Prépa Lettres, équivalences et scénariste… Grosse embrouille !

La filière littéraire

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour, tout le monde.

Je suis dans une passe assez délicate de remise en question de mon orientation professionnelle et j'ai un certain nombre de questions - auxquelles je ne trouve pas la réponse, fatalement - à poser à différents sujets, mais intrinsèquement liés.
Veuillez excuser la longueur de mon message, mais j'imagine que quelques explications s'imposent pour entrer véritablement dans le vif du sujet et pointer précisément les problèmes saillants.

Je suis en classe préparatoire Hypokhâgne au Lycée Condorcet. Je me suis lancée dans cette filière principalement dans le but de m'octroyer quelques années pour réfléchir tout en acquérant une des meilleures formations littéraires possibles dans un large éventail de matières.
Néanmoins, sans vraiment couler, je ne me sens pas à l'aise, et ce pour différentes raisons.

Premièrement, je me sens étouffer dans le cadre que je trouve trop "lycéen", comme si je n'étais pas à proprement parler dans de véritables études, malgré le niveau très élevé du travail - un nombre d'heures impressionnant avec une quantité de devoirs non moins pesante.
Deuxièmement, toute cette quantité de travail ne me dérangerait pas tant si j'avais enfin l'impression de me sentir véritablement plongée dans mon domaine de prédilection - très flou, vu que je suis intéressée par de nombreux sujets très divers. Je me demande de plus en plus si la seule formation que vise vraiment la Prépa Lettres me conviendrait réellement : l'entrée à l'ENS. En fait, c'était surtout la recherche qui m'intéressait dedans, et beaucoup moins le professorat qui aurait plutôt tendance à me rebuter. Je commence donc à avoir de sérieux doutes sur le bien suprême de cette prépa sur mon avenir professionnel, surtout que les seules autres filières que l'on nous propose instamment - Sciences Po et les écoles de commerce comme HEC - ne m'intéressent ni de près ni de loin.

Je me penche donc sur le problème des équivalences… et quel problème !
Sans rentrer dans les détails, l'administration de ce lycée est une catastrophe. On nous a dit que l'on nous fournirait toutes les informations dont nous aurions besoin à ce sujet, d'autant plus que le système des équivalences a été totalement refondu cette année, et on nous laisse finalement nous dépatouiller tout seul dans notre coin. Et le comble, c'est que je n'arrive même pas à trouver des informations satisfaisantes sur les sites web des fac qui pourraient - ou non, je ne sais même pas au final - m'intéresser.
Sachant que je n'ai même pas fait de choix arrêté sur mon domaine d'équivalence et que l'on vient d'apprendre par hasard que les inscriptions s'achevaient le 30 Octobre, me voilà dans de beaux draps.

J'ai essayé de restreindre mon champ de vision afin de trouver une solution. Une idée de métier à propos duquel je ne m'étais jamais vraiment permis de penser - car un peu "fou" dans le sens où il appartient à un domaine qui me semble dans un sens lointain et inaccessible - me revient pourtant avec insistance à l'esprit : la profession de scénariste.
Je pense que c'est ce qui conviendrait le mieux à mes aspirations, et ce pour tout un tas de raisons. Cependant, cela pose également des soucis : l'orientation pour y parvenir est tout sauf claire, il n'existe pas de diplôme officiel, seulement des formations dans des écoles publiques très sélectives - dont la principale (la FEMIS) ne recrute qu'à Bac+2 (sans préciser Bac+2 de quoi) - ou des écoles privées très coûteuses.

Après avoir planté le décor, voilà donc le nœud du problème :
1) Que pensez-vous d'une réorientation après une prépa Lettres dans le milieu cinématographique ?
2) Quelle équivalence pensez-vous qu'il serait le plus judicieux de prendre pour pénétrer dans ce domaine ? (Je pensais vaguement, parmi ce qui était proposé, à "Lettres Modernes Appliquées" à l'Université Paris IV-Sorbonne, mais le manque d'informations sur l'ensemble des équivalences me laisse pantoise.)
3) Pensez-vous qu'il vaut mieux :
* continuer la prépa une année de plus (hypokhâgne+khâgne) afin d'avoir une formation la plus générale possible - même si elle est assez pesante, et que certaines matières (la géographie surtout) ne m'intéressent pas vraiment - tout en pouvant brandir à la fin une équivalence plus pointue et ne tenter les concours qu'après ?
* attendre la fin de mon année d'hypokhâgne et reprendre en cours de route la filière en fac où je serai inscrite parallèlement avant de tenter les concours ?
* attendre la fin de mon année d'hypokhâgne et commencer un autre cursus, c'est-à-dire une entrée en fac dans le domaine de l'audiovisuel (et essayer le concours d'une école de cinéma qui admet sans tenir compte du nombre d'années d'études post-bac (en se gardant la possibilité de tenter celui de la Femis après), ou attendre d'avoir Bac+2 dans ce domaine et essayer celui de la Femis) ?
* commencer d'ores et déjà à envisager une entrée sur concours dans une école de cinéma en les tentant en cours d'année ?

