Bonjour,
J'ai un devoir maison, que je n'arrive pas à comprendre, pourriez-vous m'aider pour la question 1 et 2. Votre aide me sera d'un grand secours. Merci.
1) Quelle est la situation d'énonciation dans le texte suivant?
la situation d'énonciation me pose un problème, je n'arrive pas à comprendre.
2) Quels sont les deux points de vue en présence? Repérez les arguments apportés.
Je pense que c'est un point de vue externe
3) Poursuivez le dialogue entre les personnages.
Je vous enverrai plus tard mon texte pour une éventuelle correction
(Monsieur et Madame Henri d'Hubières, passant devant une humble chaumière en Normandie, remarquent une famille de fermiers pourvue de nombreux enfants. Tous vivent pauvrement dans des conditions dépourvue d'hygiène. Madame d'Hubières, apitoyée et attendrie, aime à passer chez eux et leur apporte de menues friandises.)
Un matin, en arrivant, son mari descendit avec elle; et, sans s'arrêter aux mioches, qui la connaissaient bien maintenant elle pénétra dans la demeure des paysans.
Ils étaient là, en train de fendre du bois pour la soupe ; ils ; redressèrent tout surpris, donnèrent des chaises et attendirent.'' Alors la jeune femme, d'une voix entrecoupée, tremblante, commença :
« Mes braves gens, je viens vous trouver parce que je voudrais bien… je voudrais bien emmener avec moi votre… votre petit garçon… »
Les campagnards, stupéfaits et sans idée, ne répondirent pas. Elle reprit haleine et continua.
« Nous n'avons pas d'enfants ; nous sommes seuls, mon mari et moi… Nous le garderions… voulez-vous? »
La paysanne commençait à comprendre. Elle demanda :
« Vous voulez nous prendre Charlot? Ah ben non, pour sûr. »
Alors M. d'Hubières intervint :
« Ma femme s'est mal expliquée. Nous voulons l'adopter, mais il reviendra vous voir. S'il tourne bien, comme tout porte à le croire, il sera notre héritier. Si nous avions, par hasard, des enfants, il partagerait également avec eux. Mais s'il ne répondait pas à nos soins, nous lui donnerions, à sa majorité, une somme de vingt mille francs, qui sera immédiatement déposée en son nom chez un notaire. Et, comme on a aussi pensé à vous, on vous servira jusqu'à votre mort une rente de cent francs par mois. Avez-vous bien compris? »
Guy de Maupassant contes et nouvelles : " Aux champs ".
Bonjour Assirem,
Pour la situation d'énonciation, regarde cette page
ici.
En fait, il y en a deux :
- une globale pour l'ensemble de la nouvelle,
- une autre d'un niveau inférieur qui correspond à l'échange des propos entre les protagonistes.
Quant aux points de vue, ne te réfère pas à la focalisation, mais aux thèses, aux projets éducatifs qui s'affrontent dans ce dialogue.
Bonjour Cyril,
Je ne classerai pas cette discussion sous Focalisation, mais plutôt sous
argumentation.
Merci Jean-Luc de m'aider.
Donc si j'ai bien le lien que vous m'avez envoyé, ce serait un texte coupé de la situation d'énonciation
Je t'ai indiqué qu'il y avait deux niveaux.
Celui que tu as identifié est le premier niveau correspondant au récit pour l'ensemble de la nouvelle.
Mais il y a aussi l'énoncé ancré, celui du discours intégré dans la nouvelle.
Oui je l'ai compris en relisant le lien que tu m'as envoyé, et je recherche aussi les points de vue pour bien répondre à ma question. Mais pour le moment je ne trouve pas.
Ce n'est pas compliqué :
- d'un côté un couple qui veut adopter,
- de l'autre des parents biologiques un peu bornés qui imaginent qu'on veut leur voler un de leurs enfants.
2) Je pense que c'est un point de vue externe et un point de vue omniscient. Je ne suis pas sûre du tout. Je suis un peu perdue. Je rectifie c'est un point de vue externe et un point de vue interne. Qu'en pensez-vous Jean-Luc?
Bonjour Assirem,
Je t'ai dit de ne pas chercher du côté de la focalisation.
Ici "point de vue" associé à "arguments" renvoie à la thèse défendue.
Dans le discours, il y a deux points de vue opposés :
- les parents biologiques,
- le couple sans enfant qui veut adopter.
Le deuxième a des arguments au service d'un projet réfléchi, le premier réagit instinctivement. Ces deux points de vue sont au service d'une peinture sociologique : aristocratie d'une part et paysannerie d'autre part.
