Laoshi a écrit :Le problème ici n'est pas de savoir si l'élève sera admis ou non. Il a des résultats excellents. Il est évident que son dossier sera accepté.La question de dipsi23 portait au départ là-dessus, il s'agissait de savoir quelles étaient les procédures d'admission à bac+1 et notamment dans des lycées où la sélection est rude, d'où ma réponse centrée sur ce point. Mais je suis d'accord pour dire qu'il est sans doute intéressant d'ouvrir le débat à la question des débouchés des études littéraires.
Le problème est, je crois, de savoir si les études littéraires, même s'il est passionné de littérature ou de philosophie le conduiront à une profession qui lui plaît.
Intégrer une prépa littéraire un an après le bac
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dipsi23 a écrit : Il y a le métier de prof (en lycée, prépa voire en université) qui peut être intéressant pour se consacrer pleinement à une matière …Les professeurs ne se consacrent pas exclusivement à leur discipline. Le métier possède une part de travail administratif qui ne cesse d'augmenter. De plus, et surtout, entre ce qu'on étudie, ce qu'on lit chez soi et la situation concrète d'enseignement en classe, il y a un gouffre. Un poste de professeur est souvent assez éloigné du "milieu intellectuel". Tout dépend de l'affectation, de l'établissement, du niveau d'enseignement… autant de facteurs sur lesquels le professeur n'a pas vraiment de prise et qui ressemblent à une vaste loterie. Pour caricaturer un peu, une fois le concours passé, vous risquez de vous retrouver au Val Fourré, dans les quartiers nord de Marseille, en lycée pro -- voire tout simplement et plus probablement au collège, où il faut adapter l'enseignement à l'âge des élèves.
J'aime bien le milieu intellectuel et si je faisais prépa je voudrai un métier qui porte sur la réflexion et quelque chose en rapport avec les matières étudiées …
Un prof qui a passé l'agrégation ou qui a étudié jusqu'au doctorat ne se retrouvera pas au collège ou en bac pro …
Oui latucancita il peut être intéressant d'orienter la discussion vers les débouchés puisque apparemment une réorientation est faisable. Les études en elles-mêmes sont passionnantes mais comme l'a soulevé gabiana le long terme est important, médecin a l'avantage de permettre d'appliquer concrètement ses connaissances théoriques avec les avantages liés à la profession : liberté d'emploi, salaire, rôle important dans la société …
Or en prépa je ne sais pas si on peut être amené à utiliser concrètement ses connaissances dans un métier ? Peut-être dans la recherche ?
Travailler dans la finance/assurance ça consiste en quoi concrètement ?
En fait je pense que j'aurais du faire 2 ans de prépa à H4 avant de m'orienter vers médecine comme ça j'aurais eu la totale 😀 Mais si je reste sur médecine je continuerai la littérature, philo et tout ça donc c'est assez satisfaisant, même si je n'aurai pas la rigueur d'un étudiant de prépa vu qu'en cours vous apprenez pas mal de méthode aussi …
Euh … C'est assez pessimiste comme vision du métier de prof lolSi, ne serait-ce qu'à court terme.
Un prof qui a passé l'agrégation ou qui a étudié jusqu'au doctorat ne se retrouvera pas au collège ou en bac pro …
Mais si ce n'est que passager …
Bon et niveau métiers après prépa alors ?
Tous ceux qui sont sur ce forum sont passionnés de philo ou littérature, anglais, latin … et après vous voulez faire quoi pour faire perdurer votre passion ? Parce que les écoles de commerce :/ ça ne correspond pas vraiment aux matières étudiées en prépa, on peut faire un BTS pour faire du commerce ^^ à moins que je ne connaisse mal le métier …
Une bonne part de ceux qui rentrent en hypokhâgne veut se tourner vers l'enseignement (ou la recherche, mais en France, difficile de faire l'un sans l'autre), part qui de ce que j'ai vu devient vite croissante. Si on regarde la banque commune d'épreuves, outre les écoles de commerce, il est possible de continuer dans la communication, traduction et interprétariat pour les linguistes…
Ca dépend aussi des matières dans lesquelles on se spécialise : en Lettres Modernes/Classiques ou philosophie, à moins de se réorienter de façon radicale (et les acquis de prépa ne deviennent pas inutiles pour autant), l'enseignement et la recherche sont le débouché le plus évident ; pour les géographes, il y en a bien d'autres… Tout cela pour dire que les débouchés sont en effet assez restreints par rapport à d'autres voies.
