Hello tout le monde,
Je dois faire une dissertation (+ une question) et je n'ai pas d'idées et pas de plan.
Pouvez-vous m'aider svp ?
1. "On sait bien que les comédies ne sont faites que pour être jouées", écrit Molière dans l'avis au lecteur de l'Amour médecin (1665). Que pensez-vous de cette déclaration ?
Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les textes du corpus, vos lectures personnelles et votre expérience.
2. Le personnage caché, dans les textes A et B, présente-t-il le même intérêt pour le lecteur et pour le spectateur ? Sur quelle particularité du texte théâtral le texte C attire-t-il l'attention ?
VOICI LE CORPUS :
*** TEXTE A acte 4 scène 5 (extrait)
avec TARTUFFE, ELMIRE, ORGON (caché)
avec JUNIE, BRITANNICUS, NARCISSE (caché)
Molière, l'Amour médecin partie "au lecteur"
Je dois faire une dissertation (+ une question) et je n'ai pas d'idées et pas de plan.
Pouvez-vous m'aider svp ?
1. "On sait bien que les comédies ne sont faites que pour être jouées", écrit Molière dans l'avis au lecteur de l'Amour médecin (1665). Que pensez-vous de cette déclaration ?
Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les textes du corpus, vos lectures personnelles et votre expérience.
2. Le personnage caché, dans les textes A et B, présente-t-il le même intérêt pour le lecteur et pour le spectateur ? Sur quelle particularité du texte théâtral le texte C attire-t-il l'attention ?
VOICI LE CORPUS :
*** TEXTE A acte 4 scène 5 (extrait)
avec TARTUFFE, ELMIRE, ORGON (caché)
§§§ TARTUFFE*** TEXTE B acte 2 scène 6 (extrait)
Enfin votre scrupule est facile à détruire:
Vous êtes assurée ici d'un plein secret,
Et le mal n'est jamais que dans l'éclat qu'on fait;
Le scandale du monde est ce qui fait l'offense,
Et ce n'est pas pécher que pécher en silence.
ELMIRE, après avoir encore toussé.
Enfin je vois qu'il faut se résoudre à céder,
Qu'il faut que je consente à vous tout accorder,
Et qu'à moins de cela je ne dois point prétendre
Qu'on puisse être content, et qu'on veuille se rendre.
Sans doute il est fâcheux d'en venir jusque-là,
Et c'est bien malgré moi que je franchis cela;
Mais puisque l'on s'obstine à m'y vouloir réduire,
Puisqu'on ne veut point croire à tout ce qu'on peut dire,
Et qu'on veut des témoins qui soient plus convaincants,
Il faut bien s'y résoudre, et contenter les gens.
Si ce consentement porte en soi quelque offense,
Tant pis pour qui me force à cette violence;
La faute assurément n'en doit pas être à moi.
TARTUFFE
Oui, Madame, on s'en charge; et la chose de soi.
ELMIRE
Ouvrez un peu la porte, et voyez, je vous prie,
Si mon mari n'est point dans cette galerie.
TARTUFFE
Qu'est-il besoin pour lui du soin que vous prenez?
C'est un homme, entre nous, à mener par le nez;
De tous nos entretiens il est pour faire gloire,
Et je l'ai mis au point de voir tout sans rien croire. §§§
avec JUNIE, BRITANNICUS, NARCISSE (caché)
§§§ BRITANNICUS*** TEXTE C
[…] Vous ne me dites rien ! Quel accueil ! Quelle glace !
Est-ce ainsi que vos yeux consolent ma disgrâce ?
Parlez : nous sommes seuls. Notre ennemi, trompé,
Tandis que je vous parle, est ailleurs occupé.
Ménageons les moments de cette heureuse absence.
JUNIE
Vous êtes en des lieux tout pleins de sa puissance :
Ces murs mêmes, Seigneur, peuvent avoir des yeux ;
Et jamais l'empereur n'est absent de ces lieux.
BRITANNICUS
Et depuis quand, madame, êtes-vous si craintive ?
Quoi ! déjà votre amour souffre qu'on le captive ?
Qu'est devenu ce coeur qui me jurait toujours
De faire à Néron même envier nos amours ?
Mais bannissez, madame, une inutile crainte :
La foi dans tous les coeurs n'est pas encore éteinte ;
Chacun semble des yeux approuver mon courroux ;
La mère de Néron se déclare pour nous.
Rome, de sa conduite elle-même offensée…
JUNIE
Ah ! Seigneur ! vous parlez contre votre pensée.
Vous-même, vous m'avez avoué mille fois
Que Rome le louait d'une commune voix ;
Toujours à sa vertu vous rendiez quelque hommage.
Sans doute la douleur vous dicte ce langage. §§§
Molière, l'Amour médecin partie "au lecteur"
§§§ Il n'est pas nécessaire de vous avertir qu'il y a beaucoup de choses qui dépendent de l'action: on sait bien que les comédies ne sont faites que pour être jouées, et je na conseille de lire celle-ci qu'aux personnes qui ont des yeux pour découvrir dans la lecture tout le jeu du théâtre […]§§§



