Faut-il se fier aux notes obtenues en licence de lettres modernes ?
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Bonjour,
Alors voilà, je me demandais très naïvement comment considérer les notes que l'on obtient en licence de lettres modernes à la fac(en l'occurrence, à Paris IV). Par exemple, un 14 obtenu en 2e année de licence en littérature(commentaire ou dissertation), peu importe le correcteur, peut-il indiquer le niveau d'un étudiant? Est-ce un bon présage pour les concours de l'enseignement(pour les épreuves de littérature) d'avoir des notes "autour" de 14 en 2e année de licence en littérature?
Merci.
J'ai effectué une première année, également en lettres modernes à la fac de Dijon et j'ai constaté - très personnellement - que la notation s'avérait relativement variable d'un professeur à un autre. (je passe facilement d'un 17 à un 6 pour le même commentaire sur Hernani, le travail fourni étant à peu de choses près le même pour chaque étude…).
Les résultats s'expliquent peut-être aussi par l'intérêt plus ou moins prononcé pour telle ou telle autre partie du programme. (j'ai été capable de me passionner pour certaines études, en comparée notamment, et, au final, d'être totalement à côté de la plaque le jour de l'examen)…
C'est pourquoi, finalement, je ne me pose plus de questions au niveau de la notation elle-même qui ne me semble pas représentative de l'apport du semestre. Je me concentre sur la qualité des cours et sur les connaissances culturelles acquises, faisant ainsi une sorte de bilan en fin d'année.
Non, je pense que ça ne signifie pas grand chose; ce n'est pas parce que tu as (je dis "tu" mais je ne m'adresse pas spécialement à toi hein) de bons résultats en deuxième année que tu auras forcément plus de chances d'avoir le concours. Les exigences requises ne sont pas du tout les mêmes dans les deux cas de figure, et tu peux galérer pendant ta licence et réussir bien mieux tes concours. J'crois que tout dépend de la maturité de chacun…
Même par rapport à la licence, c'est difficile de savoir; par exemple, avoir des 15 ou des 16 en première année ne laisse pas présager qu'il en sera de même en troisième anné e, car en trois ans, le niveau augmente sacrément…
Bonsoir !
Je suis totalement d'accord avec Poupinou, étant moi aussi à Dijon, c'est vrai que les notes diffèrent selon les professeurs, ce qui, selon moi, montre aussi que leurs angles d'études diffèrent également.
Il faut plutôt regarder la manière dont tes notes évoluent d'année en année, si tu t'améliores ou si tu y arrives moins. Personnellement, ma première année a été catastrophique, alors que je me suis améliorée avec les années, en comprenant mieux les exigences des professeurs et la manière de penser qu'il fallait adopter. Avec le temps, tu vas prendre de la maturité, et c'est également cela qu'il faut prendre en compte.
Bonjour,
Je suis actuellement en deuxième année de Lettres Modernes.
À l'issue des résultats des partiels du premier semestre, je suis un peu perdue. En effet, j'ai perdu deux points sur ma moyenne générale par rapport à l'an dernier… (Environ 14 --> 12) Aussi, je me demandais quelle valeur accorder à ces résultats ? Je crains de ne pas être à la hauteur afin de poursuivre dans cette voie.
Auriez-vous quelques conseils afin de me permettre de progresser ?
Par avance, merci pour votre aide !
Comment répondre à ce genre de question ?
Nous ne connaissons de toi que deux notes : un 12 et un 14. Et tu voudrais qu'on te dise si tu es à la hauteur…à la hauteur de quoi au fait. On ne sait pas. Envisages-tu une orientation à l'issue de cette licence ?
Bonjour gabiana,
Merci pour ta réponse.
Après la licence, j'envisage d'entrer en Master de Lettres Modernes afin de passer le CAPES et l'agrégation.
Consciente de la difficulté que ces concours supposent, j'essaye d'obtenir le meilleur niveau possible afin de pouvoir espérer les passer.
