Ponge, Les Poêles
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Bonjour, je suis en classe de 1re L et je dois rendre pour la rentrée un commentaire de ce poème mais mon professeur de français ne nous a pas réellement expliqué comment s'y prendre, nous devons faire une analyse linéaire mais à partir de là je ne sais pas quoi faire 😞
Comment mettre en forme le texte ? Quelles sont les idées principales du poème ?…
Merci de bien vouloir m'aider et de répondre au plus vite, je montrerai dans un prochain message quelques analyses personnelles.
Voici le poèmes de Francis ponge et quelques analyses personelles:
Les Poêles
L'animation des poêles est en raison inverse de la clémence du temps.
Mais comment, à ces tours modestes de chaleur, témoigner bien notre reconnaissance ?
Nous qui les adorons à l'égal des troncs d'arbres, radiateurs en été d'ombre et fraîcheurs humides, nous ne pouvons pourtant les embrasser. Ni trop, même, nous approcher d'eux sans rougir… Tandis qu'eux rougissent de la satisfaction qu'ils nous donnent.
Par tous les petits craquements de la dilatation ils nous avertissent et nous éloignent.
Comme il est bon, alors, d'entrouvrir leur porte et de découvrir leur ardeur : puis d'un tison sadique agir au fond du kaléidoscope, changeant du noir au rouge et du feu au gris-tendre les charbons en la braise et les braise en cendres.
S'ils refroidissent, bientôt un éternuement sonore vous avertit du rhume accouru punir vos torts.
Les rapports de l'homme à son poêle sont bien loin d'être ceux du seigneur à valet
J'ai noté deux idées principales :
- Ponge évoque la chaleur et la fraicheur qui donne une notion de contraste ( avec les mots "chaleur", "été", "tison", "rougeur/rouge", "braise", "poêles", "radiateurs" qui évoquent la chaleur et les mots "fraicheur", "humide", "gris-tenre", "charbon", "cendres", "refroidissent", "eternuement", "rhume" qui évoquent la fraicheur et;
- Il évoque aussi une comparaison avec l'etre vivant notament l'etre humain ( avec les sensations que seuls des etres vivants peuvent ressentir "rougeur" comparé avec les poêles qui "rougissent" et les poêles qui "eternuent" et il le montre à la fin de façon plus directe avec la comparaison de relation d'amitié, d'amour que peuvent entretenir deux etres humains, à la derniere phrase
il évoque aussi la comparaison avec un etre humain "Les rapports de l'homme à son poêle sont bien loin d'être ceux du seigneur à valet")
Mais aprés ça je n'ai pas trouvé d'autres idées particulières que Ponge voudrait montrer..
merci de me dire ce que valent mes idées et si possible me fournir quelques elements pour les completer.
Favrobin
Bonjour,
Tu me sembles avoir manqué l'essentiel : l'humour, la familiarité des objets avec l'homme pour finir dans cette relation de complicité entre l'animé et l'inanimé.
Le langage par ses connotations comme dans le verbe "rougir" par exemple , ses jeux sur les sens des mots (regarde des mots comme animation, reconnaissance…), devient une passerelle entre ces deux ordres d'existence entre lesquels l'orgueil des hommes (ou leur suffisance scientifique) a tracé une frontière imperméable. La fonction du poète pour Ponge est de renouveler notre regard pour mieux pénétrer dans cette connaissance profonde de l'univers, pour entrer en communion avec ces objets familiers.
Tu peux aussi citer le titre d'un recueil de Ponge Le parti pris des choses pour montrer que Ponge s'attachait à la poésie des objets, de façon parfois tendre parfois dérisoire (Jean-Luc a bien souligné l'humour de Ponge et son "parti pris" : redécouvrir les objets familiers)
Exemple
"Les rois ne touchent pas aux portes. Ils ne connaissent pas ce bonheur ; pousser devant soi avec douceur ou rudesse l'un de ces grands panneaux familiers, se retourner vers lui pour le remettre en place, - tenir dans ses bras une porte"
Ton parallèle humain/objet est une bonne piste mais je t'en donne une autre : l'objet est, l'humain le nomme. Mais La carte n'est pas le territoire (AE van Vogt, phrase leit-motiv du Monde du non-A)
Merci à vous deux pour ces pistes mais j'aimerais aussi savoir comment mettre en forme mon commentaire car je ne sait pas quelle différence il y a entre un commentaire composé et un commentaire littéraire et si il ya différence, quelles sont elles? car pour trouver les idées il faut faire une analyse linéaire mais …aprés que faire?
J'espere avoir une reponse rapide de votre part merci d'avance!!
Sur ce site, consulte les Fiches de méthode !
Merci Léah pour les fiches méthode mais ce que je veux dire c'est pour la mise en forme du commentaire, faut il une intro? plusieurs parties ? …
voila 🙂
Elle te donne une fiche et tu la lis pas. C'est écrit dessus !
Oui une introduction et plusieurs parties…Va voir la fiche sur le plan du commentaire composé, elle est trés bien faite.
