Camus, L’Étranger, incipit - Aujourd’hui, maman est morte…

Entraide scolaire

53 réponses · Page 2 / 3

Je vais le lire merci 🙂 Maintenant comment je pourrais montrer que Meursault a une attitude déconcertante face au décès de sa mère, semble t'il éprouver des sentiments?
bonjour j'ai lus le livre mais je me demandais quels sont les enjeux de l'incipit (quelles indice donne-t-il sur la suite du roman; pour les personnages, l'ambiance du roman, l'action) car dans les autres romans que j'ai lus il y avait vraiment des indices concré sur la suite du roman alors que là je n'arrive pas à les trouver
merci pour votre aide
Je pense que comme le personnage principal de ce roman est un anti-héros, l'incipit, qui ne dit rien de particulier sur la suite, dit au moins que la vie de cet individu est un gros tas de rien et que cela restera ainsi jusqu'à la fin.
Le début indique le style de l'auteur et la "non-personnalité" du personnage principal.

Du moins, c'est ce que je pense…
ah OK merci beaucoup je comprend mieux le rôle de l'incipit mais j'ai une autre question sais-tu qu'elle est la signification de ce titre "L'Etranger".
merci
Bonjour,

Pour ce point, vois cette discussion : Camus, L'Étranger - Pourquoi ce titre ?

Muriel
bonjour et désolé de vous déranger encore une fois je ne comprend pas pourquoi l'incipit ce termine à: "…pour n'avoir plus à parler" et ne ce termine pas à: " …, ce seras une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle."
merci encore pour votre aide
Bonjour, je suis en 1ére ES, et j'aurais besoin d'aides car j'ai un petit blocage sur un sujet de Français :
Quelles sont les caractéristiques du début de ce roman ?
(L'étranger de Camus, le chapitre 1 jusqu’à "n'avoir plus à parler".)


Voici le texte:
Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.
L’asile de vieillards est à Marengo, à quatre-vingts kilomètres d’Alger. Je prendrai l’autobus à deux heures et j’arriverai dans l’après-midi. Ainsi, je pourrai veiller et je rentrerai demain soir. J’ai demandé deux jours de congé à mon patron et il ne pouvait pas me les refuser avec une excuse pareille. Mais il n’avait pas l’air content. Je lui ai même dit : « Ce n’est pas de ma faute. » Il n’a pas répondu. J’ai pensé alors que je n’aurais pas dû lui dire cela. En somme, je n’avais pas à m’excuser. C’était plutôt à lui de me présenter ses condoléances. Mais il le fera sans doute après-demain, quand il me verra en deuil. Pour le moment, c’est un peu comme si maman n’était pas morte. Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle.
J’ai pris l’autobus à deux heures. Il faisait très chaud. J’ai mangé au restaurant, chez Céleste, comme d’habitude. Ils avaient tous beaucoup de peine pour moi et Céleste m’a dit : « On n’a qu’une mère. » Quand je suis parti, ils m’ont accompagné à la porte. J’étais un peu étourdi parce qu’il a fallu que je monte chez Emmanuel pour lui emprunter une cravate noire et un brassard. Il a perdu son oncle, il y a quelques mois.
J’ai couru pour ne pas manquer le départ. Cette hâte, cette course, c’est à cause de tout cela sans doute, ajouté aux cahots, à l’odeur d’essence, à la réverbération de la route et du ciel, que je me suis assoupi. J’ai dormi pendant presque tout le trajet. Et quand je me suis réveillé, j’étais tassé contre un militaire qui m’a souri et qui m’a demandé si je venais de loin. J’ai dit « oui » pour n’avoir plus à parler.
Donc pour ceci je dois avoir : 1 introduction, ensuite 2 parties, puis 1 conclusion.
Dans mon introduction, j'ai parlé d'Albert Camus, de l'époque(…)
En revanche pour ce qui est des 2 parties, je bloque totalement ! :/

Vos aides seront les bienvenues, merci d'avance. 🙂
Tu pourrais commencer par te demander quelles sont les caractéristiques d'un début de roman en général et voir si tu les retrouve dans celui-ci…
Bonjour,

Je suis passé ce matin sur l'incipit de A.Camus.
J'aimerais bien me faire une idée de la validité de mon plan selon la problématique de l'examinatrice qui était : Quels sont les particularités de cet incipit?
J'ai donc fais un plan avec en I) L'écriture particulière de Camus en évoquant la façon dont cela est écrit, avec une écriture blanche, fade, en citant quelques exemples, étant une écriture atypique par rapport à un incipit traditionnel qui serait plutôt pour "planter le décord"