En fait je suis une élève de seconde, la prof nous a donné un sujet BAC, et c'est pour cela que j'étais un peu perdue, mais grâce aux explications que vous m'avez apportées, je vois un peu plus clair. Merci Jean-Luc d'avoir été très patient avec moi, c'est vraiment gentil de votre part. Merci tout plein.
Bonsoir,
Voilà, j'ai fini la rédaction ( suite des dialogues entres les personnages)
Je vous l'envoie pour une correction. Merci de votre aide, ce serait vraiment gentil de vous pencher dessus.
Le couple de paysans reste perplexe, et après quelques secondes d’intense réflexion, le paysan coupa le pesant silence qui régnait :
<<S ‘il est bien vrai que vous donnerez tout ça ?
-Oui bien sûr, confirma Monsieur Henri d’Hubières
C’est à ce moment là que Mme d’Hubières prit la parole, sa voix était passionnée et claire comme si elle se rendait compte de l’enjeu.
- Votre petit charlot sera heureux parmi nous. Il fréquentera les meilleures écoles et aura la meilleure éducation. Son avenir sera assuré, je vous le promets. De plus il sera à l’abri de toutes mauvaises fréquentations. Il apprendra comme il se doit la culture et le savoir. Je le jure devant dieu, il sera considéré comme mon propre enfant.
Je serai pour lui comme une seconde mère sans pour autant vous bannir de sa vie car croyez-moi, en aucun cas il ne s’agit de vous remplacer quoique, il sera de fait sous notre autorité. Il sera choyé et recevra l’amour nécessaire pour un développement harmonieux.
La pauvre paysanne comprenait le dilemme, le choix était rude, l’amour contre l’argent, la pauvreté contre une vie meilleure, la somme que le couple de bourgeois leur proposaient couvrirait largement leur besoin. Elle pensait à l’hiver qui arrive, il faudra chauffer les enfants qui lui resteraient, les habiller, leur besoin en nourriture, ne souffriront plus jamais du manque d’argent. Il fallait penser aux enfants, quitte à ce qu’on lui enlève charlot …
Elle reprit d’une voix tremblante comme si elle avait honte que l’on comprenne qu’elle accepte l’ignoble transaction
« C’la est bien vrai qu’ça sera comme votre fils »
« Je vous l’assure et devant dieu, je vous le jure clama Mme d’ Hubières »qui retrouva un peu de sérénité. Elle aussi était pleine d’états dame, elle connaissait ou du moins comprenait elle le désarroi dans lequel serait plongée la maman du petit garçon si elle devait s’en séparer, mais elle voulait tellement un enfant.
Elle ajouta avec douceur « -J’ai toujours voulu avoir un enfant mais la grâce de dieux ne me l’a pas accordé.
De son coté le paysan, plus pragmatique ne doutais plus, à quoi bon garder un enfant de plus alors qu‘il avait le plus grand mal à subvenir au besoin de sa famille, c’était la misère, il fallait en convenir et si le p’tit Charlot pouvais l’éviter … ce n’était le fait de faire de l’argent sur le dos d’un de ses enfants mais bien le fait d’échapper à cette affreuse vie-
Mr d’Hubières sentait que le couple n’était pas très loin d’accepter
-Réfléchissez-y bien, une si belle rente et tous les mois, cela vous permettrait enfin de vivre sans avoir peur. Pensez à vos autres enfants …
La pauvre paysanne éclata en sanglots, c’était beaucoup lui demander.
Mme d’Hubières comprenait le désarroi de la pauvre femme et promit peine de bonté
-« Séchez vos larmes, je partage votre trouble mais je puis vous assurer qu’en aucun, il ne s’agit de vous enlever Charlot sans qu’il puisse vous visiter. Nous demeurons à quelques lieux de là .Charlot pourra venir vous voir pendant les vacances par exemple, sans pour autant que cela nuise à son développement
Mme d’Hubières était une femme pleine de bonté, pieuse, juste et avait de la pitié pour ces pauvres paysans. Et c’est peut-être cela qu’a ressenti la fermière, les yeux larmoyants, annonça d’une voix pleine de sanglots :
-« Je suis prête à ce que mon p’tit Charlot habite votre demeure pour l’amour de mes enfants et que dieu nous pardonne »
Des larmes coulaient le long des joues de la bourgeoise qui n’était pas en reste. Quand à son mari, il prit la malheureuse paysanne dans ses bras, la consola du mieux qu’il put. Le paysan quand à lui se tourna vers son épouse et confia d’une voix affectueuse :
-« Grâce à dieu, je sais qu’ t’es forte mon épouse et qu’t’as pris la bonne décision, dorénavant tes enfants mangeront à leur faim. Ils n’auront plus froids et peu importe ce que vont dire les voisins»
La scène était surréaliste. Les deux couples se tenaient face à face et prirent rendez- vous le lendemain pour convenir des formalités…
Le lendemain Charlot avait une nouvelle famille.