C'est parceque j'ai seulement regardé l'étude d'un poème car je m'interesse a un poème donc voila :/ dsl 😀 je vais traiter mon poème et je revien vous proposer mon plan! 😉
Encore merci!
Autant pour moi. Désolé. Bonne chance.
C'est pas vraiment un plan mais c'est plutot quelques idées…
alors il y a :
- Personnification ( les objets sont vivants)
- De l'amour, de la complicité entre un être vivant et un objet
- Comparaison avec un rapport humain à humain ( seigneur à valet )
( les raports humains à objets sont parfois meillleures que certaines relations entre humains)
- Champ lexical de la chaleur opposé au champ lexical du froid.
- Jeu avec les mots ( rougir=timidité / à cause de la chaleur---Rougissent= flatté / le bois brûle)
- aussi lorsque le poêle cesse d'être en action ( de vivre) cela nous rend malade , enrhumés ( tristes )( je ne suis pas trés sur de cette piste :/)
voila c'est tout ce que jai merci de bien vouloir m'aider à trouver un plan s'il vous plait je n'arrive vraiment pas a en trouver un… 😞
Je dois le rendre Lundi!!
Pitié? 😀 nn svp je bloque vraiment !
Bonsoir,
Arrête de nous apitoyer !
Tu as eu beaucoup d'aide et tu n'es pas le seul à demander un coup de main.
Voilà ma dernière participation :
La transformation d'un objet ordinaire par la langue poétique
L'humour au service de la chaleur humaine ou de l'humanisation du monde
La poésie : un regard neuf sur le monde, la connaissance autre de l'univers
merci beaucoup et encore désolé mais je travaille quand même! 🙂
Je te comprends le poème est difficile.
Il faut considérer le texte dans sa progression. il comprend 7 strophes ou paragraphes. Dans la 1ere strophe le poète nous montre la fidélité des poêles à l'homme. Lorsqu'il fait froid elles nous réchauffent. Comme toutes les ustensiles leur raison d'être et de nous servir. Comme le spoètes ce sont les fidèles compagnons de l'homme en péériode de détresse (le froid symbolise cela). En ce sens ils font partie des choses que nous méprisons et dont le poète se fait le porte parole.
C'est parce qu'il défend leur cause que dans la deuxième strophe (doit-on parler de strophe? Sommes-nous en face d'un poème?) Francis Ponge se demande si nous apprécions à leur juste valeur ces fidèles compagnons de l'homme (d'où la forme intérogative). C'est pourquoi aussi il se demande si nous savons comment les louer. Le ton et la démarche rappellent évidemment ici "L'Albatros" de Baudelaire.
La réponse est évidemment non. En porte-parole des choses dont la vocation est de les magnifier, il stigmatise le manque de loyauté des hommes à l'égard de ces êtres "modestes". D'une ingratitude sans pareille l'homme tient les poêles en piètre estime. Nous ne les adorons pas plus que "des troncs d'arbres" (le verbe "adorer" fait l'objet ici d'une ironie). Le poète s'inclut dans cette critique générale avec l'usage de la 1e personne du pluriel : mais ce n'est que par pure stratégie rhétorique car il apprécie, lui, le Don Quichotte des Choses, le défenseur des faibles et des opprimés, les poêles à leur juste valeur. Lorsqu transis de froid il nous arrive de les admirer, et que nous voulons les embrasser (les remercier) alors elles se montrent d'une noblesse sans égale. ils nous tiennent à distance. Pourquoi une telle réaction de la part des poêles.
C'est que leur seul plaisir (au point qu'ils n rougissent) est de nous servir gratuitement. Si elles nous servent sans réserve, avec jubilation (elles en "crépitent" de joie, elles en pétillent de bonheur), elles sont tout aussi intansigeantes lorsqu'on veut payer leur service, les prostituer. En ce sens elles ressemblent aux poètes qui sont prêts à se consumer mais qui fuient les honneurs.
Si Francis Ponge nous a dit qu'elles rougissent c'est qu'elles sont d'une sensibilité débordante. En effet tant qu'on ne les sollicite pas elles sont fermées, froide mais il suffit de les allumer, ou comme le poète le dit au § 5 "d'entrouvir leur porte et découvrir leur ardeur" pour qu'elles débordent de paroles chaleureuses.
Et lorsqu'elles se donnent, elles se donnent à corps perdu, elles se donnent en holocauste. Elles font preuve d'une loyauté sans faille. Si le feu peut s'épuiser, elles sont inépuisables. Elles en redemandent sans autre récompense en contrepartie que de servir.
En résumé (§7) elles sont humbles sans se laisser humilier. On s'épuise de leur demander mais elles ne se fatiguent jamais de (se) donner.
J'esepère que tu pourras continuer le commentaire et réorganiser les éléments du caractère des poêles que tu auras mis en évidence
l'homme a
Ce commentaire étati pour novembre ! Mais tes idées pourront servir à quelqu'un d'autre merci
Il faut ajouter que poète, et poêle consonnent par paronomase. Cette réson est la preuve supplémentaire que les poêles (à frire) se comportent comme un Francis Ponge.
Ouaip !
Et un Ponge-à-la-poële, un !