Fonction d’une subordonnée relative

Langue française

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Où est un pronom relatif, soit. Il introduit donc une subordonnée relative. Reprenant l'antécédent nominal, le pronom relatif introduit une subordonnée relative qui est à ce titre un des trois cas de figures de l'expansion du nom (avec l'adjectif éptithète et le complément du nom). Dans la phrase : J'ai baguenaudé dans le trou à rats où il s'ennuie comme un moribond ; "où etc…" est une subordonnée relative, mais quelle en est la fonction ? Complément circonstanciel de lieu ? Mais je croyais que cette fonction était remplie par les propositions conjonctives circonstancielles, c'est-à-dire introduites par une conjonction de subordination (et non un pronom relatif).
D'autre part, dans la phrase : Je sais où il se terre, l'ignoble bouc ; "où il se terre" complète un verbe et non un nom (nom de nom). Alors moi je dis : pourquoi qu'on dirait po qu'c'est une complétive ? (Même si je sais fort bien que les complétives sont introduites par "que, à ce que, de ce que").
Merci de votre aide à tous.

Gwenaël
Bonsoir.

De telles propositions subordonnées sont bien des compléments de l'antécédent, le complétant et le précisant comme le ferait une épithète ou un complément prépositionnel :

le troudéprimant : adjectif épithète du nom "trou"
le trouà rat : complément du nom "trou".
le trouoù il s'ennuie : relative complément du nom "trou".

La grammaire Robert et Nathan parle d'une relative déterminative
(on ne peut la supprimer sans que le sens de la phrase devienne incomplet),
et plus précisément de relative déterminative à nuance circonstancielle.

Tout est dans le mot "nuance"… Véritable complément,
mais pas vraiment complément circonstanciel, donc.
D'autres exemples :

Nuance circonstancielle de but :
un remèdequi me guérisse.

Nuance circonstancielle de temps :
L'époqueoù nous vivons

Nuance circonstancielle de condition :
Un élèvequi me répondrait ainsi serait exclu.
Bonjour Gwenaël,
D'autre part, dans la phrase : Je sais où il se terre, l'ignoble bouc ; "où il se terre" complète un verbe et non un nom (nom de nom). Alors moi je dis : pourquoi qu'on dirait po qu'c'est une complétive ? (Même si je sais fort bien que les complétives sont introduites par "que, à ce que, de ce que").
Cette proposition n'est pas une relative, mais une interrogative indirecte qui est effectivement une forme des complétives.
Bonjour,

Je me permets de relancer cette discussion car moi aussi je ne comprend pas très bien (voir carrément pas) pourquoi des fois il est dit que les propositions relatives ont pour fonction complément de nom antécédent, et des fois épithète (liée ou détachée).

Je croyais pourtant avoir compris que les propositions relatives avec antécédent ne pouvaient avoir pour fonction que complément de nom antécédent. 🙄

Pouvez-vous m'éclairer sur ce sujet s'il vous plaît ? :/

Merci bien 😉

(Question presque trop facile pour vous 😜 🆒 )
"Complément" est un terme général.
La proposition relative complète le nom antécédent, c'est une expansion du nom comme l'adjectif.
Et comme l'adjectif, selon qu'elle est juxtaposée au nom ou qu'elle est encadrée par des virgules, elle a plus précisément la fonction épithète liée (Les enfants qui sont sages peuvent sortir. relative déterminative) ou la fonction épithète détachée (Les enfants, qui sont sages, peuvent sortir. relative explicative).
Bonjour.

Merci pour la réponse Jehan.

J'imagine dans ce cas que dans une analyse on peut attribuer à la proposition relative les deux fonctions : épithète et complément de nom, sans que cela soit une erreur.

Encore merci.
C'est affaire de terme.
On dit rarement d'une proposition relative qu'elle est épithète, mais plutôt qu'elle complète le nom.