Bonjour,
J'ai vraiment besoin de votre aide, dites-moi si je peux recopier cette rédaction ou donnez-moi les éventuelles corrections.
Bonjour, je vous prie de m'aider en corrigeant ma rédaction. Merci.
Bonsoir Assirem,
Il n'est pas conseillé de déposer des devoirs complètement rédigés parce que certains élèves indélicats copient. De plus ce n'est pas la vocation de ce site de s'épuiser en correction.
Compte tenu de tes efforts, je trouve cependant ta rédaction plutôt réussie. Tu as su mettre le ton et développer une suite plausible bien qu'éloignée de la cruauté de Maupassant. Essaie de lire la nouvelle, tu ne seras pas déçue.
Vérifie l'orthographe et ton travail sera apprécié.
Oh merci beaucoup Jean-Luc, c'est fort gentil de m'avoir aidée. Merci tout plein.
A bientôt !
Bonjour , je suis une élève de seconde à besançon et je me rend compte que j'ai le meme DM que toi !
De quelle ville viens-tu et quand à tu eu ton sujet ?
Marylou, je te signale que ce fil est vieux d'un an, et qu'Assirem ne s'est plus manifesté par la suite…
D'accord mercii , mais je trouvais çà bizàrre ke sà prof de français lui ai aussi donné un sujet de bac alor kon est seulement en seconde .
Un matin, en arrivant, son mari descendit avec elle ; et, sans s'arrêter aux mioches, qui la connaissaient bien maintenant, elle pénétra dans la demeure des paysans.
Ils étaient là, en train de fendre du bois pour la soupe ; ils se redressèrent tout surpris, donnèrent des chaises et attendirent. Alors la jeune femme, d'une voix entrecoupée, tremblante commença :
- Mes braves gens, je viens vous trouver parce que je voudrais bien… je voudrais bien emmener avec moi votre… votre petit garçon…
Les campagnards, stupéfaits et sans idée, ne répondirent pas.
Elle reprit haleine et continua.
- Nous n'avons pas d'enfants ; nous sommes seuls, mon mari et moi… Nous le garderions… voulez-vous ?
La paysanne commençait à comprendre. Elle demanda :
- Vous voulez nous prend'e Charlot ? Ah ben non, pour sûr.
Alors M. d'Hubières intervint :
- Ma femme s'est mal expliquée. Nous voulons l'adopter, mais il reviendra vous voir. S'il tourne bien, comme tout porte à le croire, il sera notre héritier. Si nous avions, par hasard, des enfants, il partagerait également avec eux. Mais s'il ne répondait pas à nos soins, nous lui donnerions, à sa majorité, une somme de vingt mille francs, qui sera immédiatement déposée en son nom chez un notaire. Et, comme on a aussi pensé à vous, on vous servira jusqu'à votre mort, une rente de cent francs par mois. Avez-vous bien compris ?
La fermière s'était levée, toute furieuse.
- Vous voulez que j'vous vendions Charlot ? Ah ! mais non ; c'est pas des choses qu'on d'mande à une mère çà ! Ah ! mais non ! Ce serait abomination.
L'homme ne disait rien, grave et réfléchi ; mais il approuvait sa femme d'un mouvement continu de la tête.
Mme d'Hubières, éperdue, se mit à pleurer, et, se tournant vers son mari, avec une voix pleine de sanglots, une voix d'enfant dont tous les désirs ordinaires sont satisfaits, elle balbutia :
- Ils ne veulent pas, Henri, ils ne veulent pas !
Alors ils firent une dernière tentative.
- Mais, mes amis, songez à l'avenir de votre enfant, à son bonheur, à …
La paysanne, exaspérée, lui coupa la parole :
- C'est tout vu, c'est tout entendu, c'est tout réfléchi… Allez-vous-en, et pi, que j'vous revoie point par ici. C'est i permis d'vouloir prendre un éfant comme ça !
moi je dis que c'est
la focalisation zéro, vu que l'auteur connait les sentiments des personnages "stupefaits, sans idée" aussi la phrase "la paysanne commençait à comprendre"
et pour le type de ce texte je dirai
un texte argumentatif car chacun des personnages est entrain de donner des arguments pour prouver son point de vue
Bonjour,
Oui pour la focalisation. En ce qui concerne le texte, c'est un discours narratif (Maupassant nous raconte une histoire) avec des séquences argumentatives effectivement.
Aux Champs est passé à la TV l'année dernière dans le cadre de la série "Chez Maupassant", c'était TB fait.