Comme vous pouvez le constater, je suis totalement perdue et je n'ai aucune idée de là où j'en suis vraiment… Je ne sais pas trop comment démêler la situation…

Merci à ceux qui m'ont lue (c'est déjà pas mal) et d'autant plus merci à ceux qui voudront bien me fournir leur aide, elle ne pourra m'être que très précieuse !


Thelxepeia
Quand on ne sait pas exactement ce qu'on veut, il faut suivre le cursus le plus large possible. L'hypokhâgne est un cursus large, ça reste donc un bon choix. Quitter un cursus qu'on n'a entamé il y a seulement un mois, c'est toujours une mauvaise décision. Pour la question des équivalences, tu dois glaner des informations auprès des enseignants les plus accessibles, et agissez collectivement si vous êtes tous dans le même flou.
Merci d'avoir répondu !

En toute logique, c'est bien le raisonnement que j'avais (c'est bien pour cela que je suis en hypokhâgne, d'ailleurs).
Je n'ai d'ailleurs pas l'intention de la quitter au bout d'un mois ; quand je parlais d'envisager d'ores et déjà de tenter des concours pour une école de cinéma, c'était en parallèle à la classe d'hypokhâgne qui continue : les dossiers commençant en général à être observés en janvier, le concours en avril… cela laisse une marge de manœuvre non négligeable pendant laquelle il serait idiot de se tourner les pouces et cela pour se retrouver sans rien au bout du compte (tenter un concours, c'est bien ; le réussir, c'est mieux, mais un peu plus difficile, surtout quand il est extrêmement sélectif). Mais s'il vaut mieux tenter l'expérience le plus tôt possible, je préfère m'y prendre un peu en avance plutôt que de constituer en urgence un dossier bancal début janvier.
C'est vrai que tout m'oriente vers des professions où il n'y a que très peu de réussite et de débouchés - j'en ai parfaitement conscience -, mais je n'en reste pas moins pragmatique et ne veux surtout pas me retrouver sans rien.

Mon hésitation à quitter (et quand ?) la prépa vient du fait que je sors d'un bac S parce que tout le monde insistait sur le fait que c'était la "voie royale", alors que l'enseignement qui est fait au collège et au lycée m'a entièrement dégoûtée des sciences, ce qui fait que rien que de me lever le matin devenait un effort extrêmement pénible sans parler de la simple horreur que m'inspirait la perspective de m'asseoir devant mon bureau pour débuter un devoir.
La prépa - contrairement à ce que je croyais - ne semble pas correspondre finalement à mes attentes, je ne m'y sens pas vraiment à l'aise (même si travailler sur des matières qui me plaisent bien plus est un véritable soulagement !), et son côté "lycée" me hérisse un tantinet. J'ai l'impression de poursuivre une sclérose déjà débutée dans le secondaire, un peu différemment d'avant, mais globalement aussi étouffante.

Ceci n'est pas une critique de l'enseignement des prépas littéraires en elles-mêmes ; au contraire, cela représente pour moi une qualité difficilement égalable, une excellence. C'est juste que je me demande sérieusement si cela me correspond vraiment au bout du compte.
Je veux reprendre goût au travail (quand je suis passionnée, je peux déplacer des montagnes) et pour ce, je veux faire quelque chose qui me passionne réellement, qui corresponde parfaitement à mes goûts, mes aptitudes et mes aspirations. J'aimerais me donner toutes les cartes en main pour y parvenir. Et je commence à me demander si le discours sur les "voies royales" est forcément vrai à tous les coups et si parfois il ne faut pas faire des choix, plus réducteurs, certes, mais plus épanouissants (pour la personne concernée, bien naturellement, je ne dis pas que les classes préparatoires ne peuvent pas être aussi épanouissantes, loin de là).


