C'est une utilisation un peu vieillie du pluriel "amours" :
Il se dit pareillement au pluriel pour signifier une Personne que l'on aime passionnément. Être avec ses amours. Quitter ses amours. Prov., Il n'y a point de belles prisons ni de laides amours. Il se dit encore au pluriel des Choses qu'on aime passionnément. Les tableaux, les médailles, les livres sont ses amours.
https://www.cnrtl.fr/definition/academie8/amour
Il est vrai que cette juxtaposition d'un pluriel (amours) et d'un singulier (rose) est un peu choquante, mais aux poètes, tout est permis !
Donc l'accord se ferait avec la rose qui seule peut perdre ses pétales (…dont la rose s'effeuille au vent) ??
Salut, lamaneur.
Comme toujours, ton explication me donne une grande satisfaction.
Et, puisque tu es là, si ce n'est pas trop demander, une question de plus, s'il te plait.
Ils plaignent jusqu'au vers luisant qu'une goutte de pluie précipite dans des
océans d'un rameau de mousse.
À mon humble connaissance, la mousse n'a pas de rameau.
Alors je ne comprends pas la signification de
'un rameau de mousse'.
Peut-on l'interpréter comme
'un rameau couvert de mousse' ?
Amicalement.
Attention, il s'agit d'un "ver luisant", et non d'un "vers luisant" (certains sites présentant Gaspard de la Nuit font cette erreur).
"les océans d'un rameau de mousse" est une image un peu mystérieuse pour moi. J'ai vu qu'il existe des mousses ramifiées, mais je ne pense pas que le poète avait cela dans l'esprit. Je suppose que, en rapport avec la petite taille du ver luisant, la mousse doit sembler comme une forêt avec sa ramure qui retient l'eau de la pluie et forme des océans entre ses minuscules rameaux. Ou bien l'ensemble de la mousse forme une masse ondulante comme un océan vert ; le rameau de mousse décrirait toute la masse qui naît d'un seul pied de mousse.
Ton interprétation me plaît beaucoup.
Grand merci, lamaneur. 🙂
Bonjour~~
Une question, s'il vous plait.
1) Toute la famille s'est réunie chez ses parents.
2) Toute la famille s'est réunie chez leurs parents.
Laquelle phrase est-elle correcte ?
Merci, d'avance.
Bonsoir.
Quelle phrase est correcte ?
Les deux peuvent peuvent l'être.
Tout dépend si l'on parle des parents d'une seule personne (ses parents) ou des parents de deux ou plusieurs personnes (leurs parents).
Salut, Jehan.
J'ai voulu dire :
1) ses parents = parents de la famille
2) leurs parents = parents de tous les membres de la famille
C'est compliqué pour moi….
Dans ce cas, "Toute la famille s'est réunie." suffirait peut-être…
Puisque tous les membres d'une famille sont parents entre eux.
Cela dit , parents a deux sens :
- simplement père et mère
- toutes les personne liées à une autre par un lien de parenté (père, mère, cousin, oncle, frère, etc.)
De quel sens veux-tu parler ?
Je parle de 'les père et mère'…
Les enfants adults se sont réunis chez leurs parents.
D'accord, gerardmontreal.
Mais quand le sujet est un nom collectif ?
La famille s'est réunie chez ses?/leurs? parents.
Amicalement.
Dans cette phrase, le déterminant possessif renvoie au sujet, la famille, alors ''ses parents (les parents de la famille)'' est correct.
J'ai vu quelque part dans le Bon Usage que l'on peut parfois accorder selon le sens, mais je peux pas retrouver ce passage maintenant. Peut-être ''leurs parents'' est aussi correct.
Attendons d'autres avis plus précis.
gerardmontreal a écrit :
J'ai vu quelque part dans le Bon Usage que l'on peut parfois accorder selon le sens…
C'est ce que j'ai voulu savoir.
Grand merci, gerardmontreal. 🙂
Bonjour.
Le mot 'famille' me fait encore mal à la tête.
Seulement, au lieu que les acteurs de cette autre scène fussent des gens du peuple, des matelots et des soldats, ils appartenaient à la tête de la société marseillaise. C’étaient d’anciens magistrats qui avaient donné la démission de leur charge sous l’usurpateur ; de vieux officiers qui avaient déserté nos rangs pour passer dans ceux de l’armée de Condé ; des jeunes gens élevés par leur famille encore mal rassurée sur leur existence malgré les quatre ou cinq remplaçants qu’elle avait payés, dans la haine de cet homme dont cinq ans d’exil devaient faire un martyr, et quinze ans de restauration un dieu.
'Des jeunes gens' sont-ils frères
d'une seule famille ?
Et en passant, concernant la partie soulignée…
De qui les cinq ans d'exil et les quinze ans de restauration de cet homme devaient-ils faire un martyr ou un dieu ?
Par exemple,
'cet homme dont cinq ans d'exil devaient faire de quelqu'un un dieu'.
Je doute si j'ai comprensiblement formulé mes questions.
Mais aidez-moi, s'il vous plait.
