Devenir professeur d’université
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L'agrégation doit être validée par une année de stage; il est possible de convertir le stage d'un an en établissement secondaire en stage de 3 ans dans le supérieur comme moniteur (3 ans car: employé sur un tiers-temps. Du coup c'est b ien pratique pour faire sa thèse… en 3 ans…). Enorme avantage: pas de classe de collège/lycée à gérer + le fait de rester dans le milieu du supérieur. le pb d'enseigner dans le secondaire est aussi de se couper un peu du supérieur, et pour obtenir ensuite un poste il est essentiel de rester bien en contact avec les équipes de recherche…
Je n'ai pas le détail des démarches à effectuer (je suppose que c'est le contrat doctoral dont parle Comateen), mais une de mes connaissances l'a fait.
Si cette solution ne fonctionne pas: il y a toujours moyen, une fois le stage effectué dans le secondaire, de demander un temps partiel pour avoir plus de temps pour la recherche (quitte à demander une disponibilité pour étude pour la dernière année de thèse, si besoin).
Sinon, il est possible de demander un report de stage (pour un maximum de trois ans) pour poursuite d'études, afin de préparer sa thèse - tout en donnant, si possible, des cours en tant que vacataire ou ATER à l'université ou ailleurs. C'est bien moins avantageux qu'un contrat doctoral, mais j'imagine que ça permet au moins d'éviter le secondaire un temps pour mieux se consacrer à sa thèse…
Bonjour,
Voila j'habite au Canada mais je suis française et dans une école également française. Je rêve d'aller en L depuis le collège et cela n'a pas changé, j'ai d'énormes capacités en langues, et en tout ce qui est artistique. Ma matière préférée est le français et j'aimerai être professeur d'université en lettre moderne.
Serait-ce possible ? Et si oui, quels sont les études nécessaires ?
Merci beaucoup
Salut Caroline.
Tu t'intéresses aux études en France ? En ce cas, évidemment, tu pourras devenir enseignant-chercheur (les enseignants en université sont en fait surtout chercheurs (et pour savoir si on aime la recherche, il faut attendre la 4e année après le bac, au moins : on ne la commence que cette année là, en master 1), à une exception près, mais ce sont alors des professeurs de lycée (agrégés, dits "PRAG" pour professeur agrégé) détachés à l'université. Pour être maître de conférences (le premier grade d'enseignant dans le supérieur, le second étant celui de professeur des universités), il faut obtenir un doctorat. Qu'importe le bac que tu vas choisir, il faut ensuite faire un parcours de 8 ans à l'université ou de 2 ans (ou 3 ans) en prépa juste après le bac avant de rejoindre les bancs de l'université et, si possible, ceux de l'ENS. Nul n'a de poste garanti même s'il a les diplômes, c'est pourquoi tous les enseignants-chercheurs de nos disciplines littéraires (tous ou presque) sont aussi agrégés et peuvent enseigner en collège, en lycée ou en prépa.
Dans tous les cas, il te faudra une licence (bac+3), un master (2 ans après la licence), ensuite tu pourras passer l'agrégation avant d'éventuellement commencer un doctorat (officiellement en 3 ans, mais en fait, la durée est souvent prolonger, le temps d'écrire sa thèse qui traîne un peu parfois (voire souvent)).
J'espère t'avoir un peu éclaircie.
Bonne journée !
Rien à redire, c'est le parcours idéal que l'on puisse présenter.
Cependant…
Il ne faut pas se faire trop d'illusions, les postes disponibles sont rarement attribués en fonction du mérite. Le milieu universitaire n'est pas joli joli de ce point de vue là… Certains professeurs sont fantastiques, tant dans leur enseignement que tu point de vue humain mais c'est loin d'être le cas pour tous. Aussi il n'est pas rare - bien que son dossier soit excellent - de voir le poste brigué attribué à un autre étudiant, moins capable mais pistonné (ou qui se soit "vendu" pour être pistonné). Il n'est pas rare non plus que l'entretien pour un poste proposé soit un leurre - le poste proposé ayant déjà été attribué à un poulain - en ce cas on fait office de figurant et de caution quant à "l'égalité des chances".
Bref les exemples abondent mais il est possible de passer à travers.
Est-ce que préparer l'agreg de philosophie à l'ENS (de Paris) est atteignable en ayant fait sa licence en province, son master 1 et 2 à Paris 8 et avec un CV scolaire/universitaire non bardé de mentions (juste au master du coup vu comment c'est parti).
Je suppose que ça dépend du nombre de places disponibles (c'est sur dossier bien sûr).
En fait j'aimerais qu'on me dise si c'est un objectif totalement irréaliste ou possible malgré tout.