Pour la question des équivalences, du moins pour la question technique, nous nous heurtons à un mur de professeurs qui "ne savent pas" (d'un côté, c'est le rôle de la CPE de nous donner ce genre de renseignements, pas à eux…).
Sinon, comme tu le fais remarquer, le fait que l'on n'agisse pas tous ensemble mais chacun seul partageant une bribe avec les autres ne nous fait sans doute pas avancer… Il va falloir monter un conseil de guerre et envoyer les délégués en première ligne ! (Ça sert à ça, un délégué, non ?) Bref, tout ça pour dire qu'il y a un gros manque d'organisation et qu'il va falloir vite y remédier…
Mais si tu es intéressé(e) par le cinéma, pourquoi n'as-tu pas demandé une prépa avec option cinéma ? Tu aurais eu à la fin des deux années de prépa des équivalences en cinéma.
Pour faire (très court), je me retrouve à peu de choses près dans le même cas que toi, excepté que la prépa me plaît beaucoup, même si je ne me vois pas pour l'instant y passer plus d'un an.
Mon boulot idéal serait aussi dans le scénarisme, mais comme tu le dis toi-même, c'est un milieu extrêmement bouché.
En fait ce message risque de ne pas t'apporter grand-chose, mais juste une indication sur mon cas personnel : j'ai longtemps hésité à demander en premier voeu une prépa ciné, comme le suggérait Polo, mais pour différentes raisons j'ai fini choisi une autre prépa dans laquelle je me plais beaucoup. Dans l'état actuel des choses (j'ai la chance d'avoir un lycée qui s'occupe à peu près de tout ce qui est administratif !), je pense m'inscrire en licence de Lettres Modernes, afin d'avoir mon équivalence en L2 après mon année d'Hypokhâgne et de rentrer en parallèle en L1 de Cinéma. Donc en gros, suivre deux licences en même temps, mais pas au même niveau. Bon, ça reste deux filières assez bouchées, mais ça a l'avantage de conserver un minimum de pluridisciplinarité et ne pas me faire "perdre" une année post-bac. Et comme toi, j'envisage de le concours de la FEMIS, sachant que sans avoir étudié un minimum le cinéma, je pense le concours limite impossible à avoir…
Voilà, c'est très susceptible de changer d'ici la fin de l'année, mais c'était juste pour te donner une idée d'un (futur) parcours qui a l'air de se rapprocher un peu du tien ! 🙂
Polo a écrit :Mais si tu es intéressé(e) par le cinéma, pourquoi n'as-tu pas demandé une prépa avec option cinéma ? Tu aurais eu à la fin des deux années de prépa des équivalences en cinéma.
Question extrêmement pertinente !
A laquelle je ne pourrai faire qu'une réponse stupide. "

Enfin, déjà, de sous-connaissance : je ne savais même pas qu'il y avait des prépa avec option cinéma. Et ceci découle de la réponse stupide : je ne me suis pas renseignée vraiment dessus parce que l'idée, à la base, me paraissait comme qui dirait aberrante.
J'explique. (Ne rions pas, s'il vous plaît. Enfin si, vous avez le droit, mais gentiment. )

J'avais bien ancré dans ma tête que tous les métiers de spectacle, du cinéma, etc., étaient de fabuleux métiers… mais réservés aux autres. Une utopie appartenant à une autre catégorie de gens que la mienne, qui devrait se contenter de professions plus prosaïques.
(Pour te faire une grosse caricature, c'est un peu comme si je voulais annoncer à mes parents : "Dites, Papa-Maman, j'ai décidé que je voulais être chanteuse." Ce genre de choses marche pour certains, mais mon côté très terre-à-terre me disait que c'était un rêve farfelu tout ce qu'il y a de moins réaliste.)
Alors pourquoi s'alimenter de rêves déçus d'avance ? Je préférais ne pas y penser, voilà tout, et m'orienter vers une filière, certes très difficile, mais plus "concrète", si je puis dire - dans le sens où les matières de la prépa Lettres sont basées essentiellement sur l'analyse tandis que le 'scénarisme' est marqué du sceau de la création.

