Emploi du subjonctif

Langue française

239 réponses · Page 11 / 12

Si c’est "incontestable", c’est objectivement un fait acté, d’où l’indicatif.

"inconcevable" est beaucoup plus subjectif, il reste une part de doute/incertitude, d’où le subjonctif.

En fait, dans les deux cas, c’est affaire de subjectivité. Qu’un locuteur juge un fait "incontestable" ne garantit pas que le fait soit objectivement réel pour tout le monde. Mais de son point de vue, il est réel, d’où l’indicatif. On dira plus exactement que ce que le locuteur estime incontestable fait partie de son "univers de croyance".

Tandis que ce qu’un locuteur estime inconcevable ne fait pas partie de son "univers de croyance" : il ne croit pas que ça puisse être réel. D’où le subjonctif.

D’accord. Merci beaucoup !

Je suis tombé sur deux phrases (en dessous) où l’auteur a choisi d’employer le subjonctif. Alors, j’aimerais savoir pour quoi ce temps et la différence si elles étaient écrites a l’indicatif.Premier extrait:«bon règle numéro un, on ne fait rien qui puisse attirer l’attention sur nous»Puisse au lieu de peut.Deuxième extrait :« ce n’est pas que je veuille les dénoncer »Veuille au lieu de veuxMerci.😊

Dans le subjonctif, il y a toujours l’idée d’un fait susceptible de se produire, mais pas forcément avéré.

Merci ! Faut-il le subjonctif après « soupçonner que » ?

Cela dépend ;-)

Si la phrase (principale) est affirmative, l’indicatif est préférable, à mon sens.

Si la phrase (principale) est interrogative, le subjonctif est sans doute préférable.

Si la phrase (principale) est négative… j’aurais une préférence pour le subjonctif.

Merci beaucoup !

En première approximation, les conseils de Dudule sont sages et pratiques. Il faut cependant savoir que la situation réelle est plus complexe ; on peut trouver parfois le subjonctif avec une phrase affirmative.

Voir toute la discussion sur un autre forum :

https://forum.wordreference.com/threads/ne-pas-soup%C3%A7onner-que-mode.1726951/#post-19489428

Bonjour,J’ai un doute concernant la concordance des temps avec le subjonctif dans les deux phrases. Ici, j’hésite entre le passé et l’imparfait du subjonctif:– Avant qu’elle n’ait eu (ou n’eût) le temps de s’en apercevoir, elle se trouva…Et là, entre le passé et le plus-que-parfait du subjonctif:-Avant qu’elle n’ait pu (ou n’eût pu) l’en empêcher, il avait fait…Pourriez-vous me donner votre avis ?Merci beaucoup.

Je vais tenter une réponse, en attendant des réponses plus précises et peut-être conradictoires.Perso, ici, je mettrais le passé, pas l’imparfait. Ce n’est pas à mon sens une question de mode (subjonctif ou pas : le subjonctif est imposé, par "avant"), mais une question de durée/répétition/continuité de l’action. Ici, on envisage une action très courte, non réalisée. Il me semble qu’un aspect de "parfait" doit être utilisé. Le français a perdu cette notion "d’aspect" et je pense que c’est bien dommage. Bref, pour moi, le passé, pas l’imparfait dans ce contexte.

Oui, passé du subjonctif ici.Le passé du subjonctif exprime bien en français une notion d’aspect, comme toutes les formes composées à sens actif : c’est l’aspect accompli, exprimant une action achevée. Tout comme par exemple l’infinitif passé. Comparer :Avant qu’elle n’ait eu le temps de s’en apercevoir, elle se trouva…etSans même avoir eu le temps de s’en apercevoir, elle se trouva…

Oui ! Quand je disais "le français a perdu cette notion d’aspect", je voulais en fait dire qu’elle n’est pas/plus enseignée : on retrouve effectivement "l’aspect" dans la conjugaison, mais c’est rarement expliqué et pourtant cela simplifie beaucoup les choses, même si la notion est complexe.

D’accord c’est bien compris. Merci à tous les deux pour vos réponses!

Ricardo, il a un doute : Dans la phrase suivante, indicatif ou subjonctif pour "répondre"?Si j’emploie l’indicatif, dois-je faire la même chose avec le verbe permettre" ?Il a demandé à ce que soit construite une voie qui permette un accès qui répond (e?) aux normes.Merci les amis.

Bonsoir, Ricardo.Je dirais "qui répond".Mais cette succession de "que" qui" me paraît un peu lourde. On pourrait formuler :Il a demandé la construction d’une voie qui permette un accès répondant aux normes.OuIl a demandé la construction d’une voie permettant un accès qui réponde aux normes.

@Jehan Je dirais "qui répond".

[…]

Il a demandé la construction d’une voie permettant un accès qui réponde aux normes.

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Pourquoi pas "qui répond" comme tu le conseilles plus haut ?

J’ai l’impression que les deux sont possibles sans impliquer de grandes nuances.

Oui, tu as raison.

Mais Ricardo semblait tant tenir à garder un subjonctif quelque part…😉

Pour moi, les deux sont possibles; Mais c’est toujours le même problème quand il y a choix entre subjonctif et indicatif, à savoir le degré de certitude de réalisation qu’on souhaite y mettre, y voir ou y demander.Si on prend la phrase de Ricardo dans un sens un peu "juridique", au sens d’une obligation de résultat, il faut, à mon sens, un indicatif. Si c’est une simple et informelle demande de devis, on peut se contenter d’un subjonctif.

Je vous remercie tous les trois.

J’hésitais car, d’instinct, j’ai écrit permette (subjonctif car "demander" suppose un doute possible sur la réponse).

Quant à la répétition des "que", tu as entièrement raison Jehan.

Je vais choisir :

Il a demandé la construction d’une voie permettant un accès qui répond aux normes.