Je prépare le CAPES en même temps que mon M2 et compte (idéalement) être admis cette année. Par conséquent si j'ai M2 + CAPES de philo la même année, l'ENS consentirait peut être à ce que je rejoigne ses rangs pour préparer l'agreg l'an prochain. Non?
Un de mes anciens camarades - qui avait un bon dossier sans être exceptionnel - a été accepté pour préparer l'agreg. ça doit sans doute dépendre du nombre de places mais ça parait tout à fait possible!
Comment ça me rend heureux cette réponse! 😀
Merciiii Titania! 😉
Les mandarins représentent une caste bien hermétique. Les postes sont quasiment des charges qu'on se transmet sur des générations selon les étapes suivantes :
HDR, Doctorat, Agrégation, ENS, Prépas, Bac S ou L dans un beau Lycée bien propre. Le tout avant 23-24 ans. L'ultime adoubement étant une cooptation à l'image de celle de la Confrérie de l'Andouillette.
Pour arriver rapidement à franchir toutes ces strates sans un habitus solide point de salut. Pas question d'avoir pataugé dans Tf1 et les pisses de chats de l'ascenseur. Non il aura fallu une belle grosse maison avec de la musique classique et des bouquins partout.
Dans chaque fac de province, le nombre de profs de fac en lettres est grosso modo le même que le nombre d'études de notaires, de pharmacies ou de cimetières. Et leur mérite d'être arrivés là est quasiment le même que celui qu'on a tous d'arriver à cette dernière étape.
Donc, le seul fait de s'interroger sur ce "cursus" montre que tu ne t'y inscriras jamais. Il est naturel.
Venir casser les rêves (ou envies de futur) des autres parce qu'on est frustré(e) par son propre parcours et ne rien faire pour changer ça, c'est triste.
Point de fatalité. On m'a mis en CAP après le collège car j'avais de sales notes et ne comprenait rien : un cas déséspéré.
Et aujourd'hui, je suis en M2 de philo, tout est possible même si ça te fera probablement lever les yeux au ciel sur le niveau tragique des étudiants en lettres.
inix a écrit :HDR, Doctorat, Agrégation, ENS, Prépas, Bac S ou L dans un beau Lycée bien propre. Le tout avant 23-24 ans.
N'importe quoi !
L'âge moyen de recrutement, hors concours d'agrégation, était en 2007 de 43 ans et 4 mois (47 ans et 7 mois en lettres, 40 ans et 11 mois en sciences) avec une ancienneté comme maître de conférences de 10 ans et 10 mois.
Oui en effet, depuis que je suis agrégatif j'essaye de prendre l'habitude de dire n'importe quoi. C'est une des épreuves du concours.
C'est moi, ou Inix est un peu lourd?
(l'argument d'autorité, personnellement, ça me fait toujours marrer)
Juste en passant: des réflexions suffisantes (à moins que ce ne soit de l'humour maladroit?) n'apportent vraiment rien à ceux qui posent des questions sur le forum.
Spartacus: je ne connais pas trop les arcanes de l'ENS et les conditions d'acceptation pour leur prépa agreg, mais deux de mes amis y ont été pris (pas en philo, par contre), sans avoir de dossier exceptionnel. Bon dossier, solide, mais pas ébouriffant non plus.
Par contre, il faut être psychologiquement prêt à l'ambiance:
- les normaliens agrégatifs n'acceptent pas forcément de bon coeur les "extérieurs" pour travailler avec eux
- je crois que tu n'as pas les mêmes accès aux ressources (bibliothèque notamment) (à confirmer, c'est un lointain souvenir)
Donc, prépare-toi à devoir tenir à la fois avec le stress de l'année agreg + l'ambiance un peu particulière de la prépa ENS vécue en tant qu' "extérieur" 🙂
(en étant prévenu, on est sans doute mieux à même de se fortifier ^^)
Tout simplement, on connaît sa promotion dans son département, le plus souvent. Alors qu'on ne connaît pas forcément les "extérieurs" (pour reprendre ton mot).
Je pense que l'accès à la bibliothèque doit être le même, peut-être que les prêts sont différents, mais ce n'est même pas sûr.
Merci Mirliton! Ta réponse m'aide beaucoup à déjà y voir plus clair (entre autres choses^^)
Finalement, en réfléchissant je pense plus sérieusement à Nanterre, au fond ça me correspondra beaucoup mieux.
Faire l'ENS "pour faire l'ENS" n'a pas d'intérêt alors qu'une fac qui allie rigueur et sympatie, respect de la singularité de chacun et des différents courants de pensées, ça me branche.
Je rebondis sur ton interrogation. Qu'est-ce qui t'attirait dans la prépa ENS à part le prestige de l'établissement ? Je n'ai pas spécialement d'informations sur la prépa mais je crois savoir que beaucoup de normaliens prennent aussi des cours à Paris I (beaucoup ayant suivi leur master là-bas). J'imagine qu'à l'ENS les effectifs sont plus réduits et que c'est cela le réel avantage (pour s'entraîner aux exercices notamment). Tu peux toujours aller jeter un oeil aux cours de cette année :
[lien invalide]
Après, il faudrait regarder en détails les résultats, je crois que Paris I et Nanterre s'en sortent très bien.
