Musset, Namouna, chant deuxième - Et la vierge aux yeux bleus, sur la souple ottomane…

Entraide scolaire

15 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,

Je suis en première littéraire et j'ai un commentaire composé du texte qui suit à faire pour après les vacances. Rien ne m'inspire dans ce texte… il y a parfois des phrases dont j'ai parfois du mal à comprendre le sens. Je suis assez motivée à le faire mais rien ne vient… je suis très déboussolée ces temps ci avec mes notes de français.. je viens d'avoir un 4,5/20 à un DM type bac avec cette fois ci une écriture d'invention à faire avec la traditionnelle question d'analyse…

Voici le texte en question :
L

Et la vierge aux yeux bleus, sur la souple ottomane,

Dans ses bras parfumés te berçait mollement;

De la fille de roi jusqu'à la paysanne

Tu ne méprisais rien, même la courtisane,

A qui tu disputais son misérable amant;

Mineur, qui dans un puits cherchais un diamant.

LI

Tu parcourais Madrid, Paris, Naple et Florence;

Grand seigneur aux palais, voleur aux carrefours;

Ne comptant ni l'argent, ni les nuits, ni les jours;

Apprenant du passant à chanter sa romance;

Ne demandant à Dieu, pour aimer l'existence,

Que ton large horizon et tes larges amours.

LII

Tu retrouvais partout la vérité hideuse,

Jamais ce qu'ici-bas cherchaient tes voeux ardents,

Partout l'hydre éternel qui te montrait les dents;

Et poursuivant toujours ta vie aventureuse,

Regardant sous tes pieds cette mer orageuse,

Tu te disais tout bas: "Ma perle est là dedans."

LIII

Tu mourus plein d'espoir dans ta route infinie,

Et te souciant peu de laisser ici-bas

Des larmes et du sang aux traces de tes pas.

Plus vaste que le ciel et plus grand que la vie,

Tu perdis ta beauté, ta gloire et ton génie

Pour un être impossible, et qui n'existait pas.

LIV

Et le jour que parut le convive de pierre,

Tu vins à sa rencontre, et lui tendis la main;

Tu tombas foudroyé sur ton dernier festin:

Symbole merveilleux de l'homme sur la terre,

Cherchant de ta main gauche à soulever ton verre,

Abandonnant ta droite à celle du Destin !
Je n'ai même pas la moindre idée d'une sous partie ou quoi que ce soit, je ne vois rien qui ressort de ce poème. L'an dernier, en seconde, nous n'avions fait que deux ou trois commentaires composés dont deux que nous n'avons pas fais entièrement … et c'est la première fois que je me retrouve devant un poème dont je dois faire le commentaire. Auparavant, j'ai toujours eu des extraits de romans, mais jamais de poèmes. Donc là … c'est assez complexe pour moi.

J'aimerais vraiment pouvoir réussir ce commentaire après la bâche que je viens de me manger et qui m'a démoralisée au plus haut point, c'est à dire au point d'en pleurer tellement j'ai peur de ne jamais y arriver.

J'ai même regardé dans le manuel, rien ne m'éclaire pour ce texte.

Si vous pouviez m'éclaircir, me donner quelques pistes, quelques indications, vous me seriez d'une grande aide car là je ne vous cache pas que c'est le trou noir.

Merci bien.
Bonsoir Aude,

Ne t'est-il pas venu à l'esprit que Musset peignait ici le portrait de Don Juan ? C'est une réécriture romantique du thème du séducteur libre et débauché à la recherche d'un absolu inaccessible sur terre. Musset en fait le symbole de la masculinité insatisfaite.
Ah si si, là dessus pas de problèmes ! D'ailleurs en ce moment, nous étudions l'oeuvre de Don Juan, la question d'analyse qui précède le sujet de commentaire est en rapport avec Don Juan et les textes du corpus parlent explicitement de ce personnage aussi ! Là dessus, no souci ! Mais je ne vois pas comment je peux construire un plan avec ce texte … je ne sais pas si je peux parler de la forme du poème… je sais pas, c'est le trou noir… Mais je ne comprends pas ce que tu veux dire par un être inaccessible sur terre ? J'ai cru comprendre cela aussi en lisant le poème, mais pourtant dans l'oeuvre de Don Juan, il n'est pas question d'un être inaccessible sur Terre, enfin je pense.
Bonsoir Aude,

J'ai parlé d'absolu et non d'être. Don Juan poursuit un idéal amoureux au travers de ses aventures, un style de vie libre. Il brûle son existence, il est marqué par le destin. Il est évident que la conception romantique du donjuanisme n'est pas celle de Molière.
Oui mais quel rapport avec le texte ? Je peux pas en faire une partie, enfin je sais pas, je suis paumée 😞
Bonsoir Aude,

Ce commentaire de texte s'inscrit probablement dans l'objet d'étude réécriture.

