Je suis étonnée de ne voir aucun fil à ce sujet, qui a pourtant ouvert pas mal de polémiques sur la toile.
Fin mai, aurait été découvert un texte inédit de Rimbaud nommé le Rêve de Bismarck, publié sous le pseudonyme de Jean Baudry dans "Le progrès des Ardennes" en 1870.
Le texte :
Quelques extraits :
Mes recherches n'ont pas été poussées - et l'événement pas assez médiatisé - pour savoir si, réellement, ce texte est de Rimbaud ou non…
Qu'en pensez-vous?
Fin mai, aurait été découvert un texte inédit de Rimbaud nommé le Rêve de Bismarck, publié sous le pseudonyme de Jean Baudry dans "Le progrès des Ardennes" en 1870.
Le texte :
Le rêve de BismarckD'après ce que j'ai compris, la polémique aurait été lancée par Raphaël Zacharie qui prétendait ce texte comme étant faux.. hypothèse démentie par les spécialistes, il me semble. J'ai trouvé https://www.lemague.net/dyn/spip.php?article1133 ceci à son sujet, où il critique de manière assez virulence l'actuelle renommée de Rimbaud.
C'est le soir. Sous sa tente, pleine de silence et de rêve, Bismarck, un doigt sur la carte de France, médite ; de son immense pipe s'échappe un filet bleu.
Bismarck médite. Son petit index crochu chemine, sur le vélin, du Rhin à la Moselle, de la Moselle à la Seine ; de l'ongle, il a rayé imperceptiblement le papier autour de Strasbourg : il passe outre.
A Sarrebruck, à Wissembourg, à Woerth, à Sedan, il tressaille, le petit doigt crochu : il caresse Nancy, égratigne Bitche et Phalsbourg, raie Metz, trace sur les frontières de petites lignes brisées, et s'arrête…
Triomphant, Bismarck a couvert de son index l'Alsace et la Lorraine !
- Oh ! sous son crâne jaune, quels délires d'avare ! Quels délicieux nuages de fumée répand sa pipe bienheureuse !
Bismarck médite. Tiens ! un gros point noir semble arrêter l'index frétillant. C'est Paris.
Donc, le petit ongle mauvais, de rayer, de rayer le papier, de ci, de là, avec rage, enfin, de s'arrêter… Le doigt reste là, moitié plié, immobile.
Paris ! Paris ! Puis, le bonhomme a tant rêvé l'œil ouvert, que, doucement, la somnolence s'empare de lui : son front se penche vers le papier ; machinalement, le fourneau de sa pipe, échappée à ses lèvres, s'abat sur le vilain point noir…
Hi ! povero ! en abandonnant sa pauvre tête, son nez, le nez de M. Otto de Bismarck, s'est plongé dans le fourneau ardent… Hi ! povero ! va povero ! dans le fourneau incandescent de la pipe…, Hi ! povero ! Son index était sur Paris !… Fini, le rêve glorieux !
Il était si fin, si spirituel, si heureux, ce nez de vieux premier diplomate !
- Cachez, cachez ce nez !
Eh bien ! mon cher, quand, pour partager la choucroute royale, vous rentrerez au palais avec des cris de dames, dans l'histoire, vous porterez éternellement votre nez carbonisé entre vos yeux stupides.
Voilà ! fallait pas rêvasser !
Quelques extraits :
J'ose affirmer que le «Bateau ivre» ne serait qu'une grossière mais efficace plaisanterie de Rimbaud. Au plus ces vers ne seraient que des banales élucubrations, des divagations égocentriques, des masturbations d'un auteur en mal de mal-être. Il était à la mode à l'époque de Rimbaud de jouer les poètes maudits et incompris, à la pensée éthérée, hermétique (en un autre temps pas si éloigné de Rimbaud, il était de bon ton pour les marquises et les dames du monde d'avoir des "vapeurs "). Le «Bateau ivre» n'est que le Veau d'Or de la poésie : une incommensurable hérésie.
Il suffit qu'un recueil de baragouinages soit signé "RIMBAUD" pour que d'éminents spécialistes se persuadent de sa très haute valeur littéraire. L'auto-suggestion fonctionne à merveille. N'ayant rien à dire sur le fond, ils rédigent d'élogieuses pirouettes contribuant à donner encore plus de lustre aux "pages immortelles" qui décidément, ne les inspirent pas plus que ça… Au vide rimbaldien ils répondent par le vide de l'exégète. Remarquons que l'auteur Jacques Rivière s'en sort ici assez grossièrement. Il ne dit rien, n'éclaire pas, ne sait rien lui-même sur le texte de Rimbaud. Il se contente de justifier les vers rimbaldiens par des phrases oiseuses qui en disent long sur son habileté à retourner les situations les plus improbables. Ou l'art d'interpréter un texte absurde pour en faire un phénomène littéraire… Admirons ce déploiement de vent au sujet de Rimbaud.Beaucoup de blogs, de site d'informations ont annoncé la nouvelle, contredite par cette homme.
Mes recherches n'ont pas été poussées - et l'événement pas assez médiatisé - pour savoir si, réellement, ce texte est de Rimbaud ou non…
Qu'en pensez-vous?