Eh bien, il n'y a pas de raison pour que tu ne parviennes pas à poursuivre ces études si tu es motivée.
Apparemment, tu as un but.
Les notes sont ce qu'elles sont. Elles dépendent de nombreux paramètres. L'année prochaine tu auras peut-être deux points de plus que cette année. La difficulté en lettres n'augmente pas vraiment avec les années. C'est toi-même qui progresses en connaissances.
Bon courage !
Merci beaucoup pour ces précieux conseils !
Je vais donc tout faire pour atteindre mon but !
Je trouve que la question est très pertinente car certains enseignants/ étudiants cachent/ se cachent la réalité : il y a un décalage évident entre les études de lettres en général (licence et master recherche) et les concours du fait même de leur logique respective, le partiel étant là pour faire un bilan des connaissances, le concours pour sélectionner.
Il faut aussi avoir à l'esprit que tout "travail maison" (dossier, dissertation…) n'est pas un bon indicateur en soi, pas plus qu'une bonne note à un mémoire de master car les conditions de composition n'ont rien à voir avec celles des concours (temps limité, stress, typologie des exercices…).
J'énonce des banalités mais personnellement, j'aurais apprécié qu'on me le dise clairement durant mes études avant de passer les concours. Ce que je dis ne signifie pas que tu ne sois pas au niveau (loin de moi cette idée !), il suffit d'être pleinement conscient de ce décalage et de se préparer en conséquence pour mettre toutes les chances de son côté 😉
J'énonce des banalités mais personnellement, j'aurais apprécié qu'on me le dise clairement durant mes études avant de passer les concours.
On est en droit de penser qu'à partir d'un certain niveau d'études, le sens du mot concours est connu.
Gabi ne sois pas aussi taquin voyons, une question d'orientation mérite toute ton attention
Mais la question de Rosaura a eu toute mon attention. N'ai-je pas été la première à lui répondre et à l'encourager ?
D'ailleurs, Dalerh, tu reconnais toi-même que tu énonces des banalités.
Bonjour Daleth,
Je te remercie d'avoir pris le temps de me répondre.
Malheureusement, les apparentes banalités que tu dis évoquer ne le sont absolument pas pour moi…
Effectivement, lorsqu'on est en licence, on entend parfois que les concours seront tout à fait accessibles à ceux qui auront obtenu de bons résultats au cours de leur cursus universitaire.
Or, à te lire, la réalité est tout autre !
Ainsi, qu'entends-tu "se préparer en conséquence" ?
Encore une fois, excusez-moi, la question peut paraître vague, mais toutes ces choses ne sont, pour moi, pas si claires.
Il n'est pas vraiment possible de te répondre en connaissant seulement ces deux moyennes, Rosaura : tu dois considérer tes résultats plus en détail pour voir s'il y a un problème (ou non).
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec Gabiana : dans mon université du moins, nos attentes évoluent entre les différentes années de licence (même si ensuite, bien sûr, il y a une certaine diversité dans les conceptions de l'évaluation entre les enseignants).
Concernant les concours, je n'ai pas passé le CAPES, mais d'après ce que je vois, il est tout à fait accessible en terme de niveau, tout en présentant les inconvénients classiques du concours (part de hasard, difficultés de l'oral, par exemple). Sa trop grande accessibilité pose même problème (cf. le dernier rapport du jury en lettres).
