Bonjour,
j'ai un commentaire à faire sur le chapitre 21 de gargantua pourriez vous m'aidez à trouver des axes de lectures ?
Merci Le sujet est "montrer comment rabelais fait la satire des sophistes"
mERCI J'ai fait mon intro et mon plan mais j'ai du mal à commencer la composition de mon commentaire : mon plan
1) l'emploie du temps de Gargantua
2) la critique des sophistes
3) les conséquences sur gargantua
pourriez vous m'aider à démarrer ?
Merci
Quelles sont les principaux traits, thèmes ou idées as-tu relevés dans le texte?
Définition satire?
Bonjour,
j'étudie un extrait de gargantua donc et je dois faire un commentaire littéraire dessus.
Voici un morceau de l'extrait:
Il employait son temps de telle sorte qu'il s'éveillait habituellement entre huit et neuf heures, qu'il fît jour ou non; ses maîtres, les théologiens, en avaient décidé ainsi, alléguant les paroles de David: << Il est vain de se lever avant la lumière*…>>
* il est inutile.
Ma question est : cette citation référé à la Bible quelle interprétation puis-je en donnée?
Pourriez-vous m'aider?
Je ne sais pas où se trouve ce passage précis, mais je t'apporte des pistes essentielles : ta partie sur "les conséquences sur Gargantua" ne me paraît pas pertinente.
Rabelais rejette les méthodes d'éducation du moyen-âge pour proposer son idéal humaniste. Tu dois être bien documenté sur la renaissance, l'humanisme, et la grande importance donnée à l'éducation. C'est une période d'espoir, de renouveau. Rabelais a soif de savoirs et foi en l'être humain ; il pense que si on l'éduque comme il faut, s'il est instruit, mais également bien dans son corps, et surtout s'il est capable de réflexion personnelle, d'esprit critique, l'humanité va évoluer dans le bon sens. Les humanistes imaginent que l'humain a des capacités immenses, et avec l'imprimerie et les grandes découvertes ils considèrent que ces capacités vont enfin pouvoir être exploitées, en rupture avec le moyen-âge obscur.
Rabelais est moine à l'origine, puis aussi médecin. C'est un érudit, qui a soif de savoirs dans tous les domaines. Mais c'est aussi un bon vivant qui aime l'humour, les plaisirs de la vie. Ces oeuvres sont à la fois drôles et porteuses de valeurs.
Dans ses procédés d'écriture ont retouve souvent l'excés, l'hyperbole, l'accumulation. D'ailleurs ses personnages sont des géants…
Dans ton chapitre, on voit que l'éducation proposée est très complète : sciences, littérature, religion,etc. mais aussi exercices physiques. Et très souvent on retrouve le principe d'une réflexion personnelle demandé à l'élève sur ce qu'il étudie : ceci est très moderne ! En particulier sur les textes sacrés. Donc tu peux voir que l'enfant grandit en harmonie avec les croyances religieuses, que cela est très présent, mais pas associé à des interdictions, à de l'austérité, mais plutôt à une vie épanouie dans tous les domaines.
En revanche tu vois bien que son ambition est excessive : il paraît peu probable d'employer ainsi chaque seconde de son emploi du temps à apprendre quelque chose de nouveau ! Mais il s'agit d'un idéal, d'un projet utopiste, d'une fiction, qui montre très bien les espoirs de cette époque.
Donc tu dois étudier tout ce qui montre la variété des connaissances, l'équilibre entre tous les domaines, aussi la réflexion personnelle. Pour moi tu peux évoquer tout ce que cela a de trop ambitieux, mais aussi de moderne (on en garde des aspects de nos jours). Et dans tout cela vois ce qui rompt avec l'éducation sophiste en te documentant suffisamment dessus.
Plutôt que les conséquences sur Gargantua, j'étudierais l'espoir d'un progrès pour l'humanité entière, la proposition de méthodes radicalement différentes pour les générations à venir.
Voilà l'extrait que j'étudie :
Il employait son temps de telle sorte qu’il s'éveillait entre huit et neuf heures, qu’il fît jour ou nuit ses maître, les théologiens, en avaient décidé ainsi, alléguant les paroles de David: << Il est vain de se lever avant la lumière…>>
Puis il gambadait, faisait des sauts et se vautrait un moment sur son lit pour mieux réveiller ses esprits animaux. Il s’habilait selon la saison, mais portrait volontiers une grande robe longue de laine épaisse,fourrée de renards; après il se peignait avec le peigne de d’Almain, c'est-à-dire avec les quatre doigts et le pouce, car ses précepteurs disaient que se peigner, se laver et nettoyer autrement c’était perdre son temps en ce monde.