Ton analyse doit porter sur la conception romantique du donjuanisme.
En 1 tu examines comment Don Juan continue à s'inscrire dans la tradition : séducteur, jouisseur, libertin
En 2, tu analyses en quoi le type est renouvelé par la conception du héros romantique : passion, destin…
En 3, tu peux noter que Musset dépeint la masculinité, que Don Juan devient le symbole de l'humanité masculine insatisfaite.

L'hypocrite moliéresque est devenu un héros positif.

A toi d'avancer toute seule maintenant !
J'ai un commentaire composé à faire sur ce poème d'Alfred de Musset. Et ça fait quelques jours que je suis dessus, je ne trouve rien du tout. Je dois le rendre lundi en plus, mais rien ne m'interpelle.
Si vous pouviez me donner des idées pour les 3 axes principaux ça m'aiderait beaucoup car moi et les commentaires c'est la galère !
Et la vierge aux yeux bleus,sur la souple ottomane,
Dans ses bras parfumés te berçait mollement;
De la fille du roi jusqu'à la paysanne
Tu ne méprisais rien , même la courtisane,
A qui tu disputais son misérable amant;
Mineur , qui dans un puits cherchait un diamant.

Tu parcourais Madrid,Paris , Naples et Florence;
Grand seigeur au palais , voleur aux carrefours;
Ne comptant ni l'argent , ni les nuits, ni les jours;
Apprenant du passant à chanter sa romance;
Ne demandant à Dieu , pour aimer l'existence,
Que ton large horizon et tes larges amours.

Tu retrouvais partout la vérité hideuse ,
Jamais ce qu'ici-bas cherchaient tes voeux ardents,
Partout l'hydre éternel qui te montrait les dents;
Et, poursuivant toujours ta vie aventureuse,
Regardant sous tes pied cette mer orageuse,
Tu te disais tout bas: "Ma perle est là-dedans."

Tu mourus plein d'espoir dans ta route infinie,
Et te souciant peu de laisser ici-bas
Des larmes et du sang aux traces de tes pas.
Plus vaste que le ciel et plus grand que la vie,
Tu perdis ta beauté , ta gloire et ton génie,
Pour un être impossible et qui n'existait pas.

Et le jour que parut le convive de pierre,
Tu vins à sa rencontre , et lui tendis la main;
Tu tombas foudroyé sur ton dernier festin:
Symbole merveilleux de l'homme sur la terre,
Cherchant de ta main gauche à soulever ton verre,
Abandonnant ta droite à celle du Destin!
Je vous remercie 😉
J'ai commencé mon commentaire composé, du moins l'intro… sur Namouna de Musset. Pouvez vous me dire ce qu'il y a à changer ? Je n'ai pas encore énoncer le plan car je n'en ai pas encore trouvé.

Introduction :

Cet extrait de << Namouna >> a été écrit par Alfred de Musset en 1830. Alfred de Musset, né en 1810 et mort en 1857 par des excès de tout genre, est un poète, un dramaturge et un romancier de l'époque du XIXè siècle. L'amour est le principal thème de Namouna ; ce poème appartient au genre poétique. Nous pouvons constater que ce poème présente une situation d'amour libertin où la vie et les actions d'un libertin y sont racontées. Nous pouvons remarquer que cet extrait de Namouna est un mythe de Don Juan.

Voilà, à mon avis ça doit être la catastrophe…

Merci.
Bonjour 🙂.
Dans une introduction de commentaire composé, il faut faire figurer une problématique, et le plan si je ne m'abuse 🙂.
Je dois faire exactement le même commentaire, élève de première L.
JE SUIS littéralement paumée..
Bonjour Tina,

As-tu lu ce qui précède ? Il y a des pistes de départ importantes.
Oui j'ai bien lu, je comprend bien de quoi il s'agit.
Nous avons étudié l'oeuvre de molière et nous sommes passés aux réécritures, dont celle de Musset. Le commentaire constitut de dégager l'originalité de Don Juan que propose ici musset, montrer comment le personnage conserve des elements traditionnels du mythe et montrer aussi, quelles caractéristiques nouvelles le poète lui prête pour illustrer une vision personnelle de la condition humaine.
Cette version de Musset reste un peu floue.. il m'est difficile de l'interpréter. j'ai réaliser l'introduction et le plan que j'ai choisi est le suivant, malgré les difficultés que je rencontre :

I/ les éléments du mythe que le personnage maintient
1-Le séducteur
Les nombreuses conquêtes, de toutes sortes.
"de la fille de roi jusqu'a la paysanne
tu ne meprisais rien, meme la courtisanne"
2-Le libertin et exploiteur de la vie
il parcourt le monde.
ne compte ni argen ni nuit ni jour
Ne demande a dieu que son "large horizon et larges amours"
il mène une "vie aventureuse"
"plus vaste que le ciel et plus grand que la vie."
Tout est excessif.

