colère) ?
Y a-t-il une explication disons logique ?