Puis il fientait, pissait, se raclait la gorge, rotait, pétait, bâillait, crachait, toussait, sanglotait, éternuait et se mouchait comme un archidiacre , et pour abattre la rousée et le mauvais air, il déjeunait de belles tripes frites, de belles grillades, de beaux jambons, de beaux sautés de chevreau et d’une quantité de tranches de pain matinales.
Ponocrates lui faisait observer qu’il ne devait pas en engouffrer tant juste au sortir du lit sans avoir pris d’abord un peu d’exercice, Gargantua répondit :
« Quoi ! n'ai je pas fait suffisamment d’exercice ? Je me suis retourné six ou sept fois dans mon lit avant de me lever. N’est ce pas assez? C’est ce que faisait le pape Alexandre , sur les conseils de son médecin juif, et il vécut jusqu’ à sa mort en depit des envieux. Mes premiers maitres m’y ont habitué, disant que le déjeuner donner bonne mémoire. Aussi étaient-ils les premiers à boire. Je m'en trouve fort bien et n'en dîne que mieux. Et maitre Tubal (qui fût le premier de sa licence à Paris) disait que ce n’est pas le tout de courir bien vite, et qu’il vaut mieux partir de bonne heure. Aussi la santé parfaite de notre humanité, ce n’est pas de boire des tas, des tas, des tas, comme les canes, mais bien de boire le matin; d’où le dicton :
Lever matin n'est pas bonheur;
Boire matin est bien meilleur.
je dois faire un commentaire littéraire dessus.
J'aimerais savoir si quelqu'un pourrait m'aider à trouver des procédés qui soit en rapport avec la satire parce que Rabelais critique les méthodes dépassées qui sentent encore le Moyen-Age.
J'ai déjà trouvé une citation qui montre que gargantua suivait une méthode moyennageuse par ses maîtres.
J'ai trouvé un relevée :<< ses maître en avait décidé ainsi>> et << m'y ont habitué >> maintenant je cherche le procédé qui correspond : dans le genre est-ce une comparaison, répétition… ?
S'il vous plaît c'est urgent aidez-moi ! =S :/
Bonjour à tous, je suis en L2 de lettres et j'ai un exposé à faire sur le début du chapitre 21 de Gargantua. J'avoue que je planche un peu, alors si quelqu'un à quelques idées pour m'aider à démarrer je lui en serai très reconnaissant. 🙂
Bonjour.
As-tu pensé à lire les messages précédents de cette discussion ?
oui je les aient lu mais mon sujet traite de la ligne 1 à 22, hors là où se termine le miens commence l'autre du coups sa m'aide pas beaucoup.
Bonjour à tous,
Etant en train d'étudier l'éducation de Gargantua à la fac, je souhaiterai savoir ce que vous pensez du début du chapitre 21 de Gargantua. Plus particulièrement des trois premiers paragraphes car j'ai du mal à saisir leurs sens dans la suite du texte.
Merci d'avance à tous ceux qui vont y réfléchir pour m'éclairer.
Bonjour à tous je galère un peu pour un commentaire à rendre la semaine prochaine, et je n'arrive pas à trouver de plan, auriez-vous la gentillesse de m'aider? Merci infiniment! A bientôt!
Voici le texte et de l'aide avec pour le comprendre:
RABELAIS, GARGANTUA
Ponocratès met à l’éducation de Gargantua, mais il ne veut d’abord rien changer aux habitudes de son élève pour juger des méfaits de sa première éducation.
TEXTE 1 – CHAPITRE XXI- L’ÉTUDE DE GARGANTUA SELON LA DISCIPLINE DE SES
PRÉCEPTEURS (1) SOPHISTES (2)
Il employait donc son temps de telle façon qu’ordinairement il s’éveillait entre huit et neuf heures, qu’il fût
jour ou non ; ainsi l’avaient ordonné ses anciensrégents(3), alléguant ce que dit David : Vanum est vobis ante
lucem surgere (4).
Puisil gambadait,sautait etse vautrait dans le lit quelque temps pour mieux réveillerses esprits animaux (5)
; ils’habillait selon la saison, mais portait volontiers une grande et longue robe de grosse étoffe frisée fourrée de
renards; après, ilse peignait du peigne d’Almain (6), c’est-à-dire des quatre doigts et du pouce, carses précepteurs
disaient que se peigner autrement,se laver etse nettoyer était perdre du temps en ce monde.