Sauf que, plus je psychote, plus je me rends compte qu'entre analyse et création, c'est la seconde que je préfère avantager. Elle me manquerait trop.
Et puis, si ces métiers existent, c'est bien parce qu'il y a des gens qui y réussissent. J'ai rencontré un jeune homme qui voulait devenir comédien, et qui en aurait, je pense, les capacités, et une jeune fille qui fait des études dans l'audiovisuel pour devenir réalisatrice. Et ce sont des gens comme moi.
Je finis par me dire que si j'ai pu penser ne serait-ce qu'un instant que je puisse faire partie des heureux 4% qui atteignent l'Ecole Normale Supérieure, et ce devant les impressionnants Khâgneux de Louis le Grand et Henri IV qui ont fait toute leur scolarité dans d'excellentes écoles parisiennes, je ne vois pas pourquoi je ne penserais pas tout autant que je pourrais avoir la chance de réussir dans le domaine artistique.
Une vie, on n'en a qu'une, et si on la passe à faire ses choix "par défaut", à s'empêcher même de tenter des choses qui nous font le plus envie parce que l'on se persuade soi-même que l'on n'en est pas capable et que l'on s'oblige à rentrer dans un moule qui ne nous convient guère, je viens de comprendre que ce n'en est plus vraiment une.
En bref, je suis en train de jeter à bas les vieux murs des idées préconçues que je me suis érigés et qui m'ont bridée jusque là.

Voilà, j'espère que je t'ai un peu éclairé sur mon imbécillité. "


Tourment de Nuit a écrit :Pour faire (très court), je me retrouve à peu de choses près dans le même cas que toi, excepté que la prépa me plaît beaucoup, même si je ne me vois pas pour l'instant y passer plus d'un an.
Mon boulot idéal serait aussi dans le scénarisme, mais comme tu le dis toi-même, c'est un milieu extrêmement bouché.
En fait ce message risque de ne pas t'apporter grand-chose, mais juste une indication sur mon cas personnel : j'ai longtemps hésité à demander en premier voeu une prépa ciné, comme le suggérait Polo, mais pour différentes raisons j'ai fini choisi une autre prépa dans laquelle je me plais beaucoup. Dans l'état actuel des choses (j'ai la chance d'avoir un lycée qui s'occupe à peu près de tout ce qui est administratif !), je pense m'inscrire en licence de Lettres Modernes, afin d'avoir mon équivalence en L2 après mon année d'Hypokhâgne et de rentrer en parallèle en L1 de Cinéma. Donc en gros, suivre deux licences en même temps, mais pas au même niveau. Bon, ça reste deux filières assez bouchées, mais ça a l'avantage de conserver un minimum de pluridisciplinarité et ne pas me faire "perdre" une année post-bac. Et comme toi, j'envisage le concours de la FEMIS, sachant que sans avoir étudié un minimum le cinéma, je pense le concours limite impossible à avoir…
Voilà, c'est très susceptible de changer d'ici la fin de l'année, mais c'était juste pour te donner une idée d'un (futur) parcours qui a l'air de se rapprocher un peu du tien ! 🙂
Ah ! Miracle ! Une personne qui me ressemble et qui - remercions les dieux - apporte des réponses à mes questions !
Non, sérieusement, cela m'apporte plus que tu ne pourrais le penser : une possible idée sérieuse d'un cursus clair, cela me rassure énormément de ne plus me sentir seule dans cette galère - surtout vu ton calme et ta confiance apaisants.

Le souci pour le 'scénarisme' - cela existe-t-il, comme mot ? je n'en trouvais pas de vraiment approprié, c'est pour cela que j'utilisais le terme plus beaucoup large de "domaine cinématographique" -, c'est l'absence de diplôme officiel et le fait que, apparemment, beaucoup de gens s'improvisent scénaristes sans avoir reçu de formation adéquate. Dur de s'imposer dans ces conditions.

Pour la FEMIS, ce qui m'a étonnée c'est que - dans ce que j'ai lu - rien n'est dit quand aux deux années d'enseignement supérieur que l'on est censé avoir reçu avant d'entrer. Est-ce dans n'importe quel domaine, histoire d'avoir reçu un certain bagage culturel quel qu'il soit, ou sont-ce des études cinématographiques qui sont implicitement désignées, partant de ce fait comme d'une évidence ? Cela me semble étrange de demander "deux années d'étude" sans spécifier le sujet étudié… Ceux qui ont déjà commencé à étudier le cinéma doivent forcément être avantagés quelque part et être guidés dans leur manière d'aborder l'épreuve (ce pourquoi je me posais la question du bien fondé de continuer un cursus plus large en Khâgne - tout aussi enrichissant soit-il - au lieu de commencer à entrer au cœur de la matière).

