EAF 2008 séries S et ES - Corrigé du commentaire de texte

Entraide scolaire

15 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

Après le corrigé de la question, Jean-Luc nous offre un corrigé du commentaire.

Il est ici : EAF 2008 - Corrigé du commentaire de texte : Balzac, le Chef-d’œuvre inconnu

Bonne lecture, et merci à Jean-Luc et Aymeric ! 🙂
Lire aussi :
* le corrigé de la question
* le corrigé de la dissertation
Bonjour Cyril,

Merci pour cette mise en page soignée pleine de liens hypertextuels très pédagogiques.
Merci pour le cadeau fait à Aymeric et à son papa.
Comme toujours, très pertinente analyse mon cher Jean-Luc ; il est d'autant plus agréable de te lire et ton argumentation sur ce "chef-d'oeuvre" pas assez connu de Balzac l'illustre une fois encore.

Quelques compléments peut-être ?

J'ai remarqué certaines teintes grotesques, échos à l'esthétique de Hoffmann, dans la description notamment et quelques figures d'insistance dans le trait : "proéminent", "arcades saillantes" ou des comparaisons : "une truelle à poisson".
Ici, ces teintes grotesques jouent comme tu l'as dit sur l'ambiguïté du personnage, à la fois réel, à la fois irréel.

On aurait pu faire un parallèle intéressant entre Rembrandt et le style de Balzac ; comme tu l'as relevé, le peintre était un grand du clair-obscur mais aussi de l'autoportrait et on a l'impression que le trait de Balzac s'essaie à du Rembrandt dans le trait.

Pour aller plus loin encore, je considère que Balzac est un grand écrivain précisément parce qu'il a su concilier deux esthétiques totalement opposées et qui continuent de se batailler aujourd'hui : le baroque et le classique. A travers cette page, on sent bien cette rencontre impossible ; par la description en détails, le foisonnement dans la description, par la fascination pour la figure démoniaque que l'on ressent en Frenhofer, personnage oh combien Hoffmannien ("colère", "bizarrerie"), nous sommes dans une approche baroque (et Rembrandt vient de cette école, rappelons-le). De l'autre côté, il y a un souci de la vraisemblance qui n'est pas à négliger avec le point de vue omniscient et cette façon d'appeler le lecteur et de l'impliquer dans l'histoire pour lui montrer la tangibilité du portrait (je ne sais pas comment s'appelle cette figure de style ou cette forme grammaticale… "imaginez-vous" etc.), sans oublier ce côté presque moraliste XVIIIe dans le ton (dont le fameux "un je-ne-sais-quoi"), autant de marques de l'esthétique classique.

A un cours, une élève m'a parlé de certains de ses camarades qui lui avaient dit que le texte développait une ironie. Personnellement, je n'en vois pas et j'aimerais avoir ton regard là-dessus. J'ai préféré lui dire que Balzac a bien trop de respect envers ce modèle d'artiste fougueux et dont la passion s'épuise jusqu'à la souffrance pour tourner cette espèce "d'Artez peintre" en ridicule.

Enfin, j'ai bien aimé ta définition du fantastique ; j'en ai une personnelle qui me vient de Lovecraft et contrairement à Todorov, je pense que tout texte fantastique renferme une logique de terreur, consciente ou subconsciente, du "Petit Poucet" jusqu'à Vera de Villiers de l'Isle-Adam.
merci pour le corrigé

mais pour jérémy tu es prof? ensuite je veux pas donner mon avis parce que je suis pas prof mais beaucoup ont trouvé qu'il y'avait de l'ironie!!!! c'est peut etre selon les lecteurs je ne sais pas
Oui, je suis prof. Mais je ne comprends pas pq on voudrait voir une ironie dans cette description.
Jean-Luc n'en fait même pas état dans son analyse… Maintenant, j'aimerais qu'on m'en donne des indices, ce n'est pas parce qu'on est prof qu'on voit toutes les finesses d'un texte aussi magnifique que celui-ci. 🙂
Jérémy a écrit :Oui, je suis prof. Mais je ne comprends pas pq on voudrait voir une ironie dans cette description.
Jean-Luc n'en fait même pas état dans son analyse… Maintenant, j'aimerais qu'on m'en donne des indices, ce n'est pas parce qu'on est prof qu'on voit toutes les finesses d'un texte aussi magnifique que celui-ci. 🙂
je ne sais pas j'ai pas parlé d'ironie!! vous corrigez cette année? y'a pas des petits échos sur les notes 😮!!je rigole!! je stresse vraiment je pense avoir completement raté et j'ai eu 14-15 toute l'année j'arrive vraiment pas à y croire 😞
Désolé lunatique mais pour te répondre brièvement car ce n'est pas le sujet ici, je suis un "prof libéral" Je suis sûr que tu vas en tirer une bonne conclusion :d
En tous les cas, de bons sujets cette année. A noter aussi un texte qui me tient à coeur sur Huysmans, pour les classes technologiques.
Bien à toi,
Personnellement je ne vois pas la portée "fantastique" dont parle Jean-Luc dans sa conclusion… car si l'on sous entend par "fantastique" le genre auquel se rapporte le terme, j'aimerais bien connaitre les indices qui supposent l'irruption du surnaturel dans un cadre qui au contraire me parait on ne peut plus réaliste…