Ensuite, j'ai poursuivis mon développement avec l'attitude étrange de Merseault (étrange, étranger, je ne sais pas si c'était forcément une bonne idée mais un peu d'originalité n'est pas de trop je pense) en évoquant dans cette partie le fait que Merseault utilise des verbes d'actions pour exprimer ce qu'il va faire dans un futur proche, tout en étant précis avec un champ lexical du temps, ce qui suprend car il donne des détails à des choses banales dans ce contexte de deuil. Ceci surprend le lecteur. Il a l'air indifférent au décés de sa mére pour plusieurs raisons que j'ai cité pour prouver mes dires à l'examinatrice.

Ce que je voudrais savoir c'est juste si mon plan est à première vue cohérent par rapport à la problématique posé, sans pour autant être flamboyant.

Bonne journée à vous et merci pour vos réponses.
Bonjour,
Je suis passé ce matin sur l'incipit de A.Camus.
J'aimerais bien me faire une idée de la validité de mon plan selon la problématique de l'examinatrice qui était : Quels sont les particularités de cet incipit?
J'ai donc fais un plan avec en I) L'écriture particulière de Camus en évoquant la façon dont cela est écrit, avec une écriture blanche, fade, en citant quelques exemples, étant une écriture atypique par rapport à un incipit traditionnel qui serait plutôt pour "planter le décord"
Ensuite, j'ai poursuivis mon développement avec l'attitude étrange de Merseault (étrange, étranger, je ne sais pas si c'était forcément une bonne idée mais un peu d'originalité n'est pas de trop je pense) en évoquant dans cette partie le fait que Merseault utilise des verbes d'actions pour exprimer ce qu'il va faire dans un futur proche, tout en étant précis avec un champ lexical du temps, ce qui suprend car il donne des détails à des choses banales dans ce contexte de deuil. Ceci surprend le lecteur. Il a l'air indifférent au décés de sa mére pour plusieurs raisons que j'ai cité pour prouver mes dires à l'examinatrice.
Ce que je voudrais savoir c'est juste si mon plan est à première vue cohérent par rapport à la problématique posé, sans pour autant être flamboyant.
Bonne journée à vous et merci pour vos réponses.
Salut à tous ^^, j'étudie actuellement l'incipit de l'étranger de Camus (bon je révise en fait) et je me demandais en quoi les verbes de parole prouve que l'auteur fait du narrateur un écrivain novice, merci d'avance 🙂
J’ai demandé
Je lui ai même dit
Céleste m’a dit
J’ai dit « oui »
Il a consulté un dossier et m’a dit
il m’a interrompu (léger effort) 😉
J’ai dit : « Oui, monsieur le Directeur
Puis il m’a dit..

etc.
La façon d'écrire qui s'approche du langage orale aussi 🙂.
l'auteur fait du narrateur un écrivain novice,
Qui dit que le narrateur est un écrivain ?
Nous sommes en prise directe sur son monologue intérieur. Il parle avec maladresse car ce n'est pas un intellectuel.
Delia, Le décalage dès le début, ou on passe d'une narration simultané à une narration ultérieur, après quelque ligne , ne pourrait-il pas justifier que l'on soit dans une sorte de journal intime plus précisément ?

Pensez-vous que les courtes phrases inexpressives iraient dans ce sens ?
Une sorte de journal intime ?
Oui, mais pourquoi écrit ? Et si le personnage se racontait à lui-même les évènements de sa vie, se tenant ainsi à distance de sa propre vie, étranger, donc.
Peut-être un témoignage qui servirait ?
Delia a écrit : Il parle avec maladresse car ce n'est pas un intellectuel.
A nuancer.
Il n'y a pas de recherche car dans ce type d'écriture car il ne faut pas que le narrataire s'arrête aux mots (du moins au début du livre). C'est la fameuse "transparence" camusienne (cf Barthes, mais en simplifiant beaucoup).
C'est la fameuse "transparence" camusienne (cf Barthes, mais en simplifiant beaucoup).
Connue aussi sous le nom d'écriture blanche camusienne.
Et quel contraste avec la poésie de la nuit et du silence du monde, à la fin, dans la prison où Meursault attend son exécution. Cette mutation dans l'écriture peut constituer une clé commode pour entrer dans l'œuvre, à mon avis.