En tout cas, merci d'avoir pris le temps de jeter un œil sur mon cas et de m'avoir fait partager tes projets. Nous pourrons peut-être garder contact pour nous communiquer nos idées à ce sujet, non ? Déjà, je vais un peu regarder ton blog, il risque fort de m'intéresser ! 🙂
Thelxepeia a écrit :ce devant les impressionnants Khâgneux de Louis le Grand et Henri IV qui ont fait toute leur scolarité dans d'excellentes écoles parisiennes)
Ah mais je proteste ! Je suis en khâgne à H4 et avant cette année, je n'étais pas du tout dans "d'excellentes écoles parisiennes", je viens de province. Faut pas avoir de complexes, même si ça paraît impressionnant. 😉
J'ai lu un peu en travers, pardon si je suis à côté de la plaque, mais : rien ne t'empêche de rester dans cette voie (tu as commencé, c'est une formation qui ouvre sur beaucoup de choses, on y acquiert une bonne discipline de travail, etc.) tout en suivant à ton rythme les formations par correspondance proposées par le Cned en analyse de film et en cinéma (il y a au moins trois modules différents dans ce domaine, il me semble, voir sur leur site… il y avait aussi un module appelé "esthétique du scénario" il y a quelques années, j'ignore s'il existe encore). Bien sûr, c'est un investissement supplémentaire, financièrement et en termes de temps. Mais ça peut être un bon compromis pour égayer un peu cette première année et se faire une idée en parallèle de ce à quoi ressemblent des études de cinéma. Par ailleurs, voir ce qui est écrit ici sur les métiers de l'audiovisuel : fil antérieur… C'est un atout d'être déjà étudiante à Paris, profites-en pour participer à des projets, même s'ils sont modestes, dans le domaine qui t'intéresse.
Je ne peux pas trop t'aider, mais je voulais juste te dire que pour les équivalences, il ne faut pas t'inquiéter. Inscris-toi dans une filière littéraire au hasard à la fac, et en fin d'année, tu demanderas la matière que tu voudras. Plein de gens changent de spé en cours d'hypokhâgne. Et puis, même si tu ne t'inscris pas, il y a des facs où tu peux demander l'équivalence en mai/juin sans avoir été inscrite pendant l'année… Bref, ne t'inquiète pas pour ça, c'est vraiment le cadet de tes soucis.
Polo a écrit :Ah mais je proteste ! Je suis en khâgne à H4 et avant cette année, je n'étais pas du tout dans "d'excellentes écoles parisiennes", je viens de province. Faut pas avoir de complexes, même si ça paraît impressionnant. 😉
Ah, mais je sais bien qu'il n'y a pas à Louis-le-Grand et Henri IV QUE d'heureux parisiens qui ont fait une scolarité bénie par un enseignement d'excellence ! XD (Heureusement, d'ailleurs…)
Il n'empêche que ça aide un chouia pour les intégrer… Et chapeau, tu as d'autant plus de mérite de te retrouver parmi eux !

