Vos plus beaux moments de lecture

Littérature

61 réponses · Page 2 / 4

Beaucoup de livres nous touchent, mais pour moi, ce sont ceux-là (je n'ai que 19 ans) :

-Le Père Goriot de Balzac
-Huis clos de Sartre
-Bouvard et Pécuchet de Flaubert
-Voyage au bout de la nuit de Céline
-La Route de Cormac MacCarthy (un vrai chef-d'oeuvre)
-L'Elégance du Hérisson de Barbery
-Un Coeur simple de Flaubert
-Le Chef-d'oeuvre inconnu de Balzac
-Le Rouge et le Noir de Stendhal
-In Tenebris de Chattam (un peu de détente parfois…)
-Les Envoûtés de Gombrowicz
-Les Fleurs du Mal de Baudelaire
-Tchekov
-Brecht
-En attendant Godot de Beckett
-Les Contes cruels de Villiers de l'Isle-Adam
……………

Il y en a tellement…
Le professeur nous avait mis en garde: c'est un livre qu'on ne comprend pas avant 20, qu'on n'aime vraiment qu'à 25, etc.
Ce professeur dit des horreurs. 🙂
La lecture à sa sortie du premier roman d'un auteur qui allait rencontrer le succès : Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq. Acheté le soir en sortant du travail et lu deux fois d'affilée jusque tard dans la nuit.
tant de bon moments… Difficile d'en faire une synthèse mais je dirait:

les fleurs du mal, de Baudelaire, et particulièrement :
"Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage
Traversé ça et là par de brillant soleil
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruit vermeils"

Le dernier jour d'un condamné, de Victor Hugo

Térésa l'après midi, de Juan Marsé

Crimes et châtiments, de Dostoïevski, qui ma donné des frissons et fait passé des nuits de folies sans pouvoir en quitter une seule ligne.

Don Juan, de Molière

Madame Bovary, de Flaubert, qui à l'adolescence quand je l'ai lu ma mise dans tout mes états…

et enfin, l'étrange de Camus que j'ai lu en une nuit ou la mélancolie d'ados m'avait atteinte et ou ce livre m'a beaucoup apporté.
Ils sont beaux mais pas seulement là, maintenant, tout frais dans ma mémoire et ma sensibilité. Ils sont beaux mais pas seulement comme un coup de foudre, ils sont encore plus beaux parce qu'ils sont devenus, pour certains, lointains, anciens pourrait-on dire mais pas du tout oubliés, au contraire, ils sont beaux comme le vieux vin est bon, avec la force du temps, ils sont beaux comme l'amour qui dure, mes meilleurs moments de lecture :

L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de La Manche - Cervantes
Bouvard et Pécuchet - Flaubert
Le roman de Tristan et Iseult - Bédier
Les affinités électives - Goethe
Le ventre de Paris - Zola
Le grand Meaulnes - Alain-Fournier
Là-bas - Huysmans
Ravage - Barjavel
Gaspard de la nuit - Bertrand
La dame de Monsoreau - Dumas père
Tarass Boulba - Gogol
Histoires extraordinaires - Poe
Les aventures de Tintin - Hergé

Et bien évidemment et définitivement à part, à mes yeux :
Tout l'oeuvre de Franz Kafka
Ma "petite" liste va devoir s'ajouter aux vôtres…cela s'impose…

ROMANS
Le Comte de Monte-Cristo, A. Dumas
Le Père Goriot, H. de Balzac
Madame Bocvary, G. Flaubert
Les Liaisons dangereuses, C. de Laclos
Le Rouge et le Noir, Stendhal
Acide Sulfurique, A. Nothomb
Vipère au Poing, H. Bazin
L'Attrape-Coeurs, J.D Salinger.


THEATRE
Le Cid, Corneille
Antony, A. Dumas
Hernani, V. Hugo
Ruy Blas, V. Hugo
La Putain respectueuse, J-P Sartre

POESIE
Les Fleurs du Mal, Ch. Baudelaire (mon livre culte, je crois…non, j'en suis sûre.)
Poèmes Barbares, Leconte de Lisle
Poèmes Saturniens, P. Verlaine
A. Rimbaud - tous écrits confondus.

