Bonjour, tout le monde.
Je suis dans une passe assez délicate de remise en question de mon orientation professionnelle et j'ai un certain nombre de questions - auxquelles je ne trouve pas la réponse, fatalement - à poser à différents sujets, mais intrinsèquement liés.
Veuillez excuser la longueur de mon message, mais j'imagine que quelques explications s'imposent pour entrer véritablement dans le vif du sujet et pointer précisément les problèmes saillants.
Je suis en classe préparatoire Hypokhâgne au Lycée Condorcet. Je me suis lancée dans cette filière principalement dans le but de m'octroyer quelques années pour réfléchir tout en acquérant une des meilleures formations littéraires possibles dans un large éventail de matières.
Néanmoins, sans vraiment couler, je ne me sens pas à l'aise, et ce pour différentes raisons.
Premièrement, je me sens étouffer dans le cadre que je trouve trop "lycéen", comme si je n'étais pas à proprement parler dans de véritables études, malgré le niveau très élevé du travail - un nombre d'heures impressionnant avec une quantité de devoirs non moins pesante.
Deuxièmement, toute cette quantité de travail ne me dérangerait pas tant si j'avais enfin l'impression de me sentir véritablement plongée dans mon domaine de prédilection - très flou, vu que je suis intéressée par de nombreux sujets très divers. Je me demande de plus en plus si la seule formation que vise vraiment la Prépa Lettres me conviendrait réellement : l'entrée à l'ENS. En fait, c'était surtout la recherche qui m'intéressait dedans, et beaucoup moins le professorat qui aurait plutôt tendance à me rebuter. Je commence donc à avoir de sérieux doutes sur le bien suprême de cette prépa sur mon avenir professionnel, surtout que les seules autres filières que l'on nous propose instamment - Sciences Po et les écoles de commerce comme HEC - ne m'intéressent ni de près ni de loin.
Je me penche donc sur le problème des équivalences… et quel problème !
Sans rentrer dans les détails, l'administration de ce lycée est une catastrophe. On nous a dit que l'on nous fournirait toutes les informations dont nous aurions besoin à ce sujet, d'autant plus que le système des équivalences a été totalement refondu cette année, et on nous laisse finalement nous dépatouiller tout seul dans notre coin. Et le comble, c'est que je n'arrive même pas à trouver des informations satisfaisantes sur les sites web des fac qui pourraient - ou non, je ne sais même pas au final - m'intéresser.
Sachant que je n'ai même pas fait de choix arrêté sur mon domaine d'équivalence et que l'on vient d'apprendre par hasard que les inscriptions s'achevaient le 30 Octobre, me voilà dans de beaux draps.
J'ai essayé de restreindre mon champ de vision afin de trouver une solution. Une idée de métier à propos duquel je ne m'étais jamais vraiment permis de penser - car un peu "fou" dans le sens où il appartient à un domaine qui me semble dans un sens lointain et inaccessible - me revient pourtant avec insistance à l'esprit : la profession de scénariste.
Je pense que c'est ce qui conviendrait le mieux à mes aspirations, et ce pour tout un tas de raisons. Cependant, cela pose également des soucis : l'orientation pour y parvenir est tout sauf claire, il n'existe pas de diplôme officiel, seulement des formations dans des écoles publiques très sélectives - dont la principale (la FEMIS) ne recrute qu'à Bac+2 (sans préciser Bac+2 de quoi) - ou des écoles privées très coûteuses.
Après avoir planté le décor, voilà donc le nœud du problème :
1) Que pensez-vous d'une réorientation après une prépa Lettres dans le milieu cinématographique ?
2) Quelle équivalence pensez-vous qu'il serait le plus judicieux de prendre pour pénétrer dans ce domaine ? (Je pensais vaguement, parmi ce qui était proposé, à "Lettres Modernes Appliquées" à l'Université Paris IV-Sorbonne, mais le manque d'informations sur l'ensemble des équivalences me laisse pantoise.)
3) Pensez-vous qu'il vaut mieux :
* continuer la prépa une année de plus (hypokhâgne+khâgne) afin d'avoir une formation la plus générale possible - même si elle est assez pesante, et que certaines matières (la géographie surtout) ne m'intéressent pas vraiment - tout en pouvant brandir à la fin une équivalence plus pointue et ne tenter les concours qu'après ?
* attendre la fin de mon année d'hypokhâgne et reprendre en cours de route la filière en fac où je serai inscrite parallèlement avant de tenter les concours ?
* attendre la fin de mon année d'hypokhâgne et commencer un autre cursus, c'est-à-dire une entrée en fac dans le domaine de l'audiovisuel (et essayer le concours d'une école de cinéma qui admet sans tenir compte du nombre d'années d'études post-bac (en se gardant la possibilité de tenter celui de la Femis après), ou attendre d'avoir Bac+2 dans ce domaine et essayer celui de la Femis) ?
* commencer d'ores et déjà à envisager une entrée sur concours dans une école de cinéma en les tentant en cours d'année ?
Comme vous pouvez le constater, je suis totalement perdue et je n'ai aucune idée de là où j'en suis vraiment… Je ne sais pas trop comment démêler la situation…
Merci à ceux qui m'ont lue (c'est déjà pas mal) et d'autant plus merci à ceux qui voudront bien me fournir leur aide, elle ne pourra m'être que très précieuse !