L'agrégation, c'est autre chose : elle demande un niveau général solide mais aussi un dépassement, étant donné qu'il faut parvenir à rejoindre la cohorte des admis, sans oublier les inconvénients du concours…
Bonjour,
j'ai passé le CAPES de lettres modernes il y a deux ans, après une licence de lettres modernes. Je dirais que les notes sont effectivement trop variables pour attester d'un niveau. Néanmoins, j'ai pu constater que mes notes en licences étaient sensiblement les mêmes en master et au capes, voire meilleures en master. Cependant, la différence de travail est énorme. Je sais qu'en licence, le rapport des enseignants aux concours est très changeants (j'en parle en connaissance de cause, j'ai vadrouillé dans plusieurs universités). Donc, cela me parait normal que tu doutes de ton niveau si les enseignants n'en parlent pas. La première fois que j'ai entendu parler des exigences du CAPES par exemple, c'était au cours de la L3 par des enseignants qui s'occupaient de la prépa… sinon, nada…
Donc, si tes notes traduisent un travail sérieux, approfondi et régulier, alors oui, cela présage de bonnes choses pour la suite. Je te conseille de travailler dès maintenant les "fondamentaux": grandes œuvres "classiques" de la littérature française, et la grammaire/syntaxe/orthographe.
En tout cas, si tu es motivée, aucune raison de douter de toi!
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec Gabiana
Sur quel point, Ascagne ?
Effectivement, lorsqu'on est en licence, on entend parfois que les concours seront tout à fait accessibles à ceux qui auront obtenu de bons résultats au cours de leur cursus universitaire.
Ce n'est tout de même pas faux ! Mais un concours demeure un concours, qu'il s'agisse du CAPES ou de l'agrégation, ou d'un autre concours. Le nombre de places est limité.
Tu as la moyenne, tu as le bac. Tu as la moyenne, tu peux ne pas avoir un concours, quel qu'il soit.
En ce qui concerne l'évolution des notes en licence, Gabiana : j'ai oublié un bout de phrase dans mon message précédent. Mais c'est une constatation qui vient de l'observation des pratiques de certains collègues, dans ma fac. Cependant, tu as tout à fait raison de rappeler qu'il y a beaucoup de variables en jeu en ce qui concerne les notes.
Merci pour vos réponses et vos encouragements !
Je vais persévérer dans mes efforts !
Ascagne a peut-être lancé une mode, mais je ne suis pas non plus d'accord avec toi, Gabiana.
Je ne crois pas qu'on connaisse le sens du mot "concours" après quelques années d'études à la fac. Ou plutôt, on en connaît le sens mais pas la réalité. Quand on passe par une prépa, on a un an pour intégrer ce qu'est un esprit de concours, puis une nouvelle année pour s'y préparer effectivement. Puis encore une nouvelle année, éventuellement. Et puis -pour les joyeux lurons comme toi ou moi- encore une nouvelle année…
Ceux qui passent par la fac ont la seule expérience du bac et des partiels. Alors, certes, ils entendent qu'un concours, c'est difficile. Mais ils ne savent pas en quoi. Un concours, c'est difficile car ça n'est pas généreux : c'est fait pour vous éliminer, et pour vous en mettre plein la figure à la moindre erreur. Un concours, c'est difficile parce qu'on est en compétition, et qu'il ne faut donc pas bien faire, mais faire mieux et que donc chaque fois que vous prenez du bon temps pour vous reposer des efforts fournis (ce qui est absolument nécessaire) vous vous demandez si vous avez raison de le faire et si vous ne feriez pas mieux de travailler encore. C'est difficile, parce qu'on sait qu'on a, statistiquement, de grands risques de finir sans rien : non pas avec de mauvaises notes ou une mention moins honorable que celle qu'on espérait, mais avec une année gâchée, inutile, et qu'on ne sait pas combien d'années, ainsi, on peut gâcher avant d'arriver finalement à son objectif. Et je ne parle ici que de "l'esprit" du concours, je ne parle pas même des exigences propres à chacun des exercices qui le composent…
Bref, je trouve ta question pertinente, Rosaura, même si je crois en effet qu'il ne faut pas remettre ton projet en cause pour quelques notes de L2. La difficulté est réelle, et tu dois donc t'y préparer le plus tôt possible, mais c'est un marathon.
Bon courage et bon vent ! 🙂