Du bon usage de la conjonction "quand"

Langue française

20 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Je voudrais savoir si la phrase qui suit est correcte en français : du bon usage de la conjonction "quand". Faut-il la remplacer par "si"?

Une zone ou un compartiment pourra être déclaré indemne de maladie X quand les conditions élémentaires de sécurité sanitaire y auront été réunies au moins au cours des deux années écoulées et qu’une surveillance spécifique y aura été mise en place au moins pendant la même période sans que la présence du virus responsable de la maladie X soit décelée.

Patchouli
- dans le même temps que (=lorsque)
- chaque fois que/toutes les fois que
- exprimant opposition entre deux propositions simultanées (=alors que)
- en même temps que (=avec)….mais cet usage est assez rare

Ta phrase semble conforme au deuxième sens.
Oui, ta phrase est correcte, comme l'analyse JSC ; toutefois, l'emploi de si ne serait pas fautif d'un point de vue du sens, à condition de modifier les temps utilisés.

En effet, quand renvoie à ici à un contexte temporel : au futur de la principale répond le futur antérieur de la subordonnée, marquant par là une condition d'antériorité. On pourrait éventuellemnt le remplacer par après que + futur antérieur.

On pourra aussi traduire cette condition par un si accompagné d'un présent, marquant un état de fait : « Une zone ou un compartiment pourra être déclaré indemne de maladie X si les conditions élémentaires de sécurité sanitaire y sont réunies … ».

Mais ta phrase comporte une clause temporelle supplémentaire, on devra donc, avec si, utiliser le temps du passé accompli, c-à-d. le passé composé : « Une zone ou un compartiment pourra être déclaré indemne de maladie X si les conditions élémentaires de sécurité sanitaire y ont été réunies au moins au cours des deux années écoulées … ».
Bonsoir à tous,

Il me semble que l'utilisation de "quand" ajoute un supplément d'information, à savoir : « quand cela sera fait ». C'est-à-dire qu'avant ce « quand », les conditions n'étaient pas réunies. Il y a suspicion de faute. Avec un « si », ce n'est pas si marqué.

Muriel
Il me semble que dans la phrase citée, le "quand" à plutôt le sens de "à partir du moment où". De toute façon, comme le souligne pierrot, l'aspect temporel prime sur l'aspect conditionnel.

Je trouve la phrase protocolaire plutôt que jugementale.
Bonsoir.

Effectivement, comme le souligne JSC, "quand" a ici plus précisément le sens de "à partir du moment où".
Il existe une locution conjonctive qui a exactement ce sens et qui ne déparerait pas
dans ce texte à tonalité très "administrative": "dès lors que".
Je pense qu'on pourrait l'utiliser ici. P.-S. pour JSC : Même si je pense comprendre son sens, je n'avais encore jamais rencontré l'adjectif "jugementale".
Il ne figure ni dans le petit Robert, ni dans le petit Larousse, ni dans le TLF.

Mais si j'en juge par Google, il est effectivement employé dans pas mal de textes apparemment très sérieux !
Possèdes-tu un dictionnaire où il est officiellement défini ?
Oui, je suis d'accord avec vous, mais il n'empêche qu'un remplacement par « si » (comme demandé dans la question initiale) annule la potentialité de non-conformité antérieure.
Jehan a écrit :P.-S. pour JSC : Même si je pense comprendre son sens, je n'avais encore jamais rencontré l'adjectif "jugementale".
Il ne figure si dans le petit Robert, ni dans le petit Larousse, ni dans le TLF.

Mais si j'en juge par Google, il est effectivement employé dans pas mal de textes apparemment très sérieux !
Possèdes-tu un dictionnaire où il est officiellement défini ?
Question très intéressante, Jehan. Honnêtement, non. Il me semblait naturel de transposer 'judg(e)mental', adjectif anglais, en français. Désolé si j'ai heurté les sensibilités. J'avais songé à utiliser 'judiciare' (troisième sens Vx et philo) du Petit Robert, mais il me semble que ce mot ne véhicule tout ce que voulais dire; de plus, ce n'est pas évident que mes lecteurs m'aurait mieux compris.
Mais non, JSC, tu n'as heurté la sensibilité de personne… Tu as simplement piqué ma curiosité !
Mon dictionnaire Oxford traduit "judgmental" par "qui juge de façon catégorique",
ce qui particularise davantage le sens que je ne l'aurais cru.
Je pensais en effet que "jugemental" avait simplement le sens plus
neutre de "qui exprime un jugement, une opinion".
Je comprends à présent le grand nombre d'occurrences du terme dans Google :
c'est donc un anglicisme… non encore officialisé semble-t-il.
Bonjour,

J'etudie le texte de Montesquieu "De l'esprit des lois", plus specialement "La denonciation de l'esclavage", et je dois repondre à des questions, de manière approfondie, sur le texte.
Cependant, l'une d'elles me gêne. On me demande: "De quelle nature les arguments sont-ils ?"
La prof ne nous a rien dit, à part qu'il y avait par exemple un argument démographique dans le texte. J'ai cherché sur internet, sur differents sites, et aucun ne m'a donné une définition claire.
Pourriez-vous m'aider à répondre à la question ?

