De toutes les lectures, la lecture tragique est la plus perverse : je prends plaisir à m’entendre ra

Entraide scolaire

2 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à toutes et à tous !

Je suis en 1ère S et j'aurais besoin d'aide de quelques littéraires pour m'aider à trouver une problématique à un sujet de dissertation ou à m'éclaircir quelque peu sur la problématique qui conviendrait le mieux.

Le sujet de dissertation est le suivant :
« De toutes les lectures, la lecture tragique est la plus perverse : je prends plaisir à m'entendre raconter une histoire dont je connais la fin. »
ROLAND BARTHES

Voilà un lien pour vous aider (c'est le cours que mon professeur de français a fait récemment) : https://web.archive.org/web/*/https://philippeamen.canalblog.com/archives/2006/01/18/1240603.html

J'ai pensé à cette problématique : "comment peut-on prendre plaisir à lire une histoire tragique ?"

Je ne sais pas si elle convient au sujet. Sinon, pouvez-vous m'aider ?

Merci d'avance 😉
Bonsoir,

Il me semble que tu pourrais ajouter une autre perversité plus évidente à un esprit moins contourné : celle du plaisir (malsain ?) à assister à (voire à jouir de) la condamnation d'autrui.

Je reformulerais donc ta problématique pour lui enlever toute ambiguïté : "Est-il humain de jouir de la mort annoncée d'une personne ?"

La réponse n'est sans doute pas du côté du voyeurisme sadique peut-être évoqué par Barthes. Quant à son interprétation selon une théorie de la lecture comme suggérée par ton professeur, elle ne pourrait relever que d'un vieil intellectuel. Il faut quand même une réelle expérience de la tragédie pour savoir que l'issue en est inéluctable. Un jeune lecteur qui découvre les grandes œuvres ne sait pas encore que l'humanité va en sortir défaite et broyée. Et quand bien même il le saurait, il lui est toujours possible d'espérer le miracle. De plus, même s'il en suppose la fin fatale, les chemins pour y parvenir lui en restent inconnus. Cette théorie de l'interprétation me paraît donc sujette à réserves.

Si je prends plaisir à une tragédie, je dois définir de quel plaisir il s'agit.

Sans doute, un plaisir intellectuel d'approcher l'essence de la nature humaine et plus sûrement le plaisir esthétique d'une poésie évocatrice des démons humains et d'une transcendance incompréhensible.

Tu pourrais classiquement renvoyer aux visées de la tragédie du grand siècle : terreur et pitié. Tu pourrais aussi évoquer la fameuse catharsis.