Bonjour,
Mon premier sujet de devoir de philosophie vient de tomber et je suis hésitante quant à la marche à suivre car je veux le traiter de façon philosophique et non littéraire. J'avoue être dans le brouillard dans la recherche de mon plan.Voici mon sujet: L'homme est il né pour la peine?
J'ai bien quelques idées mais je n'arrive pas à trouver un axe qui pourrai faire liaison entre mes parties.
J'ai donc mis en jeu trois thèmes:le bonheur, la religion et la connaissance que j'ai traduit par ses trois questions:
-La quête du bonheur absolue n'est elle pas vaine?
-L'homme ne se sert il pas de la souffrance à des fin personnel,politique ou encore religieuse?
-La peine ne peut elle pas apporter une certaine forme de connaissance?
Si quelqu'un pouvait m'apporter son aide je lui en serais très reconnaissante.
Voici mon sujet: L'homme est il né pour la peine?
Un grand merci d'avance.
Moiraine
Bonjour Moiraine,
Il faudrait d'abord définir le mot peine avant de discuter.
Ce sujet semble issu de la vision biblique de la nature humaine. Dans la
Genèse, la faute originelle conduit l'humanité à plusieurs condamnations (peines).
Il dit à Adam: "Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais formellement prescrit de ne pas manger, le sol sera maudit à cause de toi. C’est dans la peine que tu t’en nourriras tous les jours de ta vie,
18 il fera germer pour toi l’épine et le chardon et tu mangeras l’herbe des champs.
19 A la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol car c’est de lui que tu as été pris. Oui, tu es poussière et à la poussière tu retourneras."
Si tu analyses ce texte, tu découvres plusieurs autres sens du mot peine :
- la souffrance,
- la fatigue,
- et la mort.
L'orientation du devoir n'est donc pas seulement morale (bien, mal, punition), mais aussi métaphysique (quelle est la nature de l'homme ? pour quelle fin est-il créé ?…)
Tu as raison de vouloir examiner la possibilité d'un bonheur dans un tel contexte. Si ce bonheur est possible, est-il conditionné par l'acceptation de cette nature limitée ou nécessite-t-il une révolte ?…
Je crois que tu aurais tort de te priver de la matière littéraire. Baudelaire pourrait t'être d'un grand secours par exemple.
Merci Jean-Luc pour cette réponse qui m'ouvre de nouvelles possibilités. Voici donc ce que je compte faire.
I)La quête du bonheur absolu n'est elle pas vaine?
II)Le rôle de la religion et de la politique face à la peur de la mort.
III) Les enseignements que l'on peut tirer de la souffrance et comme vous me l'avez suggéré, de la fatigue.
Par contre je n'ai que très peu étudié Baudelaire et rien à se sujet.
Moiraine
Bonjour Moiraine,
Je te suggérais Baudelaire parce que sous le thème du Spleen, tu retrouves toutes les difficultés existentielles, la révolte, la culpabilité…
Pour ton plan, je ferai deux remarques :
- il faut respecter la loi d'intérêt, du moins important au plus important,
- et surtout une erreur de méthode, le fait d'avoir choisi un plan thématique plutôt qu'analytique. Or le sujet demande une discussion.
Le plan pourrait ressembler à ceci :
1 L'homme semble apparemment voué à la peine : description de la condition humaine.
2 Pourtant la peine n'est pas forcément une malédiction
3 dépassement : l'homme finalement peut trouver en lui des ressources insoupçonnées pour atteindre à un bonheur à sa mesure.
Il ne s'agit que d'un canevas pour te montrer un parcours qui rassemble thèse, antithèse et dépassement.
Merci pour tout ses conseils, ils me seront vraiment d'une grande aide pour cette matière que je découvre.