dipsi23 a écrit :Euh … C'est assez pessimiste comme vision du métier de prof 😂Si, bien sûr. Le système de mutations est tellement saturé que l'agrégation ne garantit pas grand chose. Comme vous le savez sans doute, les mutations dans le secondaire se basent sur un système de "points", et l'agrégation n'est qu'un facteur parmi beaucoup d'autres. Un facteur assez mineur, à vrai dire. Quant au doctorat, il ne rapporte pas de point. Il sert seulement lors des nominations en classes préparatoires, qui concernent les professeurs déjà expérimentés. Des agrégés au collège, il y en a, même TZR, même en ZEP (*). Il y en a aussi dans les lycées pro. Enfin, n'oubliez pas que pour valider un concours, il faut passer au moins un an comme stagiaire, ce qui peut vous envoyer naturellement au collège.
Un prof qui a passé l'agrégation ou qui a étudié jusqu'au doctorat ne se retrouvera pas au collège ou en bac pro …
De plus, à moins de disposer d'une fortune personnelle, vous serez obligé de travailler pour financer vos études, surtout le doctorat. En lettres, il n'y a pas 36 000 autres façons de gagner sa croûte que d'enseigner au collège.
Je ne veux pas paraitre trop négatif, mais vue la situation actuelle, tabler sur un poste dans le supérieur au point où vous en êtes, c'est tirer des plans sur la comète. Le chemin est encore très, très long avant d'y parvenir. D'ici là, en cours de route, vous avez de fortes chances de vous retrouver au collège.
(*) https://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/21/les-professeurs-agreges-n-ont-plus-le-moral_1361001_3224.html
En Hk, les deux professions qui attirent le plus sont souvent journaliste et enseignant. Le premier pose des problèmes matériels assez évidents, comme pour la recherche seuls les tous meilleurs peuvent en vivre confortablement.
L'enseignement est plus accessible, par un capes ou une agrégation (en rappelant qu'aucun des deux n'oriente plus vers le lycée que le collège, contrairement à un mythe assez répandu), ou le diplôme pour enseigner dans le primaire dont j'ai mangé le nom. Ce ne sont pas des concours simples, mais la prépa donne les compétences pour les réussir. Les anciens khâgneux sont légion parmi les lauréats du capes. Ceux qui étaient les meilleurs réussissent souvent à l'agrégation également. C'est d'autant plus vrai dans certaines matières où les candidats manquent cruellement.
Sans être la filière de rêve, un ancien littéraire peut parfaitement se retrouver manager dans une grande entreprise. Son travail ne sera pas le commerce en tant que tel, il sera dans la stratégie, la coordination d'équipe. Certaines écoles ont des masters spécialisés dans le management culturel (festivals, édition, production cinématographique, musicale…), qui sont tout indiqués pour des gens dont c'est la passion. L'école de management peut être un bon moyen pour un littéraire de se retrouver dans le milieu artistique, dans des postes assurant une situation stable et confortable.
La communication est un autre débouché évident pour un ancien khâgneux, dont la capacité à exprimer des idées claires, à rédiger, est censée n'être plus à prouver.
Certains se dirigent vers le droit, et se retrouvent dans des cabinets d'avocat, ou bien comme juges.
Les IEP peuvent aussi se montrer une belle destination. Là on peut se retrouver dans l'administration, chargé de mission pour une collectivité territoriale, une institution, dans la haute fonction publique. Les meilleurs étudiants peuvent même briguer l'Ena et des postes particulièrement prestigieux. De nombreuses personnalités politiques sont passées par la case Kh.
C'est très schématique, mais c'est pour te donner quelques exemples des débouchés qui permettent d'utiliser ses compétences. On n'est souvent pas en Hypokhâgne par passion pour une matière, la faculté est là pour ça. C'est plus un mode de pensée, un goût pour la lecture, l'écriture, qui amène vers des études littéraires.
Je me demande donc si ces notes du bac peuvent contrebalancer mon dossier (12 de moyenne générale à l’année en 1ère et 10 en terminale) dans l’optique d’intégrer une CPGE (sans pour autant viser les plus prestigieuses, au vu de mon dossier). Je précise d’ailleurs que je cherche une prépa dans le Nord (ex : Faidherbe, Notre-Dame de La Paix à Lille ou Châtelet à Douai).