II/ Les éléments qui diffèrent
1-Le héro romantique
il absolutise l’amour et y consacre son existence
"tu retrouvais partout la vérité hideuse
jamais ce qu'ici-bas cherchaient tes voeux ardents,
partout l'hydre éternel qui te montrait les dents"
"des larmes et du sang aux traces de tes pas" = il a souffert.
2-le Destin

Je crois surtout que c'est un grand bazard.
au secours!
Salut Aude et salut Tina,
Moi ce commentaire j'dois le rendre demain. Il est rédigé et terminé. Je comprend que tu veuilles y arriver c'est pour ca que je vais te donner toute mon analyse et mes axes. Après cela, en ce qui concerne tes sous parties et l'organisation de ton plan, tu devras te débrouiller toute seule.

LECTURE ANALYTIQUE :

Et la vierge aux yeux bleus,sur la souple ottomane,
vierge = assimilée à Done Elvire. + opposition à la courtisane( prostituée)
Dans ses bras parfumés te berçait mollement;
te berçait = femme assimilée à une mère
De la fille du roi jusqu'à la paysanne
hyperbole ( jusqu'à ) = côté séducteur de D.J + courtisane oppositionà la vierge.
Tu ne méprisais rien , même la courtisane,
= côté séducteur toujours
A qui tu disputais son misérable amant;

Mineur , qui dans un puits cherchait un diamant.
Mineur = Don Juan, cherchait = il est ici à la recherche de " la perle rare "( nouvel aspect du personnage )

Tu parcourais Madrid,Paris , Naples et Florence;
" parcourir " = verbe de déplacement + énumération de lieux = Errance du personnage de Don Juan.
Grand seigneur au palais , voleur aux carrefours;
parallélisme qui montre le côté acteur/ comédien du personnage de Don juan.
Ne comptant ni l'argent , ni les nuits, ni les jours;
Don juan est un homme du plaisir insatiable + énumération qui montre de désir jamais comblé.
Apprenant du passant à chanter sa romance;
allitération du son " an ".
Ne demandant à Dieu , pour aimer l'existence,
il demandeà Dieu = reconnaissance ( nouvel aspect du personnage)
Que ton large horizon et tes larges amours.
large horizon = pléonasme / " larges amours " = pluriel + adjectif larges qui montrent son côté seducteur encore une fois + toujours cette notion de plaisir.

Tu retrouvais partout la vérité hideuse ,
partout = adverbe signifiant " tous les endroits " = caractère errant du personnage + vérité = contradiction avec le Don Juan comédien.
Jamais ce qu'ici-bas cherchaient tes voeux ardents,
voeux ardents = recherche du plaisir mais aussi de l'amour
Partout l'hydre éternel qui te montrait les dents;
hydre = animal à plusieurs tête qui rapelle le côté comédien du personnage et est assimilée également à la femme qu'il aime + partout = adverbe
Et, poursuivant toujours ta vie aventureuse,
" poursuivre " = verbe de déplacement = errance. + aventureuse = " qui se hasarde"
Regardant sous tes pied cette mer orageuse,
" pieds " = errance
Tu te disais tout bas: "Ma perle est là-dedans."
" ma perle " = recherche de la perle rare, de l'amour.


Tu mourus plein d'espoir dans ta route infinie,
route infinie = errance encore + " traces des tes pas " plus bas .
Et te souciant peu de laisser ici-bas
" il ne se soucie pas " = recherche de plaisir .
Des larmes et du sang aux traces de tes pas.
des larmes et du sang = référence aux conquêtes et donc , au côté séducteur du personnage.
Plus vaste que le ciel et plus grand que la vie,
le ciel = réfrence religieuse + hyperbole = beauté gloire et génie.
Tu perdis ta beauté , ta gloire et ton génie,
Pour un être impossible et qui n'existait pas.
A la recherche d'une seule femme, amour véritable.

Et le jour que parut le convive de pierre,
Tu vins à sa rencontre , et lui tendis la main;
Tu tombas foudroyé sur ton dernier festin:
festin = référence religieuse, reps du christ. + notion de plaisir
Symbole merveilleux de l'homme sur la terre,
Cherchant de ta main gauche à soulever ton verre,
" à soulever ton verre " = notion de plaisir
Abandonnant ta droite à celle du Destin!
Destin = allégorie qui signifie que la divinité aveugle personnifie la destiné.