Thelxepeia
Je suis dans une passe assez délicate de remise en question de mon orientation professionnelle et j'ai un certain nombre de questions - auxquelles je ne trouve pas la réponse, fatalement - à poser à différents sujets, mais intrinsèquement liés.
Veuillez excuser la longueur de mon message, mais j'imagine que quelques explications s'imposent pour entrer véritablement dans le vif du sujet et pointer précisément les problèmes saillants.
Je suis en classe préparatoire Hypokhâgne au Lycée Condorcet. Je me suis lancée dans cette filière principalement dans le but de m'octroyer quelques années pour réfléchir tout en acquérant une des meilleures formations littéraires possibles dans un large éventail de matières.
Néanmoins, sans vraiment couler, je ne me sens pas à l'aise, et ce pour différentes raisons.
Premièrement, je me sens étouffer dans le cadre que je trouve trop "lycéen", comme si je n'étais pas à proprement parler dans de véritables études, malgré le niveau très élevé du travail - un nombre d'heures impressionnant avec une quantité de devoirs non moins pesante.
Deuxièmement, toute cette quantité de travail ne me dérangerait pas tant si j'avais enfin l'impression de me sentir véritablement plongée dans mon domaine de prédilection - très flou, vu que je suis intéressée par de nombreux sujets très divers. Je me demande de plus en plus si la seule formation que vise vraiment la Prépa Lettres me conviendrait réellement : l'entrée à l'ENS. En fait, c'était surtout la recherche qui m'intéressait dedans, et beaucoup moins le professorat qui aurait plutôt tendance à me rebuter. Je commence donc à avoir de sérieux doutes sur le bien suprême de cette prépa sur mon avenir professionnel, surtout que les seules autres filières que l'on nous propose instamment - Sciences Po et les écoles de commerce comme HEC - ne m'intéressent ni de près ni de loin.
Je me penche donc sur le problème des équivalences… et quel problème !
Sans rentrer dans les détails, l'administration de ce lycée est une catastrophe. On nous a dit que l'on nous fournirait toutes les informations dont nous aurions besoin à ce sujet, d'autant plus que le système des équivalences a été totalement refondu cette année, et on nous laisse finalement nous dépatouiller tout seul dans notre coin. Et le comble, c'est que je n'arrive même pas à trouver des informations satisfaisantes sur les sites web des fac qui pourraient - ou non, je ne sais même pas au final - m'intéresser.
Sachant que je n'ai même pas fait de choix arrêté sur mon domaine d'équivalence et que l'on vient d'apprendre par hasard que les inscriptions s'achevaient le 30 Octobre, me voilà dans de beaux draps.
J'ai essayé de restreindre mon champ de vision afin de trouver une solution. Une idée de métier à propos duquel je ne m'étais jamais vraiment permis de penser - car un peu "fou" dans le sens où il appartient à un domaine qui me semble dans un sens lointain et inaccessible - me revient pourtant avec insistance à l'esprit : la profession de scénariste.
Je pense que c'est ce qui conviendrait le mieux à mes aspirations, et ce pour tout un tas de raisons. Cependant, cela pose également des soucis : l'orientation pour y parvenir est tout sauf claire, il n'existe pas de diplôme officiel, seulement des formations dans des écoles publiques très sélectives - dont la principale (la FEMIS) ne recrute qu'à Bac+2 (sans préciser Bac+2 de quoi) - ou des écoles privées très coûteuses.
Après avoir planté le décor, voilà donc le nœud du problème :
1) Que pensez-vous d'une réorientation après une prépa Lettres dans le milieu cinématographique ?
2) Quelle équivalence pensez-vous qu'il serait le plus judicieux de prendre pour pénétrer dans ce domaine ? (Je pensais vaguement, parmi ce qui était proposé, à "Lettres Modernes Appliquées" à l'Université Paris IV-Sorbonne, mais le manque d'informations sur l'ensemble des équivalences me laisse pantoise.)
3) Pensez-vous qu'il vaut mieux :
* continuer la prépa une année de plus (hypokhâgne+khâgne) afin d'avoir une formation la plus générale possible - même si elle est assez pesante, et que certaines matières (la géographie surtout) ne m'intéressent pas vraiment - tout en pouvant brandir à la fin une équivalence plus pointue et ne tenter les concours qu'après ?
* attendre la fin de mon année d'hypokhâgne et reprendre en cours de route la filière en fac où je serai inscrite parallèlement avant de tenter les concours ?
* attendre la fin de mon année d'hypokhâgne et commencer un autre cursus, c'est-à-dire une entrée en fac dans le domaine de l'audiovisuel (et essayer le concours d'une école de cinéma qui admet sans tenir compte du nombre d'années d'études post-bac (en se gardant la possibilité de tenter celui de la Femis après), ou attendre d'avoir Bac+2 dans ce domaine et essayer celui de la Femis) ?
* commencer d'ores et déjà à envisager une entrée sur concours dans une école de cinéma en les tentant en cours d'année ?
Comme vous pouvez le constater, je suis totalement perdue et je n'ai aucune idée de là où j'en suis vraiment… Je ne sais pas trop comment démêler la situation…
Merci à ceux qui m'ont lue (c'est déjà pas mal) et d'autant plus merci à ceux qui voudront bien me fournir leur aide, elle ne pourra m'être que très précieuse !
Thelxepeia