Anne-Lise a écrit :J'ai lu un peu en travers, pardon si je suis à côté de la plaque, mais : rien ne t'empêche de rester dans cette voie (tu as commencé, c'est une formation qui ouvre sur beaucoup de choses, on y acquiert une bonne discipline de travail, etc.) tout en suivant à ton rythme les formations par correspondance proposées par le Cned en analyse de film et en cinéma (il y a au moins trois modules différents dans ce domaine, il me semble, voir sur leur site… il y avait aussi un module appelé "esthétique du scénario" il y a quelques années, j'ignore s'il existe encore). Bien sûr, c'est un investissement supplémentaire, financièrement et en termes de temps. Mais ça peut être un bon compromis pour égayer un peu cette première année et se faire une idée en parallèle de ce à quoi ressemblent des études de cinéma. Par ailleurs, voir ce qui est écrit ici sur les métiers de l'audiovisuel : fil antérieur… C'est un atout d'être déjà étudiante à Paris, profites-en pour participer à des projets, même s'ils sont modestes, dans le domaine qui t'intéresse.
Merci pour les conseils et pour le lien !
C'est vrai que je n'avais pas pensé aux cours par correspondance en cours d'année… Il faut que je me renseigne dessus. Ce qui me fait un peu peur dans tout cela, c'est d'ajouter un bon morceau à un programme assez chargé (sachant que je suis quelqu'un de très lent et que j'ai déjà du mal à finir mon travail à des heures décentes). Financièrement, aussi, comme tu le fais remarquer, cela pourrait peut-être poser problème (surtout si ensuite il faut intégrer une école très coûteuse, ça ferait un gouffre dans le porte-feuille de mes parents, et ce n'est pas forcément quelque chose qui me réjouit…). Mais bon, il faut que j'aille voir les prix avant de me prononcer ! Ça n'en reste pas moins une bonne idée. 🙂
Je vais aussi me renseigner sur des projets, comme tu me le conseilles, en veillant quand même à ce qu'ils ne m'accaparent pas trop parce que, si je m'y investis au détriment de la prépa, l'appréciation "pas de passage en khâgne" ne m'arrangerait pas les choses, au contraire… (Que j'y passe finalement ou non, il vaut mieux dans tous les cas finir sur une bonne appréciation et pas que l'on me barre le passage.)

Aurélie7 a écrit :Je ne peux pas trop t'aider, mais je voulais juste te dire que pour les équivalences, il ne faut pas t'inquiéter. Inscris-toi dans une filière littéraire au hasard à la fac, et en fin d'année, tu demanderas la matière que tu voudras. Plein de gens changent de spé en cours d'hypokhâgne. Et puis, même si tu ne t'inscris pas, il y a des facs où tu peux demander l'équivalence en mai/juin sans avoir été inscrite pendant l'année… Bref, ne t'inquiète pas pour ça, c'est vraiment le cadet de tes soucis.
Ouf, tu me rassures ! Vu le tableau que l'on nous en dressait, on avait plutôt l'impression que c'était l'apocalypse de ne pas s'inscrire à l'instant à la fac… (Enfin, ce n'est pas pour ça qu'ils vont soulever le petit doigt pour nous donner un coup de pouce…)
Bonjour à tous ! 🙂

Je vous écris car je suis un peu dans le même cas;

Je suis actuellement en première année d'hypôkagne et cela ne se passe pas trop mal pour le moment, j'envisage donc de poursuivre avec une khâgne anglais l'année prochaine si cela est possible.

Cependant, je n'avais pas d'idée de métier ou d'étude à poursuivre après ces années. J'ai découvert il y a peu de temps le métier d'assistante réalisatrice, je me suis beaucoup renseignée et ce métier m'attire maintenant beaucoup. J'ai vu qu'il y avait des écoles (que vous avez citées plus haut) et j'avais justement des questions …

- Comment acquèrir une certaine formation visant à passer les concours puisqu'une kagne anglais n'est pas vraiment du même sujet …
- Connaissez vous d'autres écoles que l'ENSLL ou FEMIS ?
- Lorsque nous sommes en classe préparatoire, étant donné que le concours ne prépare qu'aux ENS 'classique" (façon de parler), savez vous si l'on peut tout de même faire le concours de l'ENSLL ?

En fait, je ne sais pas trop comment me passer d'une CPGE à une école de cinéma et c'est surtout cela qui me pose problème, je ne sais pas si c'est vraiment possible de passer des concours quand on y est pas préparer à moins de trouver une formation ?


Avant d'entrer en hypô je voulais faire des études de communication mais je n'ai pas été prise dans l'école où je voulais aller, et je ne pensais vraiment pas aller en prépa car pour moi, cela exigait un excellent niveau et je n'étais pas très attiré par ces études. Cependant, il s'avère que j'ai été prise et que je ne regrette pas ce choix !
De plus je n'avais aucune conaissance des métiers du cinéma car j'étais surtout concentrée sur le monde de la communication qui me passionait, à l'époque car j'ai réalisé qu'au fond c'était dans le cinéma que je désirais travailler, et particulièrement en tant qu'assistante réalisatrice ou régisseur.
Voilà ce qui explique que je ne me sois pas dirigé vers une classe préparatoire option cinéma… (pour le petite histoire )

Voilà, je vous remercie tous beaucoup d'avance pour vos réponses 😀