Bonjour,
J'étudie l'incipit de Germinal que je vous colle ci dessous :
Aussi, la problématisation du passage me pose problème. J'ai esquissé un "En quoi l'ambiguité de cet incipit entre réalité et sa représentation dresse un programme de lecture pour l'oeuvre?" Je ne vois pas trop comment relier une étude linéaire avec une problématique qui devrait la rendre dans sa globalité.
Merci d'avance de vos propositions.
J'étudie l'incipit de Germinal que je vous colle ci dessous :
Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d'une obscurité et d'une épaisseur d'encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n'avait la sensation de l'immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d'avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune ombre d'arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d'une jetée, au milieu de l'embrun aveuglant des ténèbres.Je dois en faire une étude linéaire. Bien sur, j'ai déja travaillé le texte, repéré la majorité des procédés mais je doute quelque peu quant au "découpage" (ce qu'on appelle les "mouvements" du texte) que j'ai fait (je n'ai pas vraiment l'habitude des études linéaires) et j'aurai aimé avoir un avis. Mon premier mouvement (grossièrement, ma première partie sur la description du paysage) va du début ("Dans la plaine rase") jusqu'à "aveuglant des ténèbres". Ensuite vient la description de l"Homme" ("L'homme était parti de Marchiennes […] faisaient saigner"). Ultimement, j'ai isolé d"Une seule idée" jusqu'à la fin du texte comme le rapport personnel et subjectif qu'entretient l'homme à l'atmosphère hostile (focalisation interne?).
L'homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait d'un pas allongé, grelottant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalon de velours. Un petit paquet, noué dans un mouchoir à carreaux, le gênait beaucoup; et il le serrait contre ses flancs, tantôt d'un coude, tantôt de l'autre, pour glisser au fond de ses poches les deux mains à la fois, des mains gourdes que les lanières du vent d'est faisaient saigner. Une seule idée occupait sa tête vide d'ouvrier sans travail et sans gîte, l'espoir que le froid serait moins vif après le lever du jour. Depuis une heure, il avançait ainsi, lorsque sur la gauche à deux kilomètres de Montsou, il aperçut des feux rouges, trois brasiers brûlant au plein air, et comme suspendus. D'abord, il hésita, pris de crainte; puis, il ne put résister au besoin douloureux de se chauffer un instant les mains.
Aussi, la problématisation du passage me pose problème. J'ai esquissé un "En quoi l'ambiguité de cet incipit entre réalité et sa représentation dresse un programme de lecture pour l'oeuvre?" Je ne vois pas trop comment relier une étude linéaire avec une problématique qui devrait la rendre dans sa globalité.
Merci d'avance de vos propositions.



