Platon, Le Politique - La rectitude dans l’exercice du pouvoir ne doit être cherchée…

Entraide scolaire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous !
J'ai une explication de texte à rendre et je bloque un peu sur la problématique à dégager du texte. Ci-dessous le texte.
La rectitude dans l'exercice du pouvoir ne doit être cherchée que dans une personne, ou deux, ou quelques-unes à l'etrême limite, si cette rectitude doit jamais se rencontrer. (…) Or, ceux qui préscisément la possèdent, qu'ils exercent leur pouvoir avec ou contre le consentement des gourvernés, qu'ils se conforment ou non à des lois écrites, qu'ils soient riches ou pauvres, il faut, selon notre principe, les considérer comme des gouvernants, quelle que soit la forme de leur pouvoir, pourvu qu'il se règle sur un art. Il en va de même des médecins : nous ne les considérons pas comme moins qualifiés, qu'ils nous soignent avec notre consentement ou sans lui, par incision ou brûlure, ou par l'application de quelque autre traitement douloureux. Ils ne sont pas moins médecins, qu'ils observent ou non des règles écrites, qu'ils soient riches ou pauvres : dans tous les cas, nous ne les appelons pas moins médecins, tant que leur surveillance est fondée sur l'art, tant qu'ils nous purgent, ou nous font maigrir par quelque autre procédé, ou même nous font prendre de l'embonpoint, avec pour seule fin le bien de notre corps. Nous leur conserverons ce titre, enfin, tant qu'ils améliorent l'état de notre corps, et que, chacun pour leur compte, isl sauvegardent par leurs soins leurs patients. Voilà de quelle manière, à mon avis, et pas autrement, nous devrons décider que c'est là la seule définition correcte de l'autorité médicale, et de toute autre autorité.
Je suis désolée, c'est vrai qu'il est un peu long… J'avais d'abord pencher sur une problématique comme celle-ci :
L'autorité doit-elle toujours être fondée ?
Mais ayant bien relue le texte, je me suis rendue compte que Platon parlait à deux reprises de l'art. Je pense alors que ma problématique devra porter sur ce terme "art" qui est associé à l'autorité. Pouvez-vous m'éclaircir sur ce point ? Je vous en serais très reconnaissante !

Je vous souhaite une bonne soirée en attendant une réponse.

SoFee.
Bonsoir, Sophee.
Art ici = science. (Les sciences proprement dit n'existaient pas avant ~1650)

On nous explique que nous faisons confiance à un médecin car il sait ce qu'il fait. Il ne demande pas notre autorisation de soigner notre corps.
Cette évidence est mise en illustration de l'autorité (que nous ne donnons pas, mais) qui est exercée par l'état: en pouvoir pour le bien-être de tous.

{Par extension, on choisit son médecin et on élit ses représentants au gouvernement. Après, ils excercent le pouvoir à partir de cette authorisation.}
Plus précisément, art = technique, savoir-faire, compétence (le Grec est sans aucun doute tekhnè, par différence avec la science qui, elle, serait épistémè).
Merci beaucoup vous deux =)

Oui en effet je pensais que art = technique, ou résultat. Et donc, est-ce que je pourrais orienter ma problématique vers cette idée ?
Pour moi, le sujet est l'autorité!

Évangile de Saint-Jean, 19,10/11
Pilate lui dit donc: "Tu ne me parles pas? Ne sais-tu pas que j'ai pouvoir de te relâcher et que j'ai pouvoir de te crucifier?"

Jésus lui répondit: "Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi, si cela ne t'avait été donné d'en haut; c'est pourquoi celui qui m'a livré à toi a un plus grand péché.
Oui c'est ce que je penses aussi… Mais je ne comprends pas vraiment le fond de cet extrait. Pouvez-vous me donner quelques explications ?
Bonjour,

Je dois répondre à des questions concernant ce texte de Platon mais je ne comprend pas ce que vise à montrer la comparaison entre le pouvoir politique et l'activité du medecin…

Vous m'aideriez beaucoups en m'expliquant..

Merci
Bonjour.

As-tu lu les messages précédents ?
Il me semble qu'il y a des débuts d'explication…
La rectitude dans l'exercice du pouvoir ne doit être cherchée que dans une personne, ou deux, ou quelques-unes à l'extrême limite, si cette rectitude doit jamais se rencontrer. (…) Or, ceux qui précisément la possèdent, qu'ils exercent leur pouvoir avec ou contre le consentement des gouvernés, qu'ils se conforment ou non à des lois écrites, qu'ils soient riches ou pauvres, il faut, selon notre principe, les considérer comme des gouvernants, quelle que soit la forme de leur pouvoir, pourvu qu'il se règle sur un art. Il en va de même des médecins: nous ne les considérons pas comme moins qualifiés, qu'ils nous soignent avec notre 1 consentement ou sans lui, par incision ou brûlure, ou par l'application de quelque autre traitement douloureux. Ils ne sont pas moins médecins, qu'ils observent ou non des règles écrites, qu'ils soient riches ou pauvres; dans tous les cas, nous ne les en appelons pas moins médecins, tant que leur surveillance est fondée sur l'art, tant qu'ils nous purgent, ou nous font maigrir par quelque autre procédé, ou même nous font prendre de l'embonpoint, avec pour seule fin le bien de notre corps. Nous leur conservons ce titre, enfin, tant qu'ils améliorent l'état de notre corps, et que, chacun pour leur compte, ils sauvegardent par leurs soins leurs patients. Voilà de quelle manière, à mon avis, et pas autrement, nous devrons décider que c'est là la seule définition correcte de l'autorité médicale, et de toute autre autorité. PLATON
Merci à celui qui m'aidera, déjà en me disant de quel ouvrage est cet extrait + Réf biblio. Et m'aidera à le comprendre
Bonsoir,

Selon ce document [lien invalide], ce texte est tiré du dialogue Le Politique de Platon.