Mis à part le terme "fantastique", qui définit soit dit en passant les couleurs de la toiles dans le sens strict du terme, à aucun moment je ne me suis laissé emporter par quelque chose qui renvoie au surnaturel, après, il ne s'agit que d'un ressentiment personnel.
Salut,
Merci pour la correction.
Je n'avais moi non plus pas vu l'idée de fantastique dans ce texte, sinon un peu créé par l'imagination du jeune homme…
Je n'avais absolument pas pensé à ce plan là ! :/

J'avais pensé :
I) Le portrait d'un vieil inconnu
1. Réalité : simple description objective
2. "Irréel" : guidé par l'imagination, les perceptions du jeune observateur.
II) Le jeune homme
1. Sa personnalité à travers ce qu'il décrit
2. On y reconnaît un jeune peintre…

(ou bien dans l'autre sens)

et éventuellement un III) L'auteur dans son oeuvre
sauf que je ne sais rien de Balzac et que sans internet devant ma copie le jour J je n'aurais rien eu à dire !

Soyez francs : Suis-je (encore) à côté de la plaque ? '
Vous auriez des conseils ?

Merci.
Salut twista,

J'imagine que, comme moi tu es tombé ici quelques jours avant le bac de français mais peu importe 😉, je crois que le sujet à été abandonné il y a un moment déjà…

En ce qui concerne ton plan, je ne suis pas d'accord avec ta deuxième grande partie. En effet, comme le précise Jean-Luc dans sa superbe correction, "À partir de ce moment, nous changeons de point de vue, ce n’est plus Nicolas Poussin qui s’exprime, mais Balzac.". Je pense qu'il donne suffisamment d'arguments pour le montrer. Ce n'est donc plus le Poussin qui parle ici mais Balzac, difficile donc de faire ressortir sa personnalité non ?
Bonjour, je voudrais juste rappeler au correcteur qu'un commentaire littéraire comporte 3 grands axes et deux sous parties dans chaque axe ou deux grands axes et trois sous parties dans chaque axe. De plus, une introduction ne débute JAMAIS par "Ce texte"!
Bonjour, je voudrais juste rappeler au correcteur qu'un commentaire littéraire comporte 3 grands axes et deux sous parties dans chaque axe ou deux grands axes et trois sous parties dans chaque axe. De plus, une introduction ne débute JAMAIS par "Ce texte"!
N'importe quoi :roll: !
1/ La forme du commentaire est relativement libre ;
2/ Qui a dit qu'il ne fallait pas commencer par "ce texte", si ce n'est vous ?
Ça n'est pas formellement interdit, bien sûr, mais c'est une entrée en matière un peu abrupte. Dans l'idéal, le tout début de l'introduction doit amener le correcteur au texte en douceur.
Bonsoir Charlottev et Ajite,

Vous avez raison : une introduction de commentaire ne devrait pas commencer par "ce texte".

Il aurait fallu rédiger comme suit : "Tiré de la nouvelle de Balzac, Le Chef-d’œuvre inconnu, qui relate les aventures fictives de personnages inventés ou historiques, comme Nicolas Poussin et maître Porbus, appartenant de près ou de loin au monde des artistes peintres du XVIIe siècle, ce texte est le portrait d’un étrange personnage."
ou mieux, pour éviter une longue relative
"Balzac, dans Le Chef-d’œuvre inconnu, relate les aventures fictives de personnages inventés ou historiques, comme Nicolas Poussin et maître Porbus, appartenant de près ou de loin au monde des artistes peintres du XVIIe siècle. Tiré de cette nouvelle, l'extrait à analyser est le portrait d’un étrange personnage."

Pour Charlottev, attention de ne pas être si formaliste. Ce qui compte avant tout est la sensibilité au texte et la qualité technique de l'analyse.
Bonjour,
Avez-vous d'autre corriger comme celui de L'EAF 2005?
Merci