Merci d'avance 🙂
Regarde la fiche argumentation du site https://www.etudes-litteraires.com/argumentation.
Ce texte de Montesquieu est célèbre pour son ironie et son recours à l'absurde.
Bonjour.
Ma question concerne plutôt l'emploi des temps du passé dans la principale dont la subordonnée est introduite par 'quand'.
Veuillez lire cette explication que j'ai trouvé sur l'Internet.
Le plus-que-parfait, le passé composé et l'imparfait distinguent différents moments du passé.

Quand je me suis levé,
- ma mère avait préparé le cafe. (avant)
- ma mère préparait le cafe. (pendant)
- ma mère a préparé le cafe. (après)
Vu le contexte, les trois temps sont-ils tous bons ?
Je ne sais pas pourquoi, mais un seul (l'imparfait) me semble naturel.
Le passé composé me gêne surtout.

J'attendrai vos remarques bienveillantes.
Ces explications me paraissent correctes.
Les temps sont en effet tous bons, mais avec le passé composé, c’est un après, certes, mais un après contigu (ou quasi contigu) et il y a un rapport cause à effet entre les deux événements : c’est le lever qui déclenche la préparation du café.

On ne pourrait pas dire Quand je me suis levé, ma mère a préparé le café trois heures plus tard.
Là, il faudrait dire par exemple Longtemps après que je me suis levé, ma mère a préparé le café / 3 heures après que je me suis levé, ma mère a préparé le café.

Avec l’imparfait, les deux actions sont concomitantes, mais sans que l’une déclenche l’autre. (Même si on pourrait imaginer que la mère préparait le café parce qu’elle savait que son enfant allait se lever, cette possible causalité n’est pas contenue dans la façon dont les choses sont exprimées, contrairement avec la phrase au passé composé).
Donc, cela donne :

Quand je me suis levé, ma mère avait préparé le café. (avant)
= Avant que ne me sois levé, ma mère avait préparé le café.

Quand je me suis levé, ma mère préparait le café. (pendant)
= Pendant que je me suis levé, ma mère préparait le café.

Quand je me suis levé, ma mère a préparé le cafe. (après)
= Après que je m'étais levé, ma mère a préparé le café.

J'essaierai de m'y habituer.
Grand merci, lamaneur. 🙂

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Chère Katioucha.
Je n'ai pas vue ta réponse.
Il me faut beaucoup de temps pour écrire une question ou une réponse.
On dirait que je ne les écris pas, mais élabore ou plutôt façonné.

Merci beaucoup, pour ton explication détaillée. 😀
Quand je me suis levé, ma mère préparait le café. (pendant)
= Pendant que je me suis levé, ma mère préparait le café.
Je ne sais pas combien de temps il te faut pour te lever, mais généralement ça va assez vite, et le "pendant" n'est pas très adapté. Plutôt :
Au moment où je me suis levé, ma mère préparait le café.
Quand je me suis levé, ma mère a préparé le cafe. (après)
= Après que je m'étais levé, ma mère a préparé le café.
Peut-être mieux :
Dès que je me suis levé, ma mère a préparé le café.
Sitôt que je me suis levé, ma mère a préparé le café.

= Après que je m'étais levé,
En pratique, la majorité des gens diraient : "Après que je me sois levé, …"
Ceux qui, comme le demandent les grammairiens, veulent employer l'indicatif, sont souvent empêtrés dans le choix du bon temps. Je crois que l'imparfait ne convient pas et qu'il faudrait :
Après que je me fus levé,…
Merci, lamaneur.
J'ai parfaitement compris. 😀
Je t’en prie Hwang. 🙂

Le pendant est possible, mais il faut alors mettre un imparfait (= vision durative – aspect sécant // passé composé = vision ponctuelle – aspect global) :

Pendant que je me levais, ma mère préparait le café.

Et là, pour le coup, on pourrait retrouver un lien de cause à effet entre les deux procès, même s'il est moins fort qu'avec le passé composé dans les deux propositions.
Et pourquoi pas prépara avec après que, sitôt que ou dès que
Après que je me lève* / que je me suis levé*, ma mère prépare le café = habitude.

Après que je me suis levé, ma mère a préparé le café = énoncé ancré dans la situation d’énonciation > passé composé.

Après que je me levai* / que je me fus levé*, ma mère prépara le café = énoncé non ancré dans la situation d’énonciation > passé simple.


* selon que l'on regarde l'action ou son résultat.