Ah là là… j'en oublie j'en oublie…
Mais … premiers arrivés premiers servis


"Soit comme un loup blessé qui se cache pour mourir, / Et qui mord le couteau de sa gueule qui saigne". - Leconte de Lisle, Poèmes barbares.
Hou la, la, quelle question ! On irait plus vite en citant ceux que l'on n'a jamais pu finir !
Mais bon, voici quelques uns de mes amants de papier. Eux ne m'ont jamais déçue… et j'ai passé plus de nuits avec eux… qu'avec d'autres 😉
Plus d'étrangers que de français, mais lorsque la traduction est bonne…
Les possédés de Dostoïevski, je ne m'en lasse pas,
Cent ans de solitude de Garcia Marquez toujours relu, à chaque lecture quelque chose de nouveau,
Pour Faulkner, moi je préfère Sartoris mais peut-être Le Hameau
Le Parfum de Süskind, l'horreur et la beauté,
Mumbo Jumbo d'Ismael Reed à lire en rythme !
Ringolevio d'Emmet Grogan, encore des lectures adolescentes
et S…. de Claude Cariguel,
Le Diable et le Bon Dieu de Sartre
Caligula de Camus
Antigone d'Anouilh première pièce de théâtre non "classique" jouée par mes copains au lycée, qui a influencé mon choix de carrière,
Toute la poésie d'O. v.de L. Milosz découverte grâce à Terzieff jamais lâché depuis,
Les Fleurs de mal de Baudelaire
et Verlaine et Rimbaud,
et tout le théâtre de Tchekov
et Sur la route de Kerouac souvenir de l'époque où je me croyais rebelle !
et les Quatre sans cou de Desnos rire de l'horreur, c'est pas mal !
et Le petit prince de Saint Exupery qui reste toujours dans un coin de mon coeur,
et Les lettres à un jeune poète de Rilke
et La cousine Berthe de Balzac, plus machiavélique que Machiavel
et Du vent d'Auguste Le Breton la poésie est aussi dans l'argot,
et Le désert des tartares de Buzzati à ne pas lire lorsqu'on est déprimé, mais c'est si beau,
et Un pont sur la Drina d'Ivo Andric
et Une saison blanche et sèche d'Andre Brink
et la Trilogie de Deptford de Robertson Davies
et…
Mais je m'arrête là, la liste est décidément beaucoup trop longue !
EdithA a écrit :et La cousine Berthe de Balzac, plus machiavélique que Machiavel
!
Oui la cousine Bette est délicieuse
Mais la cousine Berthe est délicieuse aussi ! 😜

Ra pe ti pe ta pe ti pe ti pe to
Ra pe ti pe ta pe ti pe ti pe to
Ca ra bi de ca ra bo
Rien n'est plus beau que la retraite aux flambeaux
Sauf peut-être
Ma cousine Berthe
Qui s'est fait une indéfrisable
Elle est admirable,
On en mangerait
Un tout petit peu tout petit peu tout petit peu


(Boby LAPOINTE)
Lucretius a écrit :Oui la cousine Bette est délicieuse
Du haut de mes 17 ans et quelques mois, j'ai relu dix fois de suite les dernières pages du premier tome de la Recherche, je suis restée scotchée aux lignes de l'Insoutenable légèreté de l'être, et ai avalé Les Jeunes Filles en une soirée.
J'ajouterai également dans mes plus beaux moments de lecture ma découverte de Voltaire, avec Candide, lu à l'arrêt de bus, et ma rencontre avec Racine dans une dissertation sur Phèdre improvisée en seconde.
Je me souviens avoir lu au mois de mai 1973 sur une plage quasi déserte face à la Méditerranée « Les Poneys sauvages » de Michel Déon et « Aurélia » de Gérard de Nerval.
Pour moi ce serait mémoires d'une jeune fille rangées de Simone de Beauvoir car il ma complétement ouverte à la littérature …
"Pauvre, pauvre fantôme, murmura-t-elle, n'avez-vous nul endroit où vous puissiez dormir?
- Au loin, là-bas, au-delà des bois de pins, répondit-il, d'une voix lente et rêveuse, il y a un petit jardin. L'herbe y croît, longue et drue; il y a là les grosses étoiles blanches de la fleur de ciguë, et le rossignol y chante toute la nuit. Toute la nuit, il chante, et la lune froide, pareille à un globe de cristal, penche ses regards sur ce jardin; et l'if étend ses bras géants au-dessus des dormeurs."
Les yeux de Virginia s'embuèrent de larmes, et elle se cacha la tête dans ses mains.
"Vous voulez dire le Jardin de la Mort, chuchota-t-elle.
- Oui, la Mort. Comme la Mort doit être belle! Reposer dans la terre molle et brune, tandis que les herbes vous ondulent au-dessus de la tête, et écouter le silence… N'avoir pas d'hier, et pas de demain… Oublier le temps, oublier la vie, être en paix…Vous pouvez m'aider. Vous pouvez m'ouvrir le portail de la maison de la Mort, car l'Amour est toujours avec vous, et l'Amour est plus fort que la Mort."