Puisil fientait, pissait,se raclait la gorge, rotait, pétait, bâillait, crachait, toussait,sanglotait, éternuait et
morvait comme un archidiacre (7) et, pour abattre la rosée et le mauvais air, déjeunait de bellestripesfrites, de
belles grillades, de beaux jambons, de belles côtelettes de chevreau et force soupes de prime (8).
Ponocrates(9) lui faisait observer qu’il ne devait pastantse repaître (10) au sortir du litsans avoir
premièrement fait quelque exercice. Gargantua répondit :
« Quoi ! n’ai-je pasfaitsuffisamment d’exercice ? Je me suis vautré six ou septfois dansle lit avant de me
lever. N’est-ce pas assez ? Le pape Alexandre faisait ainsi,surle conseil de son médecin juif, et il vécut jusqu’à la
mort en dépit des envieux. Mes premiers maîtresm’y ont accoutumé, en disant que le déjeuner donnait bonne
mémoire : c’est pourquoi ils buvaient les premiers.Je m’en trouve fort bien et n’en dîne (11) que mieux. Et Maître
Tubal (12) (qui fut le premier de sa licence (13) à Paris) me disait que ce n’est pastout de courir bien vite, mais
qu’il faut partir de bonne heure. Aussi la pleine santé de notre humanité n’est pas de boire destas, destas, destas,
comme des canes, mais bien de boire le matin, d’où la formule :
Lever matin n’est point bonheur ;
Boire matin est le meilleur. »
Après avoir bien déjeuné comme ilfaut, il allait à l’église, et on lui portait dans un grand panier un gros
bréviaire (14) emmitouflé, pesant, tant en graisse qu’en fermoirs et parchemins, onze quintaux etsix livres à peu
près. Là, il entendait vingt-six ou trente messes. Dansle même temps venaitson diseur d’heures(15), encapuchonné
comme une huppe (16), et qui avait très bien dissimulé son haleine avec force sirop de vigne (17). Avec celui-ci,
Gargantua marmonnait toutes ces kyrielles(18), et il les épluchaitsisoigneusement qu’il n’en tombait pas un seul
grain en terre.
Au sortir de l’église, on lui amenaitsur un char à bœufs un tas de chapelets de Saint-Claude (19), dont
chaque grain était aussi gros qu’est la coiffe d’un bonnet ; et,se promenant par les cloîtres, galeries ou jardin, il en
disait plus que seize ermites(20).
Puisil étudiait quelque méchante demi-heure, les yeux poséssurson livre mais, comme dit le poète comique
(21),son âme était dans la cuisine."
1 - Précepteurs: maîtres.
2 - Sophistes: dansl’antiquité, le sophiste est une sorte d’enseignant. Ici, le terme est péjoratif et désigne un maître
capable de soutenir tout etson contraire par des argumentssubtils.
3 - Régents: maîtres.
4 - Citation d’un psaume de l’Ancien Testament :Il est vain de se lever avant la lumière.
5 - Ses esprits animaux :selon la médecine de l’époque, liquide quise propageait danstout l’organisme pour y
maintenir l’énergie vitale.
6 -Jacques Almain était un théologien du début du XVIe siècle. Il y a là un jeu de mot(se peigner à la main).
7 - Archidiacre :supérieur du curé.
8 - Soupes de prime : tranches de pain trempées dans un bouillon, qu’on mangeait au couvent à prime.
9 - Ponocrates est le nouveau maître de Gargantua. En grec,son nom signifie «bourreau de travail».
10 - Se repaître :se nourrir abondamment, engloutir.
11 - Le dîner est le déjeuner de l’époque.
12 - Maître Tubal est l’ancien maître de Gargantua.
13 - Le premier de sa licence : le premier dansle diplôme obtenu à l’université.
14 - Bréviaire : livre de prière.
15 - Heures: prières.16 - Le diseur d’heures est emmitouflé dansle capuchon de son manteau comme une huppe l’est dansses plumes.
17 - Sirop de vigne : la périphrase désigne le vin.
18 - Ces kyrielles: cessuitesininterrompues, interminables de prières.
19 - Saint-Claude est une ville du Jura célèbre pourses objets en buis.
20 - Ermites: hommes vivantseuls dansla forêt.
21 - Le poète comique : Térence l’auteur d’Eunuque
En fait j'ai beaucoup de mal à trouver mon plan et à trouver des idées, je trouve ce texte assez pauvre pour le commenter.
Je pensais à parler dans un 1er temps de la satire de l'éducation médiévale, faite par Rabelais, puis de parler ensuite de l'idéal humaniste. Je ne suis pas du tout sur et pense m'embarquer sur une fausse piste, pouvez-vous me donner un coup de main svp? Merci infiniment, à bientôt!