PLAN POSSIBLE =

Tu peux montrer comment musset conserve les éléments traditionnels du mythe de Don juan , puis quelles sont les caractéristiques nouvelles qu'il lui donne et enfin tu peux terminer par une vision personelle de la condition humaine.


L'originalité du nouveau Don juan étant que Musset fait de ce personnage baroque un personnage romantique. Maintenant, à toi de te débrouiller 😀. J'espère que sa t'auras aidé. j'ai oublié un truc, ya aussi la structure du texte qui fait opposition au personnage. Les paragraphes sont réguliers et structurés alors que le personnage de don Juan ne l'est pas . ( désolée si j'dis d'la merde, mais j'suis pas douée pour expliquer, mais j'me comprend xD )
Et bien moi aussi j'ai ce commentaire à faire et je suis dans le même cas qu'Aude, ce texte ne m'inspire vraiment pas, mais le plan de Jean-Luc me paraît bien, je vais m'en inspirer, Merci à Jean-Luc pour son aide qui me sera, je l'éspère, très utile.
Bon courage à tous.
Salut tout le monde!

C'est un premier message que j'envoi sur ce forum, et je demande de l'aide.

Je suis en première L, et j'étudie les réécritures. Après avoir fais Dom Juan de Molière, je dois faire un commentaire composé sur "Namouna" d'Alfred de Musset, portrait de Dom Juan. Mon commentaire est à rendre pour demain, et je réécris en ce moment au propre mon brouillon de commentaire. Cependant, j'avais prévu de refaire ma première partie qui n'est pas au point. Les commentaires composés , ce n'est pas trop mon fort et pour la deuxième sous-partie de ma première partie, je sèche. Voici mon plan :

1/ Le mythe de Dom Juan resté intact
a) le séducteur
je n'ai pas trop développé à ce sujet, juste des citations de vers qui font ressortir les caractéristiques du mythe de DJ avec les opposés "vierge" et "courtisane" et "fille de roi" , "paysanne" (séducteur qui s'intéresse à tout les genres de femme, de tout rangs)
b) .. ? J'avais prévu "Le libertain" mais je dois dire que je ne trouve pas beaucoup de trucs , surtout dans le second sizain, qui pourrait m'aider à ce sujet. Je retrouve toujours à dire sur le "large horizon" des conquêtes amoureuses de DJ, se qui fait que je tourne un peu en rond on ne respectant pas le plan.

Pour la seconde partie
2/ La conception différente du donjuanisme de Molière.
a) Le personnage romantique
b) Le destin (qui touche aussi au personnage romantique.. Donc j'ai peur de redire la même chose..)
Je ne sais pas quoi faire .. Surtout que je comprends pas tellement (ou un peu) le troisième et quatrième sizain (ou plutôt pas sûre de comprendre le véritable sens). S'il vous plait, éclairez moi un peu .. Je patauge là. Quitte à remettre au propre, je veux que sa sois bien.

Merci d'avance 🙂 😀

LE POEME:
L
Et la vierge aux yeux bleus, sur la souple ottomane,
Dans ses bras parfumés te berçait mollement;
De la fille de roi jusqu'à la paysanne
Tu ne méprisais rien, même la courtisane,
A qui tu disputais son misérable amant;
Mineur, qui dans un puits cherchais un diamant.
LI
Tu parcourais Madrid, Paris, Naple et Florence;
Grand seigneur aux palais, voleur aux carrefours;
Ne comptant ni l'argent, ni les nuits, ni les jours;
Apprenant du passant à chanter sa romance;
Ne demandant à Dieu, pour aimer l'existence,
Que ton large horizon et tes larges amours.
LII
Tu retrouvais partout la vérité hideuse,
Jamais ce qu'ici-bas cherchaient tes voeux ardents,
Partout l'hydre éternel qui te montrait les dents;
Et poursuivant toujours ta vie aventureuse,
Regardant sous tes pieds cette mer orageuse,
Tu te disais tout bas: "Ma perle est là dedans."
LIII
Tu mourus plein d'espoir dans ta route infinie,
Et te souciant peu de laisser ici-bas
Des larmes et du sang aux traces de tes pas.
Plus vaste que le ciel et plus grand que la vie,
Tu perdis ta beauté, ta gloire et ton génie
Pour un être impossible, et qui n'existait pas.
LIV
Et le jour que parut le convive de pierre,
Tu vins à sa rencontre, et lui tendis la main;
Tu tombas foudroyé sur ton dernier festin:
Symbole merveilleux de l'homme sur la terre,
Cherchant de ta main gauche à soulever ton verre,
Abandonnant ta droite à celle du Destin !