Oscar WILDE, Le Fantôme de Canterville (trad. Jules Castier).

Et comment oublier Baudelaire, Kerouac, Aragon, Woolf, Maupassant, Flaubert, Verhaeren, Twain, Gaines, Gary, Lampedusa, Apollinaire, et tant d'autres…
=)…

Sans hésiter : Anna Karénine de Tolstoï

puis :

La force de l'âge de Simone de Beauvoir
Second sexe de Simone de Beauvoir (aussi )
Mrs Dalloway de Virginia Woolf
Un roman qu'on a pas écrit de Virginia Woolf
Une chambre à soi de Virginia Woolf
Hymnes à la haine de Dorothy Parker
Introduction à la psychanalyse de Freud
Jane Eyre de Charlotte Brontë
Rosemary's Baby de Ira Levin
Selected poems de Emily Dickinson
Guerre et paix de Tolstoï
Les Âmes mortes de Gogol
Emma de Jane Austen
Thérèse Desqueyroux de Mauriac
Roméo & juliette de Shakespeare
Hamlet de Shakespeare
le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare ( >.<" )
Les Liaisons Dangereuses de Laclos
Peuple du ciel de Le Clézio

et tant d'autres… =)
Peut-être pas les meilleures lectures (quoique), mais les souvenirs de lecture les plus marquants, en grande partie grâce aux circonstances.

-Un roi sans divertissement, Giono, lu lors d'un voyage en Croatie en 2003. Difficultés à se concentrer sur la lecture, à pouvoir lire au calme : au final, l'impression de n'avoir rien compris au bouquin. Quelques temps ensuite, j'ai compris que c'était peut-être précisément là la force extrême de ce roman.

- L'étranger, Camus, idem en Croatie, trajets en bus sur de mauvaises routes à flanc de montagne, plages inondées de soleil, réverbération de la lumière sur l'eau…L'atmosphère se mariait étrangement bien avec le contenu du roman. Aussi n'ai-je jamais osé le relire dans un autre contexte.

- L'autobiographie de Simone de Beauvoir, de la première à la dernière page, sur plusieurs longues semaines en 2005. Une vie qui se déroule page après page, au fil de la mienne. Le goût de Beauvoir pour les choses simples, sa façon de faire de chaque rencontre, de chaque circonstance une chance. L'impression de faire la même chose en la lisant chaque jour.

-Sous le soleil de Satan, Bernanos, je ne sais plus tout à fait quand. Première fois que je le lisais, et l'impression encore une fois à la fin d'avoir manqué des épisodes. Idem pour La joie, pourtant lu dans le calme, à la campagne. Bernanos a le don d'écrire des romans où le lecteur n'est jamais sur, à l'issue du récit, qu'il ne s'agit pas en fait de la biographie cryptée d'une joueuse de basket espagnole.

Je pourrais en citer quelques autres. Ce sont peut-être finalement les souvenirs que je préfère, ces livres lus dans des ambiances particulières, qui ont peut-être rehaussé la valeur du récit à mess yeux, pour des raisons autres que la qualité de l'ouvrage ou le style de l'auteur. Je me demande comment font les critiques, les journalistes, ceux pour qui lire les livres est un métier, une activité de commande, une autre façon d'aller au bureau, pour parvenir à cette fraîcheur.
J'avais déjà posté pour ce sujet. Mais aujourd'hui, je dirais Nerval, TOUT Nerval!!! En particulier Sylvie, Les Nuits d'octobre et Les Chimères.
Il y en a beaucoup, mais je crois qu'ils ont tous en commun de m'avoir fait comprendre quelqu'un dont les propos m'avaient surpris parce qu'ils ne correspondaient pas à l'idée que je m'étais faite de la personne qui les avait tenus.
tisrüdi a écrit :" de ceux que tu rencontreras, tu n'en laisseras aucun serein ni libre. tous tu les frapperas…alors tu seras la liittérature."
la confession d'un masque de Mishima
Qu'as tu pensé de ce livre ? Car je ne l'ai pas lu mais j'ai juste entendu parler du dernier coup d'éclat de Mishima et pour ça j'aimerais le lire ! As tu vu le moment où il faisait sepukku ? Je ne trouve nul part la vidéo !
chris_ves a écrit :PS Dis, Didinette (pardon, c'est facile), qu'est-ce que tu as contre les textes anciens ? Les modernes ne sont pas meilleurs pour être plus récents 🙂
Non, mais ils ont le mérite d'être plus récents.