Voltaire, Candide, incipit

Entraide scolaire

15 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à toi visiteur 😉

Je suis en 1ES et nous commençons à étudier le texte intégrale de Candide, j'ai une préparation à faire sur l'incipit de l'oeuvre , j'ai trouvé plein d'éléments sur le chapitre mais le professeur veut au préalables qu'on réponde aux questions çi dessus pour nous aider :

- En Quoi ce chapitre explique t-il le titre et le sous titre de l'oeuvre ?
- En quoi consistue t-il l'incipit d'un apologue , conte philosophique ?
- Quelle est la tonalité générale de ce chapitre ?

Et je voudrais,sans trop vous demandez, faire un plan précis qui pourrait faire resortir ces notions :

- cadre spatio temporel
- intrigue structure
- le merveilleux , une conte , non réaliste
- personnages
- critique de l'aristocratie
- la tonalité
- l'impllicite
- la philosophie de Panglos : optimisme

Mon exemple :

I. La localisation et description des personnages
1. Cadre spatio temporel
2. Personnages

II. Un apologue : irréaliste et merveilleux
1. Intrigue et sa structure
2. Un conte merveilleux irréaliste

III. L'ironie voltarienne
1. Le ton humoristique
2. La satire de la noblesse

IV. La pseudo-philosophie de Panglos
1. L'implicite
2. L'illusion de l'optimisme


N.B : voisi le chapitre que j'étudie https://fr.wikisource.org/wiki/Candide,_ou_l%E2%80%99Optimisme/Garnier_1877
Bonjour à tous,
J'ai un commentaire à rédiger sur l'incipit de Candide des lignes 1 à 51.
J'essaye tout d'abord de trouver une problématique !
Laquelle pensez vous être la mieu adaptée ?

-Comment Voltaire détourne t il les archétypes en nous présentant une critique de la société ?
-Comment Voltaire, à travers l'illusion d'un conte, fait il une critique de la société ?
-Comment Voltaire renouvelle t il le genre traditionnel : un conte philosophique et une critique implicite ?

Merci d'avance,
Solène
Voltaire, Candide, incipit Il y avait en Vestphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les mœurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assez droit, avec l'esprit le plus simple ; c'est, je crois, pour cette raison qu'on le nommait Candide. Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu'il était fils de la sœur de monsieur le baron et d'un bon et honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu'il n'avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l'injure du temps.

Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Vestphalie, car son château avait une porte et des fenêtres. Sa grande salle même était ornée d'une tapisserie. Tous les chiens de ses basses-cours composaient une meute dans le besoin ; ses palefreniers étaient ses piqueurs ; le vicaire du village était son grand aumônier. Ils l’appelaient tous Monseigneur, et ils riaient quand il faisait des contes.

Madame la baronne, qui pesait environ trois cent cinquante livres, s’attirait par là une très-grande considération, et faisait les honneurs de la maison avec une dignité qui la rendait encore plus respectable. Sa fille Cunégonde, âgée de dix-sept ans, était haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante. Le fils du baron paraissait en tout digne de son père. Le précepteur Pangloss était l’oracle de la maison, et le petit Candide écoutait ses leçons avec toute la bonne foi de son âge et de son caractère.

Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie. Il prouvait admirablement qu’il n’y a point d’effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux, et madame la meilleure des baronnes possibles.

« Il est démontré, disait-il, que les choses ne peuvent être autrement : car tout étant fait pour une fin, tout est nécessairement pour la meilleure fin. Remarquez bien que les nez ont été faits pour porter des lunettes ; aussi avons-nous des lunettes. Les jambes sont visiblement instituées pour être chaussées, et nous avons des chausses. Les pierres ont été formées pour être taillées et pour en faire des châteaux ; aussi monseigneur a un très-beau château : le plus grand baron de la province doit être le mieux logé ; et les cochons étant faits pour être mangés, nous mangeons du porc toute l’année. Par conséquent, ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise : il fallait dire que tout est au mieux. »
Bonjour Solène,

Ta problématique doit opposer deux notions : le conte traditionnel et la critique d'un certain ordre social. Le résultat est une nouvelle forme de l'apologue, le conte philosophique.

Revois donc tes formulations pour les améliorer.
Mais je dois parler de la critique des aristocrates et de la philosophie optimiste ?
Pour être un peu plus large je pourrais peut-être parler de la critique de la société ?

- Comment cet incipit nous présente-il une nouvelle forme de conte à travers la critique sociale ?
- Comment Volatire fait il la critique de sa société à travers une nouvelle forme de l'apologue : le conte philosophique ?

Est-ce mieux ?

Merci pour votre aide !
Bonsoir,

Je dirais plutôt : Comment Voltaire détourne-t-il le conte merveilleux pour se livrer à une critique de la société ?
La notion de conte philosophique apparaîtra dans la conclusion.
Bonjour,
Merci beaucoup pour votre aide !
A bientôt
Bonjour,
Je dois rendre un devoir très important et j'aimerai pouvoir compter sur votre aide pour m'aider à le faire, merci d'avance.
Voici le sujet :
Rédiger le projet de lecture du commentaire de l'incipit de Candide (entête rédigé), ce projet sera précédé d'une introduction.
Pour l'introduction je l'ai déjà faite mais c'est surtout pour les axes que j'ai du mal…
1er axe : Je voulais dire que c'est un incipit de conte : on utilise l'imparfait, qui situe l'action dans un passé indéfini : "il y avait"; variante de "il était une fois". On est immédiatement dans l'univers du conte, cadre spatio-temporel très imprécis, sans nul détail : absence de description.
Et le 2eme et 3ème axe je n'ai pas d'idée …
Ton introduction n'est pas "faite", pour reprendre tes propres termes puisqu'elle consiste, entre autres, à annoncer les axes…
Onzième commandement ajouté par Jésus-Christ aux dix reçus de Jéhovah par Moïse :
"Tu honoreras la Trinité sainte dans toutes tes explications de textes, toutes tes dissertations, toutes les productions de ton esprit". (Matthieu, 5, 49)
Jacques 😀
Pourquoi pas :
1° La situation initiale d'un conte (formule initiale, description (cf temps), atmosphère sereine de l'ensemble (tout est beau et parfait)
2° La satire de l'aristocratie et ses procédés (un ex : disproportion cause/effet Monsieur le baron était un des plus puissant… une porte et des fenêtres)
3° La satire de l'optimisme et ses procédés (raisonnement déductif "finaliste" poussé à l'extrême donnant l'impression d'un renversement comique de la cause et de l'effet)
Dans ton introduction, tu peux dire que ce texte va permettre une première approche de ce qu'on appelle un conte philosophique. Tu en donnes une modeste définition en conclusion.

PS. Ne pense surtout pas que Leibniz était aussi bête que le laisse supposer Voltaire par l'intermédiaire de Pangloss…
Attention ! Ce n'est pas la satire de l'aristocratie, mais la satire de l'aristocratie prussienne, inférieure pour Voltaire à la française. Pavé lancé dans le jardin de Frédéric.
Oui, bien sûr, j'ai fait cela un peu vite et dans mon esprit, c'était évident.
Évident pour nous, mais pour l'élève ?
Entièrement d'accord ! J'en sais quelque chose…