Autre point : il est certain que je m’y prends tard, je me demande donc s’il est encore possible d’intégrer une prépa en procédure complémentaire sur Parcoursup.
Merci d'avance ! 🙂
Zwizwi a écrit :L'enseignement est plus accessible, par un capes ou une agrégation (en rappelant qu'aucun des deux n'oriente plus vers le lycée que le collège, contrairement à un mythe assez répandu).Ce n'est pas entièrement un mythe non plus : les agrégés ont des bonifications importantes (entre 150 et 200 points) pour obtenir des postes en lycée lorsqu'ils sont affectés en collège, ce qui effectivement arrive.
J'ai le bonheur d'être née dans une académie qui était très recherchée, et que j'ai mis dix ans à rejoindre malgré mon agrégation, deux ans de séparation de conjoint et un bébé.
J'y ai finalement été nommée… dans un collège de quartier sensible, très sensible même, mais où je n'ai pas été malheureuse. Il faut dire que j'aime les élèves difficiles.
Incitée par des proches (tu ne vas pas rester làààà !!!), j'ai demandé au bout de cinq ans un lycée, j'ai bénéficié des 100 points, j'ai obtenu un poste dans un lycée du centre ville où de vieux pontes cumulaient les heures supplémentaires, et où l'on m'a annoncé à la prérentrée qu'on ne pouvait me donner que 10 heures, que j'étais à cheval sur deux établissements et que je devais aller faire le reste de mon service dans un autre lycée assez éloigné du premier. Je remplaçais pourtant un certifié parti à la retraite. et ma discipline n'était pas le russe mais les lettres classiques. Mystère et magouilles…
Je crois que la situation s'est améliorée aujourd'hui, puisque plus personne ne veut être professeur.
C'est pourtant un merveilleux métier que l'on a laissé se dégrader.
Ceux qui vivent, ce sont ce qui luttent...etc.
Et bonne chance !
Dans les postes un peu plus anciens, il est dit qu'en France la recherche n'est pas une ambition où il faut miser puisqu'il n'y a que peu de places. Qu'en est-il pour l'étranger ? On parle du "brain drain" aux Etats-Unis, c'est un signe que ce pays est attrayant pour les étudiants qualifiés, donc peut-être plus de postes de recherche ?
Bonjour, bonsoir !
Je rencontre actuellement des problématiques d’orientation, je vais donc d’abord présenter rapidement ma situation: fin 2020, j’ai obtenu un bac littéraire avec 17,81 de moyenne (dont un 19 en mathématiques). Le truc, c’est que cette année, je suis allée dans une école privée spécialisée dans le digital. C’est passionnant, mais je sais d’ores et déjà que je ne souhaite pas en faire mon métier. J’aimerais travailler dans le journalisme ou la politique - voire l’enseignement - dans l’avenir, et c’est pourquoi je me suis trouvée fortement intéressée par la prépa B/L. Vous aurez donc pu anticiper mes questions: ai-je mes chances, et si oui, puis-je me ré-inscrire sur Parcoursup sans problème ?
Tout ceci sachant que mon projet d’orientation est encore loin d’être clair et que j’ai passé la majeure partie de ma vie a essayer de fuir les efforts (même si je me pense évidemment prête à en faire dans un contexte aussi spécifique que cette prépa)…
Merci d’avance pour vos réponses !
Tu as tes chances, oui. En revanche, je ne sais pas comment cela marche avec Parcoursup maintenant.
Bon courage !
Visiblement, on peut se réorienter sur Parcoursup sans trop de complications. Merci pour ta réponse en tout cas :)
Si jamais tu connais des L qui ont fait B/L, je suis preneuse !
Chère tomate,
Je me suis trouvé dans une situation un peu similaire à la tienne il y a deux ans. Après un bac L spé maths (mention TB), j’avais fait un an de licence, avant de me réorienter en prepa. C’est donc tout à fait faisable ! Mais sache que les prepas BL n’aiment pas particulièrement les dossiers de littéraires, même si ils ont fait la spécialité maths… C’était mon cas, j’avais d’excellents résultats en maths, et j’ai été refusé dans toutes les BL que j’ai demandé. Je préférais dans tout les cas aller en AL, donc pas de problème pour moi, mais il faut donc t’attendre à des difficultés. Cela dit, si tu as aussi fait des maths en école post bac, cela peut pencher en ta faveur. Et puis, ça ne coûte rien d’essayer !