De ce que j'ai lu aussi, l'essentiel du travail pour l'agreg se fait chez soi ou en bibliothèque.
Bonjour,
Je m'appelle Camille et je suis actuellement en terminale ES.
J'envisagerai, à l'avenir, de devenir professeure de lettres ou de philosophie en université ou en fac.
Je suis vraiment passionnée par ces deux matières, et ce serait mon rêve de pouvoir continuer à les étudier toute ma vie, de les transmettre à des gens eux aussi passionnés (vous comprendrez donc pourquoi la perspective du collège ou du lycée m'enchante moins).
Je suis néanmoins assez réaliste : je vais devoir choisir entre philo et lettres.
Je me suis donc renseignée en naviguant sur internet, mais je dois avouer que je suis un peu perdue sous la masse d'informations. Je serais plus tentée par les universités Stendhal (pour lettres modernes) ou Pierre Mendès-France (pour philosophie) à Grenoble (question pratique), mais je vois aussi que la prépa hypokhâgne de Champollion peut s'offrir comme voie de parcours pour ce que je vise.
Mais qu'est-ce que je vise vraiment ? Je m'explique :
Faut-il faire un CAPES ?
Viser le concours ENS ?
L'AGREGAT ?
Le Doctorat ?
Est-ce que professeur d'université = maître de conférence ?
Si oui, je dois donc viser un doctorat ?
Est-ce difficile ?
Mmh, vous voyez donc que je suis vraiment paumée.
Tout en sachant que seulement trois voies s'offrent à moi, soit l'université Stendhal, soit Pierre Mendès-France, soit l'hypokhâgne. Et j'ai vu que les universités Stendhal et Pierre Mendès-France s'étaient arrangées pour que nous puissions passer une double licence, Lettres et Philosophie, ce qui m'intéresserait beaucoup puisque ces deux licences me donnent très envie (les matières sont juste… WAHOU).
Mais apparemment, ce n'est pas très recommandable, car très difficile à gérer juste après le lycée et comme ce n'est pas dans les mêmes universités, je risque de passer ma vie à travailler et à faire des voyages, bien que ce ne soit pas très loin.
Bref, voilà, je crois avoir assez bien résumé ma situation.
Quel est selon vous le meilleur parcours pour devenir soit professeure de philo, soit professeur de lettres, à a fac ou à l'université uniquement ?
J'attends avec impatience votre aide et vos conseils, et merci d'avance.
Bonsoir Camille,
Suivant les résultats et les appréciations de tes professeurs:
Tu peux tout à ait intégrer une hypokhâgne : cette première année de prépa te permettra de travailler simultanément les lettres et la philo (mais aussi les langues, l'histoire, la géo…) et de choisir en khâgne l'une de ces deux matières comme option : à l'issue de la khâgne, tu peux présenter le concours de l'ens. Attention, il ne faut pas se faire trop d'illusions, il y a très peu d'admis.
Si tu n'obtiens pas l'ens, tu peux "khûber" (refaire une année de khâgne) pour retenter le concours ou t'inscrire en fac en L3 de ton option (plus une autre matière si tu as été admissible ou sous-admissible au concours). Si tu as khûbé tu peux ensuite intégrer la fac directement en master la plupart du temps.
Tu peux également faire depuis la première année de licence un double cursus philo-lettres comme tu l'évoquais.
Une fois la licence en poche, tu peux t'inscrire en master recherche ou MEEF (enseignement)
le master MEEF te permet de préparer le capes (concours pour l'enseignement en collège-lycée) : tu passes l'écrit durant le M1 et l'oral à l'issue du M2. Actuellement on peut également présenter le capes en étant inscrit en master recherche.
le master recherche est une formation de base à la recherche universitaire : c'est un peu le b.a-ba. Il s'agit de rédiger un voir deux mémoires de recherche. Le master recherche est un diplôme, pas un concours mais à l'issue du M2, tu peux t'inscrire en préparation à l'agrégation (c'est également faisable avec un master enseignement si tu obtiens une année de report de stage du capes). L'agrégation, comme tout concours, comporte sa part de facteur chance mais elle reste difficile à obtenir.
Une fois que tu as un master, tu peux demander à faire un doctorat : ce n'est pas un concours, c'est le dernier échelon d'étude universitaire: il s'agit de présenter le résultats des recherches que tu vas mener pendant 2 à 7 ans (parfois plus) sur le sujet que tu auras choisi avec ton tuteur, lui-même professeur d'université.