Bonjour Hwang
1) Chacun des jeunes gens a sa propre famille. Il y a donc plusieurs familles.
2) Cet homme en question, c'est l'Empereur Napoléon, exilé pendant environ 5 ans à Ste Hélène puis plus ou moins glorifié sous la Restauration.
Bonjour, lamaneur. 🙂
1) Chacun des jeunes gens a sa propre famille. Il y a donc plusieurs familles.
Donc, est-ce le même sens que
"des jeunes gens élevés par leurs familles encore mal rassurées… " ?
Cet homme en question, c'est l'Empereur Napoléon, exilé pendant environ 5 ans à Ste Hélène puis plus ou moins glorifié sous la Restauration.
Donc, est-ce le même sens que
"dans la haine de cet homme(Napoléon) que ses cinq ans d’exil devaient faire un martyr, et (que ses) quinze ans de restauration (devaient faire) un dieu" ?
1) Donc, est-ce le même sens que "des jeunes gens élevés par leurs familles encore mal rassurées… " ?
Oui, ce serait possible encore que le singulier me paraît préférable puisque chaque jeune a sa propre famille. Mais l'un et l'autre sont possibles.
2) Donc, est-ce le même sens que "dans la haine de cet homme(Napoléon) que ses cinq ans d’exil devaient faire un martyr, et (que ses) quinze ans de restauration (devaient faire) un dieu" ?
Oui, si ce n'est que la syntaxe n'est pas tout à fait correcte.
Il vaut mieux le "dont" comme dans la phrase de Dumas, ou bien, si tu veux utiliser "que", on dirait pas exemple :
"dans la haine de cet homme (Napoléon) que ses cinq ans d’exil devaient transformer en martyr, et que ses quinze ans de restauration devaient transformer en dieu".
J'avais cherché à discerner dans la phrase(proposition) soulignée de Dumas le schéma "faire qn/qch(COD) qn/qch(Attribut du COD)".
(Cinq ans d'exil ont fait Napoléon un martyr, quinze ans de restauration un dieu)
Mais là, ce n'etait pas le cas.
Maintenant je comprends.
Grand merci, lamaneur. 🙂
En fait la syntaxe correcte est un peu différente :
(Cinq ans d'exil ont fait Napoléon un martyr, quinze ans de restauration un dieu) : non correct
(Cinq ans d'exil ont fait DE Napoléon un martyr ; quinze ans de restauration EN ONT FAIT un dieu)
Mes parents ont fait de moi un homme.
[lien invalide]467993Capture2.png][lien invalide]/467993Capture2.png[/img][/url]
Merci, lamaneur.
Maintenant, je pense que je comprends.
On peut dire
"Mes parents m'ont fait homme" mais on ne peut pas dire
"Mes parents m'ont fait un homme".
On peut dire
"Cinq ans d'exil ont fait DE Napoléon un martyr" ou
"Cinq ans d'exil ont fait Napoléon martyr" mais jamais
"Cinq ans d'exil ont fait Napoléon un martyr"".
C'est subtile, la langue française.
J'ai trouvé ceci dans CNRTL :
C.− Donner une qualité, un caractère, un état à.
1. Faire qqn + subst. (attribut de l'obj.) non déterminé.Élever au rang de, donner le titre, la dignité de. Faire qqn héritier, chevalier de la Légion d'honneur. Synon. nommer, instituer, constituer.En le faisant roi, on l'avait condamné à mourir sur le sol où s'est mêlée la poussière de saint Louis et de Henri IV (Chateaubr., Mém.,t. 3, 1848, p. 650).Le jeune marquis avait cru s'acquitter envers sa femme en la faisant marquise (Sandeau, Sacs,1851, p. 46).
− P. ext. Rendre, faire devenir. Cette aventure me fait homme (Ricœur, Philos. volonté,1949, p. 179).
− Faire qqn juge de. Laisser à quelqu'un le soin de juger, d'apprécier.
Oui, c'est très subtil, la langue française. Et pas toujours facile à expliquer !
On peut dire "Mes parents m'ont fait homme" mais on ne peut pas dire "Mes parents m'ont fait un homme".
La première est syntaxiquement correcte, mais un peu rare, même si le CNRTL que vous citez cite une phrase voisine :
Cette aventure me fait homme.
La seconde est en effet incorrecte, en principe, mais si on ajoute un complément, ça peut marcher parfois comme dans Aragon :
Les longs labeurs m'ont fait un homme d'un autre âge.
En fait, il est préférable aujourd'hui d'écrire
"Mes parents ont fait de moi un homme".
On peut dire "Cinq ans d'exil ont fait DE Napoléon un martyr" ou "Cinq ans d'exil ont fait Napoléon martyr" mais jamais "Cinq ans d'exil ont fait Napoléon un martyr"".
La première est parfaite et standard aujourd'hui.
La troisième est effectivement incorrecte.
La seconde est trop inhabituelle aujourd'hui pour être sentie comme correcte par la majorité des gens. Préférer la première ou d'autres tournures comme
Cinq ans d'exil ont transformé Napoléon en martyr.