Le naturalisme est un mouvement littéraire qui "succède" au mouvement réaliste. Comme son nom l'indique, le réalisme est animé du désir de représenter la réalité, telle quelle, par les mots. Le réalisme rompt avec les écritures du BEAU, du régulier, du sublime. Ce sont d'ailleurs les Romantiques (Hugo en tête : avec Quasimodo/ Esmeralda, l'homme qui rit, etc.) qui ont progressivement suggéré, en rupture avec les Classiques, que l'Art n'était pas QUE le beau. C'est également ce que montre Baudelaire dans ses
Fleurs du mal (note l'oxymore : fleur (bien/beau) vs. mal (mauvais/laid)).
Mais écrire le laid, ce n'est pas forcément écrire hideusement.
SInon, revenons au naturalisme. Zola (grand théorisateur dans
Le Roman expérimental) a expliqué que le naturalisme était "la formule de la science moderne appliquée à la littérature". La deuxième moitié du XIXème est entièrement tournée vers la science : et notamment le
POSITIVISME. Zola met bien en avant cette corrélation du littéraire et du scientifique dans son titre "Le Roman (genre littéraire) expérimental (méthode scientifique)". Selon lui, il s'agit de mettre la science au service du littéraire et vice-versa.
Utiliser les modes de raisonnement des sciences par exemple :
* observation des faits (description)
* identification et classification des données de l'expérience
* souci d'objectivité (d'où la focalisation externe, neutre, oeil indifférent)
Le romancier naturaliste est un OBSERVATEUR et un EXPERIMENTATEUR.
Les Rougon-Macquart sont une somme de 20 romans, comme autant d'expériences naturalistes, qui mettent en scène des personnages avec une lourde hérédité dans un milieu particulier (ouvrier, minier, bourgeois, etc.) pour les EXPLIQUER (ce qui est discutable évidemment : un roman peut-il expliquer quoi que ce soit ?).
Voici quelques sites (peut-être ?) intéressants :
ici ou
là.