Pour ce qui est enfin d'enseigner en université (professeur d'université, chargé de TD, maître de conférence), c'est possible mais très compliqué. Il faut savoir que les université n'ont pas à rendre compte de leurs modes de recrutement : cela signifie que cela peut fonctionner - pas toujours heureusement - au bon vouloir des uns et des autres. C'est un monde dans lequel il vaut mieux avoir de solides relations et ne pas faire trop de remous pour espérer avoir une place. Enfin l'âge moyen d'accession à un poste de professeurs d'université est de 40-45 ans…ça te laisse le temps
C'est un long parcours 🙂 considère également qu'un doctorat comporte entre 7 et 10 (voir plus) année d'études après le bac et que ce n'est rien qu'un diplôme, en aucun cas un métier. Si tu peux enseigner à côté (dans le secondaire ou si tu as la chance d'avoir un contrat doctoral en fac) cela t'assurera un minimum de revenu mais attention, un doctorat ne nourrit pas son homme.
Rurupoud a écrit :
J'envisagerai, à l'avenir, de devenir professeure de lettres ou de philosophie en université ou en fac.
Je suis vraiment passionnée par ces deux matières, et ce serait mon rêve de pouvoir continuer à les étudier toute ma vie, de les transmettre à des gens eux aussi passionnés (vous comprendrez donc pourquoi la perspective du collège ou du lycée m'enchante moins).
Je suis néanmoins assez réaliste : je vais devoir choisir entre philo et lettres.
On ne peut pas construire un projet d'orientation en visant l'enseignement supérieur car il y a des critères impossibles à maîtriser ; en ne visant que cela, on risque de se retrouver dépourvu ; il vaut mieux construire un projet sur une perspective réaliste (par ex. l'enseignement secondaire) tout en ménageant la possibilité d'une poursuite de parcours. Il faut que tu te demandes si tu serais intéressée par l'enseignement dans le secondaire ; un poste dans le supérieur vient en supplément, c'est un plus.
Rurupoud a écrit :
Tout en sachant que seulement trois voies s'offrent à moi, soit l'université Stendhal, soit Pierre Mendès-France, soit l'hypokhâgne. Et j'ai vu que les universités Stendhal et Pierre Mendès-France s'étaient arrangées pour que nous puissions passer une double licence, Lettres et Philosophie, ce qui m'intéresserait beaucoup puisque ces deux licences me donnent très envie (les matières sont juste… WAHOU).
Mais apparemment, ce n'est pas très recommandable, car très difficile à gérer juste après le lycée et comme ce n'est pas dans les mêmes universités, je risque de passer ma vie à travailler et à faire des voyages, bien que ce ne soit pas très loin.
Les deux universités sont sur le même campus, à moins de 300 mètres l'une de l'autre. Pas de souci logistique donc.
Rurupoud a écrit :
Je suis néanmoins assez réaliste : je vais devoir choisir entre philo et lettres.
Je me suis donc renseignée en naviguant sur internet, mais je dois avouer que je suis un peu perdue sous la masse d'informations. Je serais plus tentée par les universités Stendhal (pour lettres modernes) ou Pierre Mendès-France (pour philosophie) à Grenoble (question pratique), mais je vois aussi que la prépa hypokhâgne de Champollion peut s'offrir comme voie de parcours pour ce que je vise.
Tout en sachant que seulement trois voies s'offrent à moi, soit l'université Stendhal, soit Pierre Mendès-France, soit l'hypokhâgne. Et j'ai vu que les universités Stendhal et Pierre Mendès-France s'étaient arrangées pour que nous puissions passer une double licence, Lettres et Philosophie, ce qui m'intéresserait beaucoup puisque ces deux licences me donnent très envie (les matières sont juste… WAHOU).
L'hypokhâgne te permet de reculer le moment de choisir. Il y a souvent des changements dans les disciplines de prédilection durant cette année.
Rurupoud a écrit :
Mais qu'est-ce que je vise vraiment ? Je m'explique :
Faut-il faire un CAPES ?
Viser le concours ENS ?
L'AGREGAT ?
Le Doctorat ?
Est-ce que professeur d'université = maître de conférence ?
Si oui, je dois donc viser un doctorat ?
Est-ce difficile ?
L'agrégation et le doctorat … Pour la philo. il est recommandé d'avoir un cursus parallèle en fonction de ta spécialisation (par ex. avoir une licence de droit si tu fais une thèse en philo. du droit ou une licence de maths si tu travailles sur l'épistémologie des maths).
Même si cette question de spécialisation en parallèle à la philosophie (quand elle se pose, et elle ne se pose pas pour tout le monde) n'arrive que bien plus tard !
Je pense comme Varney que l'hypokhâgne est un choix stratégique pour les indécis puisqu'on peut repousser les problèmes pendant un an, voire deux ou trois.