Je vous fais remarquer qu'une différence fondamentale entre le dialogue et le discours consiste en des échanges qui permettent aux participants à un dialogue de faire de nombreuses impasses pour aller plus vite, vu la possiibité d'être interrogé et de répondre à la demande. Cette possibilité est même dédoublée ici grâce à la latitude donnée de poser la question publiquement sur le forum ou personnellement par courriel.
Ne pas faire ces impasses serait faire un mauvais usage du dialogue et le menacerait d'enlisement. Encore ne faut-il pas pousser le procédé trop loin, je vous l'accorde, mais je n'ai pas remarqué que les demandes d'éclaircissements sur les interventions foisonnent, même en ce qui me concerne.
Il serait bien plus grave de ne pas faire d'impasses et de vouloir appliquer au dialogue les règles du discours. Alourdi, le dialogue se scléroserait et ne serait plus un remède au psittacisme. Il serait encore plus grave de traiter comme des fautes d'ignorance ce qui est fait délibérément. Il s'agit de trouver les moyens de dire ce qu'on veut dire avec les outils dont on dispose. Ces outils ont le mérite d'exister, mais pas celui d'être parfaits. Il faut donc souvent procéder à des acrobaties pour arriver à faire entendre ce qu'on veut dire et il est très important de le savoir. Pour éviter le malentendu, il faut accepter d'être déclaré incompréhensible. C'est un problème d'appréciation qui dépend des cas: pour être applaudi par un grand nombre, il faut être compris de travers. Mais pour être compris par quelqu'un, il faut éviter cela à tout prix.
Le terme de parti pris est souvent pris dans un sens péjoratif. Je précise donc que ce n'est pas de cette manière, mais pour sa signification littérale que je vois du parti-pris quand vous parler du "premier emploi" de "dialogue". Il est vrai que l'on nomme "forum" ce qu'on aurait peut-être nommé dialogue, mais aujourd'hui on continue à nommer dialogues les oeuvres de Platon. Ce n'est pas un sens ancien tombé en désuétude et on n'a pas éprouvé le besoin de changer le mot, alors qu'on nomme philosophes des gens qui se déclaraient sophistes et n'a conservé ce mot que pour certains d'entre eux.
Pourquoi est-ce qu'un sens ferait disparaitre un autre ? Peut-être parce qu'on croit nécessaire de prendre parti. Je vois dans le parti pris une façon d'être et dans le pas de charge une façon de marcher, voire de se comporter et n'ai pas l'idée de reprocher aux gens d'être ce qu'ils sont. Cela ne me gène pas du tout que vous soyiez de parti pris et écriviez au pas de charge. C'est votre affaire.
Mais ne m'imputez pas de traduire logos: "par écrit" car j'indique seulement que beaucoup de gens l'ont fait à une époque. Les dictionnaires l'attentent. L'approximation était assez naturelle et moins aventurée que de voir dans un dialogue un discours de l'un à l'autre comme dans diagonale, car dia- logos n'est pas dia-gonale, comme perfusion n'est ni perturbation ni perception. Mais vous pouvez aussi casser le lien et l'on sait que le "dia" n'y survit pas et se transforme en deux comme dans la problématique "avec". On joue avec ou contre son partenaire, on lutte avec ou contre son adversaire, on fait la guerre avec ou contre un ennemi. On peut en discuter pendant des éternités, cela ne changera rien au fait que les uns accocient et que les autres dissocient et transforment ce qu'on leur en dit en ce qu'ils veulent entendre dire.
Il n'y pas un ancien et un nouveau sens au mot dialogue, mais des sens différents comme il y a des gens différents, vivant dans des sociétés ou des milieux différents, où l'on joue à des jeux différents, mais principalent de deux types: celui où les uns comptent sur les autres, et celui où l'on commande et obéit. On peut passer d'un jeu à l'autre, mais la règle est liée au jeu et on ne peut pas jouer aux échecs avec un joueur de football qui shoote dans les pièces.
Ne pas faire ces impasses serait faire un mauvais usage du dialogue et le menacerait d'enlisement. Encore ne faut-il pas pousser le procédé trop loin, je vous l'accorde, mais je n'ai pas remarqué que les demandes d'éclaircissements sur les interventions foisonnent, même en ce qui me concerne.
Il serait bien plus grave de ne pas faire d'impasses et de vouloir appliquer au dialogue les règles du discours. Alourdi, le dialogue se scléroserait et ne serait plus un remède au psittacisme. Il serait encore plus grave de traiter comme des fautes d'ignorance ce qui est fait délibérément. Il s'agit de trouver les moyens de dire ce qu'on veut dire avec les outils dont on dispose. Ces outils ont le mérite d'exister, mais pas celui d'être parfaits. Il faut donc souvent procéder à des acrobaties pour arriver à faire entendre ce qu'on veut dire et il est très important de le savoir. Pour éviter le malentendu, il faut accepter d'être déclaré incompréhensible. C'est un problème d'appréciation qui dépend des cas: pour être applaudi par un grand nombre, il faut être compris de travers. Mais pour être compris par quelqu'un, il faut éviter cela à tout prix.
Le terme de parti pris est souvent pris dans un sens péjoratif. Je précise donc que ce n'est pas de cette manière, mais pour sa signification littérale que je vois du parti-pris quand vous parler du "premier emploi" de "dialogue". Il est vrai que l'on nomme "forum" ce qu'on aurait peut-être nommé dialogue, mais aujourd'hui on continue à nommer dialogues les oeuvres de Platon. Ce n'est pas un sens ancien tombé en désuétude et on n'a pas éprouvé le besoin de changer le mot, alors qu'on nomme philosophes des gens qui se déclaraient sophistes et n'a conservé ce mot que pour certains d'entre eux.
Pourquoi est-ce qu'un sens ferait disparaitre un autre ? Peut-être parce qu'on croit nécessaire de prendre parti. Je vois dans le parti pris une façon d'être et dans le pas de charge une façon de marcher, voire de se comporter et n'ai pas l'idée de reprocher aux gens d'être ce qu'ils sont. Cela ne me gène pas du tout que vous soyiez de parti pris et écriviez au pas de charge. C'est votre affaire.
Mais ne m'imputez pas de traduire logos: "par écrit" car j'indique seulement que beaucoup de gens l'ont fait à une époque. Les dictionnaires l'attentent. L'approximation était assez naturelle et moins aventurée que de voir dans un dialogue un discours de l'un à l'autre comme dans diagonale, car dia- logos n'est pas dia-gonale, comme perfusion n'est ni perturbation ni perception. Mais vous pouvez aussi casser le lien et l'on sait que le "dia" n'y survit pas et se transforme en deux comme dans la problématique "avec". On joue avec ou contre son partenaire, on lutte avec ou contre son adversaire, on fait la guerre avec ou contre un ennemi. On peut en discuter pendant des éternités, cela ne changera rien au fait que les uns accocient et que les autres dissocient et transforment ce qu'on leur en dit en ce qu'ils veulent entendre dire.
Il n'y pas un ancien et un nouveau sens au mot dialogue, mais des sens différents comme il y a des gens différents, vivant dans des sociétés ou des milieux différents, où l'on joue à des jeux différents, mais principalent de deux types: celui où les uns comptent sur les autres, et celui où l'on commande et obéit. On peut passer d'un jeu à l'autre, mais la règle est liée au jeu et on ne peut pas jouer aux échecs avec un joueur de football qui shoote dans les pièces.