Bonjour à tous !
J'ai besoin de savoir si certains d'entre vous sont plus calés que moi en termes de civilisation grecque. J'ai un oral jeudi sur les vers 14 à 50 du chant XI de l'Odyssée, dans lesquels Ulysse fait un sacrifice pour les morts. Il semble que ce sacrifice diffère d'un sacrifice 'classique' (il n'y a pas d'autel par exemple) mais je ne connais pas trop le déroulement d'un sacrifice classique, alors si quelqu'un avait la gentillesse de me l'expliquer, ce serait super !
Merci à vous !
Colette Estin & Hélène Laporte
Le Livre de la Mythologie Grecque et Romaine Gallimard Découverte Cadet.
Page 70 "Les Rituels".
Les sacrifices.
Le sacrificateur, vêtu de blanc et couronné de feuillage, asperge d'eau consacre l'autel, toujours situé en plein air. Il verse de l'orge sur la tête de la victime, puis jette quelques poils de son crane dans le feu. Pour chaque dieu, il fait connaître l'animal préféré, l'âge, le sexe, la couleur.
Pour les divinités célestes, l'offrande a lieu le matin, sur un autel surlevé,; on relève la tête de la victime, généralement blanche; le prêtre la dépèce: il en mange lui-même et partage le reste entre les fidèles, qui assimillent ainsi la puissance virile de l'animal.
Pour les divinités souterraines, le sacrifice est fait dans la pêur, au coucher du soleil; la victime, noire, la tête baissée, est immolée sur un autel bas ou dans une fosse; son sang est versé dans la terre et sa chair entièrement brûlée en holocauste.
Mille mercis c'est absolument parfait ! Question subsidiaire : dans l'extrait, Homère utilise une périphrase pour désigner les âmes des défunts : il évoque des "têtes sans force". Je dois me pencher là-dessus. Je pensais que c'était parce qu'il fallait boire le sang pour que les âmes reprennent un peu de vie, mais visiblement, il ne s'agit pas du tout d'une explication morphologique.
Quelqu'un aurait-il une idée ?
Merci par avance 🙂
Merci, je crois que ça va compléter ma réponse j'avais trouvé une piste intéressante. Je suis un peu hésitante sur ma problématique, peut-être que je vous en ferai part demain.