Peut-on prouver sa liberté ?

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous , amateurs de ce forum .

j'ai récemment découvert ForumLittéraire ( à vrai dire il y'a 3 minutes ) et en le parcourant je me suis apercu que peut etre vous pourriez m'aider ;
En fait je suis en Terminale S et mon professeur de philosophie nous a donné une dissertation ( notre première ) le sujet étant :

Peut-on prouver sa liberté ?

Alors je me suis lancé à l'aventure de ce sujet qui me parait vraisemblablement impossible lol car je n'ai pour ainsi dire jamais fait de dissertations :s

Mais malgré ca je pense avoir trouver quelques pistes et j'aurais vraiment apprécié que quelqu'un puisse m'aider quand à la façon de présenter ma dissertation , un plan cohérent ou encore des thèmes .

J'ai déjà trouvé plusieurs pistes qui pourraient faire partie d'une réponse possible mais jamais ca ne fera 5 pages !

Alors j'ai tout d'abord essayer de reformuler la question et je l'ai fait ainsi :

Peut on accomplir un acte qui montre à tous que l'on est libre ?
ou
Existe il une preuve théorique que l'homme possède un libre arbitre ?


J'ai comme réponse possible négative : non car en voulant montrer que l'on es libre on cherche à prouver quelque chose ; cela veut dire que on n'as pas confiance en soi et que par conséquent tu n'es pas libre car tu doute . (Mais selon Descartes le doute est l'instant de liberté donc bon …)

Le sujet est le seul à percevoir son libre arbitre

le fait qu'un choix soit libre ne peut pas être vu de l’extérieur

je me suis dit aussi qu'il fallait peut être parler des passions car selon sarte je crois l Homme aveuglé par sa passion ne serait pas pleinement responsable , parfaitement libre. Mais comme pr lui on est des consciences ns sommes tjs responsable; ou encore qu'il faudrait prouver que tout Homme est libre car étant donné que nous sommes des hommes cela prouverai également SA liberté .

Notre professeur nous a donné comme piste 1 ouvrage :
A gide , Les caves du Vatican avec la rencontre entre Lafcadio et fleurissoire je crois dans le train .


Donc j'en suis là et si une petite aide ferait surface j'en serai reconnaissant =)

Cordialement
Liberté est plus que le libre arbitre -mais je suis d'acc avec ton souhait à distinguer la preuve à soi et la preuve aux autres de sa liberté).
Lafcadio pense peut-être d'excercer son libre-arbitre; mais au fait ne cède-t-il pas seulement à sa perverse volonté et cruauté en jetant un inconnu à sa mort?
"Prouver" me fait penser à Descartes.
Le crome passionnel est de moins en moins excusé par les juges (fais attention si tu avais en tête de le faire pour tester ton libre arbitre).
"Que la liberté de notre volonté se connaît sans preuve, par la seule expérience que nous en avons.
Au reste, il est si évident que nous avons une volonté libre, qui peut donner son consentement ou ne le pas donner, quand bon lui semble, que cela peut être compté pour une de nos plus communes notions. Nous en avons eu ci-devant une preuve bien claire ; car, au même temps que nous doutions de tout, et que nous supposions même que celui qui nous a créés employait son pouvoir à nous tromper en toutes façons, nous apercevions en nous une liberté si grande, que nous pouvions nous empêcher de croire ce que nous ne connaissions pas encore parfaitement bien. Or ce que nous apercevons distinctement, et dont nous ne pouvions douter, pendant une suspension si générale, est aussi certain qu’aucune autre chose que nous puissions jamais connaître."
DESCARTES, Principes de la philosophie, I, §39
Quant à savoir si l'acte purement gratuit, le choix à l'aveugle (ce que Descartes appelle la "liberté d'indifférence") est une preuve de notre liberté, voici ce qu'en dit Descartes :

"Quant à cette indifférence que j’expérimente lorsqu’aucune raison ne me pousse vers un côté plutôt que vers l’autre, elle est le plus bas degré de la liberté et ne témoigne d’aucune perfection en celle-ci, mais seulement d’un défaut, c’est-à-dire d’une certaine négation, dans la connaissance ; car si je voyais toujours clairement ce qui est vrai et ce qui est bon, je ne délibérerais jamais sur le jugement et le choix à faire, et ainsi, tout en étant pleinement libre, je pourrais pourtant ne jamais être indifférent. »René Descartes, Méditations métaphysiques, IVème Méditation.
Le Livre de Poche, p.159.
ou encore :
« Il n’est pas en effet nécessaire, pour que je sois libre, que je puisse me porter vers l’un ou l’autre côté, mais au contraire plus j’incline d’un côté, soit que j’y reconnaisse de manière évidente le caractère de vérité et de bonté, soit que Dieu dispose ainsi le plus profond de ma pensée, plus je suis libre en le choisissant ; et jamais la grâce divine ni la connaissance naturelle ne diminuent la liberté, elles l’augmentent plutôt et la fortifient. Quant à cette indifférence que j’expérimente lorsqu’aucune raison ne me pousse vers un côté plutôt que vers l’autre, elle est le plus bas degré de la liberté et ne témoigne d’aucune perfection en celle-ci, mais seulement d’un défaut, c’est-à-dire d’une certaine négation, dans la connaissance ; car si je voyais toujours clairement ce qui est vrai et ce qui est bon, je ne délibérerais jamais sur le jugement et le choix à faire, et ainsi, tout en étant pleinement libre, je pourrais pourtant ne jamais être indifférent. » Descartes, Méditation IV.
« L’indifférence me semble signifier proprement l’état dans lequel est la volonté lorsqu’elle n’est pas poussée d’un côté plutôt que de l’autre par la perception du vrai ou du bien ; et c’est en ce sens que je l’ai prise lorsque j’ai écrit que le plus bas degré de la liberté est celui où nous nous déterminons aux choses pour lesquelles nous sommes indifférents. Mais peut-être que d’autres entendent par indifférence une faculté positive de se déterminer pour l’un ou l’autre de deux contraires, c’est-à-dire pour poursuivre ou pour fuir, pour affirmer ou pour nier. Cette faculté positive, je n’ai pas nié qu’elle fût dans la volonté. Bien plus, j’estime qu’elle y est, non seulement dans ces actes où elle n’est pas poussée par des raisons évidentes d’un côté plutôt que de l’autre, mais aussi dans tous les autres ; à ce point que, lorsqu’une raison très évidente nous porte d’un côté, bien que, moralement parlant, nous ne puissions guère aller à l’opposé, absolument parlant, néanmoins, nous le pourrions. En effet, il nous est toujours possible de nous retenir de poursuivre un bien clairement connu ou d’admettre une vérité évidente, pourvu que nous pensions que c’est un bien d’affirmer par là notre libre-arbitre. » Descartes, « Lettre au père Mesland » du 9 février 1645, Pléiade, p. 1177.
Attention : ces textes, d'une très grande richesse, méritent d'être "digérés" longuement avant d'écrire des développements à partir d'eux.